Les Jeux sont faits

LJSF est un blogzine communautaire dans lequel nous partageons une passion commune : le monde des jeux ! A travers des tas d'articles, nous vous ferons découvrir notre vision des cultures ludiques et de l'imaginaire.

jeudi 28 septembre 2006

Séries courtes... Tout bénef!

Eh oui, j'ai décidé d'inaugurer la partie Manga en vous présentant trois séries courtes de mangas papier. Ces trois séries sont assez récentes, n'ont aucun rapport les unes avec les autres mais ont toutes trois le point commun de comprendre moins de 10 tomes. Pourquoi ces séries en particulier? Pour deux raisons :  une série courte, quand on débute dans la lecture du manga, c'est le plus pratique : on achète très peu de volumes, et ça ne revient pas très cher. Ensuite, ça permet de commencer à se faire une petite collection tout en profitant du talent de différents scénaristes et dessinateurs, et en lisant différentes histoires. Voilà pourquoi aujourd'hui je viens défendre devant vous trois mini-séries bien sympa et qui valent le coup d'être découvertes. Et n'oubliez pas, les auteurs qui écrivent des séries courtes aujourd'hui seront les grands talents de demain!


Première Histoire :

MERMAID pichi pichi pitch MELODY
Type de manga : Manga pour fille (Shojo)
Scénariste : Michiko Yokote
Dessinatrice : Pink Hanamori
Éditeur : Kurokawa
Prix : 6.50 €
Nombre de tomes : 7
Nombre de tomes sortis : 3 (un quatrième prévu pour octobre)

Histoire :

9782351420676R1Sur notre belle planète, il existe 7 mers, chacune représentée par une princesse sirène qui protège humains et animaux sur ses flots grâce à une perle magique. Sur terre, les petites sirènes modernes ont la possibilité de se servir de leurs jambes, mais retrouvent leur apparence réelle dès qu'elles sont mouillées. Grâce à leur perle, elles peuvent aussi se transformer en "version karaoké", et leur chant fait fuir tous les méchants. Et ça tombe bien ça, parce qu'un méchant très méchant du nom de Gakt, et sa bande de sirènes maléfiques qui chantent mal veulent s'emparer du monde et semer le chaos sur terre et sur mer, et cherchent à kidnapper nos jolies sirènes... qui ne vont pas se laisser faire!
On va alors suivre Lucia, la petite sirène rose qui s'intéresse bien plus au séduisant Kaïto qu'à sa dangereuse mission...

Mon avis :  Moi qui déteste les Shojo, j'ai immédiatement accroché à celui là! Entre l'histoire complètement allumée, les personnages complétement déjantés, et les commentaires de la dessinatrice sur les coins de page qui nous raconte littéralement sa vie, c'est une histoire pleine de vie, et déconseillée aux ronchons perpétuellement de mauvaise humeur! Le seul défaut vient justement du fait que l'histoire soit publiée en 7 volumes... Les épisodes sont assez inégaux et bossés un peu "à l'arrache" : si les dessins sont toujours aussi beaux, les dialogues et les histoires sont parfois un peu... bancals.
A conseiller aux demoiselles qui ont aimé la Petit Sirène et Sailor Moon, mais aussi à tous les romantiques qui aiment l'humour déjanté. Kawaï, quoi.


Deuxième Histoire :

KAMIYADORI
Type de manga : Manga pour garçon (Plutôt Seinen que Shonen ) (plus pour grands garçons quoi...)
Auteur : SANBE Kei
Éditeur : Kurokawa
Prix : 6.50 €
Nombre de tomes : 5
Nombre de tomes sortis : 3 (un quatrième prévu pour novembre)

9782351420768R1Histoire :

Dans une ville apocalyptique du futur, une sombre patrouille parcoure les ruelles afin de détruire les Kamiyadori, des étranges créatures qui ont pour noyau un corps humain atteint d'une maladie dont la source et la nature sont incertaines. On suit Gile et Vivi (Lefty et Gadget), Gile , un tueur qui refuse de tuer systématiquement, Vivi une jeune fille muette et obsédée par l'envie (et la necessité) de tuer. Autour d'eux gravitent des personnages aussi violents que sombres, et dont le passé comporte quelques zones d'ombre ; Gile se retrouve à faire équipe avec des psychopathes en puissance, qui dans cette ville contaminée par le Kamiyadori, sont devenus indispensables. On rajoute à ça le fait qu'on ait trouvé un vaccin plus ou moins efficace contre le virus, que des faux vaccins circulent dans la ville, que les autorités semblent ne rien vouloir faire pour empêcher le fléau de se répandre et que les malades sauvés sont étrangement mis en quarantaine, et on se pose beaucoup, beaucoup de question. Gile et Vivi vont-ils découvrir ce qui se cache derrière ces terrifiantes pluies divines? Découvrira-t-on enfin la source de ce mal?

Mon avis : Bon, inutile de vous faire du baratin plus longtemps : c'est géant, tout simplement génial. Les scénars sont un peu difficiles à suivre au début, mais c'est aussi l'intérêt de ce manga de ne pas nous donner toutes les infos dès le début. Sinon, tout est merveilleusement bien construit, de l'ingénieuse histoire cyberpunk à la limite du fantastique aux personnages à la psychologie très fine, en passant par les superbes dessins et le rythme quasi parfait : l'horlogerie est aussi bonne que celle d'un bombe qui s'apprête a nous exploser à la figure.
Celui là plaira à tous les amateurs de jolies filles, d'humour décapant, de violence gratuite, de bons sentiments, de complots gouvernementaux, d'histoires fantastiques, d'aventure et d'énigmes... Bref, à conseiller à tous ceux qui aiment les thrillers bien menés, mais surtout pas aux âmes sensibles. " Tuons les?"


Troisième Histoire :

Last Fantasy
Type de manga : Heroic-fantasy
Scénaristes : Creative-Hon (Jun Jinsuk; Ro Donghyun; Anti)
Dessinatrice : Kwon Yong-Wan
Éditeur : Tokebi
Prix : 6.95 €
Nombre de tomes : 5
Nombre de tomes sortis : tous

Histoire

lastfantasy1gdUn blond, un brun. Un blond beau et très fort, un brun canon mais pas costaud pour un sou. Un beau guerrier blond fort mais alors bête comme ses pieds, et un apprenti magicien puissant et intelligent. Duo classique de l'héroic fantasy. Classique aussi, les deux jeunes aventuriers veulent la richesse et le pouvoir et pour ce faire, réalisent des quêtes diverses et variées.  Des quêtes dans des donjons, des forêts, avec des dragons a combattre, des jolies damoiselles, tout ça. Des quêtes avec à la clé de l'or, des denrées magiques... Des quêtes qu'on fait avec des épées magiques, des boules de feu... Sauf qu'une vraie quête, des vrais aventuriers s'arrangent pour la réussir. Ceux là, non seulement ils font l'inverse de ce qui leur est demandé, mais en plus ils partent avec la récompense... autant dire que deux boulets pareils se font beaucoup, beaucoup d'ennemis!

Mon avis : Déluré, délirant... Comme le disent les 3 scénaristes "plus d'effort pour écrire un scénario 3 fois plus intéressant", et ça marche! On pense que ça sera comme dans tous les bouquins de ce genre, avec des héros qui s'en sortent toujours de façon limite surnaturelle... et en fait non. On est chaque fois scié par leur poisse, leur débilité et leur cupidité.
Ce manga est un manga coréen qui se lit donc dans le sens occidental (pour les râleurs qui sont perdus quand ça se lit dans l'autre sens), et dont les deux principales qualités sont celle du dessin (à la limite du dessin BD occidentale par moment c'est assez sympa), et l'humour délirant du scénar. seul défaut : les couvertures photoshop c'est bof bof.

Enfin moi j'ai vraiment adoré le petit côté "naheul beuk" manga touch c'est vraiment un bon morceau que ce manga et je ne peux que le conseiller le plus vivement possible!



Voilà voilà, c'est tout pour aujourd'hui... Bonne lecture et comme mot de la fin : faites plaisir a votre porte feuille, votre bibliothèque vous le rendra!

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dimanche 22 octobre 2006

La Bande Dessinée Chinoise

"En Chine, quand on parle de bande dessinée, la plupart des gens pensent à nos bandes dessinées humoristiques traditionnelles, celles qui étaient faites pour les besoins de la propagande et pour mettre en exergue les bons et les mauvais côtés de la société. Cependant, au fur et à mesure que la Chine s'est ouverte au monde, les bandes dessinées ont afflué du monde entier et envahi le pays. Au cours des années 90, la bande dessinée chinoise a été très influencée par la bande dessinée japonaise et s'est donc orienté vers la fiction, la romance et l'humour.
Quand on parle de bande dessinée en Chine, on ne peut pas, de toute évidence, ne pas mentionner la spécificité chinoise [...]. Prenons pour exemple des arts occidentaux comme le ballet ou la musique symphonique. Une fois introduite en chine, ils sont devenus pure tradition chinoise. Par la suite, les artistes chinois ont révélé au public étranger leur maîtrise des techniques occidentales, mais aussi une recherche et un raffinement qui leur sont propres. Et bien, la spécificité chinoise des bandes dessinées n'est rien d'autre que cela. C'est la fibre du peuple chinois mêlée à un métissage des arts picturaux étrangers qui a donné la trame de nos bandes dessinées contemporaines."
 

Wang Sai Li
Ancien rédacteur en chef
du magazine "bd pour la jeunesse"
(shaonian manhua)

C'est bien connu, la chine est en ce moment en pleine transition démographique. Elle s'ouvre de plus en plus aux marchés mondiaux, le contrôle du pôle économique majeur qu'est Hong Kong lui a été rendu. Les faits sont là : la Chine s'exporte. Parmis les exportation culturelles les plus récentes l'une d'elle est à noter - non seulement parce qu'elle est en lien direct avec le thème de ce webzine, mais aussi pour sa richesse et sa qualité. Vous l'aurez bien sûr compris suite aux paroles introductive de Wang Sai Li, il s'agit de la bande dessinée chinoise, aussi appelée manhua. Lui consacrer un article est un juste retour des choses car il ne faut quand même pas oublier que ce qui pourrait s'apparenter aux premières bandes dessinées viennent de Chine. Quoi qu'il en soit, l'importation de la BD chinoise moderne (à comprendre comme BD de l'ère post Maoïste) en Europe est trop récente pour se permettre une analyse en profondeur pertinente du mouvement. Cet article ne se veut qu'un constat aussi exhaustif que possible des productions sur le marché français :

Tout d'abord, en terme de chiffres, la BD chinoise aujourd'hui en France, c'est 29 manhua répartis en 18 séries chez 3 éditeurs, à savoir Xiao Pan, Toki et Soleil Hero. Pour entrer plus précisément dans le sujet, je vous propose mon point de vue sur les manhuas qu'il m’a été donné de lire :

remembre_1REMEMBER
Benjamin

Premier manhua sorti par les éditions Xiao Pan, Remember est un "one shot" regroupant 2 histoires courtes entrecoupées de notes de l'auteur et une galerie de dessins.

La première histoire, "personne n'est capable de voler, personne n'est capable de se souvenir" raconte l'histoire d'une ancienne dessinatrice qui tombe amoureuse d'un jeune auteur talentueux mais insoumis dans la chine contemporaine où la censure sont encore beaucoup présentes.  Servi par un graphisme exceptionnel (cf. scans), dans les tons bleutés, cette première histoire est vraiment touchante, évitant les stéréotypes larmoyant du genre. Mais la force de l’œuvre est vraiment dans l'émotion véhiculée par les dessins.

Viens ensuite "L'été de cette année là", la chronique d'une année en préparation du concours des beaux-arts. Le dessin y est plus agressif, moins coloré et, à l'image de l'histoire elle-même, plus sombre. Le décalage entre le style graphique de la première et de la seconde histoire leur donnent à  chacune une identité propre et la qualité narrative est toujours au rendez-vous... Bref, du très bon.

Enfin, l'album se finit sur "Un monde de couleur", une galerie de dessins tous plus magnifiques les uns que les autres prouvant, si ce n'était déjà fait, le génie créatif du bonhomme. Benjamin est un artiste hors norme et c'est sur cette BD que Xiang Pan à construit sa réputation. Un impératif de la BD Chinoise.

remember_2 remembre_3 remembre_4
De gauche à droite : "Personne n'est capable de voler, personne n'est capable de se souvenir", "L'été de cette année là" et "Un monde de couleur".

My_street_1MY STREET 1 et 2/5
Nie Jun

ATTENTION, CHEF-D’OEUVRE!!!
L'histoire raconte les déboires d'un jeune immigré asiatique dans une mégalopole finlandaise. Arrivé clandestinement, il se fait récupérer par un gang mafieux pour qui il fait l'homme de main. Mais le gang se fait descendre lors d'un réglement de compte. Gravement blessé, notre héros se fait recueillir par une vieille folle qui vit en ermite avec ses abeilles tueuses au milieu d'une décharge publique. Celle ci, en guise de compensation aux soins apportés, veut que le jeune homme écoute son histoire...

Très honnêtement, cette BD est mon GROS coup de cœur de l'année. L'intrigue comme les dessins sont vraiment originaux (on est loin des copies du style japonais) et l'auteur nous emmène dans son monde à la fois sombre, mystérieux, violent, naïf, onirique, désenchanté, loufoque, déjanté... Les adjectifs, souvent contradictoires, ne manquent pas pour caractériser ce manhua. Tout ici respire l'originalité et la dualité. Les dessins peuvent paraître naïfs de premiers abords, mais ils se révèlent d'une infinie richesse quand on y regarde de plus prés. Enfin bref, je pourrais encore être dithyrambique a propos de cette série pendant des heures, mais vous n'avez pas tout notre temps. Donc le seul conseil que j'ai à vous donner est de lire cette BD de toute urgence.

My_street_2 My_street_3 My_street_4

Quete_1

LA QUÊTE DE L'ESPRIT CELESTE1/2
Li Yao

"La quête de l'esprit céleste" raconte l'histoire du fils d'un grand maître de Kun Fu dans la chine féodale. Au grand dam de son père, celui ci préfère cultiver son espièglerie plutôt que les arts martiaux. Considérant le Kun Fu comme brabant et superflu, il part à la recherche d'un esprit céleste capable de lui enseigner tout ce dont il pense avoir besoin...

Cette BD est très décevante. Bien que les graphismes soient vraiment de bonne qualité (largement digne des meilleurs mangas, l'auteur ne bâcle aucun dessin, donnant une cohérence graphique à l'ensemble très plaisante), l'histoire n'a rien d'exceptionnelle (le fifils d'un papa super-puissant qui fait son Rebel gaffeur et qui pars dans une quête bien trop dure pour lui dont qu'on sait déjà réussite avant même le début). De plus, l'auteur croit bien faire en multipliant les anachronismes, mais à trop vouloir en faire, le récit perd en cohérence et en rythme. Cependant, à me replonger dans mes 10 ans, je pense que j'aurais adoré cette BD... A tester sur un gosse ^^. Mais pour moi, le résultat est vraiment moyen.

Quete_2 Quete_3 Quete_4

Jenni_1JENNI
scenario : Li Jennifer / dessin : Mu Feng Chun

Jenni est le récit de la vie d'un étudiante chinoise qui viens faire ses études à Londres pendant une année. Au programme dépaysement, amitié, premiers amours... etc. Comme la couverture le laisse augurer, on est ici dans ce que les Japonais appellent les shojo, à savoir des récits pour jeunes adolescentes racontant de manière très gentillette des histoires de filles... Bref, pour les amatrices, je pense qu'on est face ici à du bon parce que j'ai quand même réussi à aller au bout des 226 pages de ce manhua sans problèmes. J'irais même jusqu'a dire que ça m'a plu. Peut être que c'est parce que ce récit est autobiographique qu'il est touchant et que pas mal de clichés sont évités. Le tout servi pas un graphisme ultra japonisant, mais très "pro", et donc qui passe très bien. A vous de voir, mais je pense que ça peut plaire :) .

Jenni_2 Jenni_3 Jenni_4

melodie_1MELODIE D'ENFER 1/2
Lu Ming

Allez, c'est le moment d'extérioriser un peu. On range le T-shirt zelda avec la Triforce en gros devant pour ressortir le bandana à tête de mort, le vieux t-shirt délavé, étiré et déchiré de pantera et le perfecto cuir avec la gueule d'Axl Rose dans le dos. Un petit Master Of Puppets à fond sur la chaîne pour faire chier les voisins... Ca y est, vous êtes prêts. "Mélodie d'enfer" est une BD qui fait du bruit. Elle met en scène 3 suicidés qui, n'ayant leur place ni au paradis, ni en enfer, se retrouvent bloqués au purgatoire. Pour tuer leur ennui, ils montent un groupent de heavy metal. Malheureusement, il leur manque une guitariste soliste pour être au complet. Ils en trouvent un qui leur correspondraient parfaitement, mais celui-ci est encore vivant. Pour compléter leur groupes, ces morts vont tous faire pour influer la vie de ce guitariste providentiel pour que celui ci se suicide et vienne les rejoindre dans leur groupe.

Derrière ce scénario loufoque aux références musicales omniprésentes se cache un musicien dessinateur de talent (matez moi le premier des trois extraits... Honnêtement, ce solo déborde de classe!!!) qui sers ici une histoire originale, parfaitement mise en scène et qui ne nous donne qu'une seule envie : LIRE LE SECOND TOME!!!

melodie_2 melodie_3 melodie_4

Wild_1WILD ANIMALS 1/2
Song Yang

Adaptation du roman chinois "Des jours éblouissants", Wild Animals racontent le quotidien d'adolescents rebelles sous le règne de Mao en suivant une bande de jeunes catalogués comme "délinquants".

Entre les cours (la plupart du temps séchés), la rigueur de certaines instances parentales, les premiers flirts, les rixes et les autorités locales un peu trop zélées, l'histoire évite beaucoup des travers des récits adolescents (notamment ceux mis en mangas) tout en gardant cette retenue propre aux oeuvres chinoises. Le tout servi par un dessin tout en finesse (Song Yang se révèle par ailleurs être un graphiste hors norme... J'en reparlerais à la sortie de son artbook). Encore une fois, on a droit à une oeuvre singulière et réussie (ils sont trop forts ces chinois).

wild_2 wild_3 wild_4

Envol_1L'ENVOL
Zhang Xiaoyu

"L'envol" fait parti, avec entre autres"My Street" et "Remember" parmi les manhua déjà cités, des perles chinoises de la BD. Allégorie sur la difficulté d'adaptation lorsqu'on est un enfant "différent", cette oeuvre se découpe en deux histoires.

La première, écrite par l'auteur, raconte l'histoire du fils d'un ingénieur en aéronautique exécuté lors de la prise de pouvoir de Mao car hostile à sa politique. Suite à cet évènement, sa mère deviens  folle et finis par incendier la maison avant de se suicider. Rejeté par tout son village car fils d'un traître, le fils essaie tant bien que mal de marcher sur les traces de son père, à savoir construire un avion et voler...

Servis par des graphismes absolument magnifiques, sortes de mangas magnifiés par un trait tout en rondeur et des un jeux d'ombre / lumière exacerbé au rendu saisissant, cette première histoire sonne le ton d'un ouvrage aux allures de chef d’œuvres.

La seconde histoire est inspirée de "l'enfant du temps" d'Isaac Asimov. Elle met en scène des scientifiques qui, dans un futur proche, extirpent du passé un enfant néandertalien pour étudier son comportement. Cette fois, le dessin se fait plus européen, mais l'histoire est toujours aussi prenante (Asimov, n'étant pas nimportequi). N'ayant pas lu la nouvelle, je ne peux juger de la qualité de l'adaptation, mais je gage qu'elle est excellent. Bref, encore une excellente BD à lire absolument.

Envol_2 Envol_3 Envol_4

butterfly_1

BUTTERFLY IN THE AIR 1, 2 et 3/4
Scenario : Li Ming / Dessin : Pocket Chocolate

Résumer "Butterfly in the air" relève du défi, tant les intrigues à l'intérieur sont multiples. N'aborder que la trame principale est ultra réducteur mais en essayant de développer un peu, je vais trop en dire... Pour faire simple (comprendre, pour résumer le minimum), c'est l'histoire d'une fille qui cherche à réunir des fonds pour soigner sa mère, gravement malade. Le patron d'une clinique lui offre un moyen de réunir cet argent... Toute la question est de savoir d'où vient cette générosité. D'autant qu'elle ne semble pas être étrangère au tatouage que porte notre héroïne à la cheville...

Vénérée par beaucoup pour son graphisme (que je trouve pour ma part particulièrement vide et creux), cette BD mélange des éléments proches du thriller (gentillet, ça va sans dire) avec de la romance. Le résultat est agréable à lire, l'histoire bien ficelée (le suspens tiens et même si on se retrouve pas mal avancé à la fin du tome trois, il est encore impossible de prédire la fin de l'histoire), mais il manque une touche de folie (à mon avis principalement graphique... Certaines planches sont d'une mièvrerie à gerber) pour que la BD sorte de sa chrysalide et se déploient en papillon.

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duidui_1DIUDIU 1 et 2/4
Nie Jun

Les toons d'une dessinatrice ont trouvé une formule magique pour s'enfuir de la BD dans laquelle ils étaient enfermés, semant le chaos un peu partout. Désespérée, la dessinatrice fait appel Diudiu, un renard looser qu'elle avait jeté à la poubelle. Celui-ci négocie de ramener les toons évadés dans l'histoire contre le rôle principal dans sa prochaine BD.

Cette BD est encore un ovni totalement loufoque signé Nie Jun. Ce mec à une imagination et un trait hors norme. Même si en dessous de "My Street", ce manhua loufoque et totalement barré est un régal. Les personnages sont tous exceptionnels, les situations énormes... Seul point noir, l'intrigue est poussive sur le début. La première moitié du premier tome est assez hermetique et l'agencement confus ce qui est rebutant pour les gens ne voulant pas faire d'effort. Mais pour les courageux, ces efforts sont largement récompensés par la suite, pour peux qu'ils soient amateurs de bizarreries.

duidui_2 duidui_3 duidui_4

fils_1LE FILS DU MARCHAND
Nie Chongrui

Adapté d'un conte traditionnel chinois, "Le fils du marchand" raconte l'histoire de Petit Kou, le fils d'un marchand dont la mère se retrouve sous l'emprise sous l'emprise d'un démon renard alors que son père est en déplacement. Ce démon à la particularité de pomper l'énergie sexuelle des gens. Petit kou va donc perdre son courage à deux mains pour chasser le satyre.

L'histoire en elle-même est assez sympathique et découvrir les contes traditionnels des autres pays est toujours plaisant... Mais pourquoi le dessinateur à t-il mis en scène l'histoire de manière aussi pauvre graphiquement parlant? On dirait des dessins pour gosses, avec une palette graphique ridicule. Et quand on voit au début du livre de quoi est capable le dessinateur, on se demande pourquoi il met autant de chose en oeuvre pour saboter son projet...

fils_2 fils_3  fils_4

monde_1UN MONDE IDEAL 1 et 2/5
scenario : Chen Weidong / dessin : Peng Chao

Ayou est un looser, un vrai. Paraissant plus jeune que son âge, il se sent inadapté à la civilisation. Le jour où suite à un de ses sempiternels manque de pot il se fait virer de son boulot, il décide de profiter de sa liberté retrouver pour partir en quête du bonheur.

Encore une fois, c'est du lourd qu'on nous sert. Rehaussé par un graphisme original et magnifique, le scénario nous promène dans une ville imaginaire, à la fois futuriste et très "révolution industrielle". On voit notre anti héros s'en prendre plein la gueule et s'enfermer dans son rôle de "victime de la société" sans vraiment chercher de solution. En fait, c'est en ça que le scénario est intéressant. Le personnage principal est borné et ne veut rien voir d'autre en lui qu'une victime, rejetant ainsi toujours la responsabilité de ce qui lui arrive sur les autres. Il se dégage donc une ambiance assez étrange de cette série singulière, à la fois cruelle, drôle et mélancolique. Vraiment conseillé et approuvé par toute ma famille (avec l'envol, je crois que c'est la seule qui ai fait l'unanimité chez moi, ma mère et mon père).

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reve_1AU FOND DU RÊVE
Zhang Xiaoyu

Un médecin chercheur en psychiatrie  à développé une machine pour projeter son esprit dans celui d'un autre. Il va la tester pour la première fois sur un écrivais de science fiction tombé dans le coma suite à un trop fort effort cérébral. Ce dernier continue à vivre ses aventures dans ses rêves mais n'est plus qu'un légume dans la vie réelle. Une fois dans son esprit, le médecin se retrouve dans un mode peuplé de dragon et d'autres créatures féeriques... Et il n'a que son imagination pour sortir son patient de son rêve.

Après avoir expérimenté dans les styles graphiques orientaux et européens, et tout en gardant sa  patte, expérimente dans un style qui n'est pas sans rappeler celui des Comics américains. L'auteur de "L'envol" nous gratifie ici d'une histoire délirante, sorte de parodie jubilatoire de "The Cell", où les dragons sont vaincus aux bazookas et où les déserts de sable sont traversés en taxi... Contrairement à "la quête du mont céleste", les anachronismes ici font mouches et la BD est extrêmement plaisante à lire.

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mont_1LE MONT DU SUD
Pocket Chocolate

Photographe idéaliste, Zhiqiang profite d'un concours de photographie pour retourner dans le village de montagne où il a grandi en espérant pouvoir photographier un endroit magnifique de son enfance. Arrivé sur place, il va se retrouver confronté aux fantômes son passé.

Contrairement à "Butterfly In The Air", Pocket Chocolate nous livre ici des illustrations magnifiques. Ses dessins sont beaucoup plus riches et servent magnifiquement l'histoire qui, en soi, n'a rien de novateur, mais que les graphismes subliment pour developper une ambiance mélancolique superbe.

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Au final, le bilan est extrémement positif pour ce qu'il m'a été donner de lire. Le graphisme est toujours soigner, et il faut souligner que ce sont toujours les dessinateurs qui s'occupent des couleurs. Le mot de la fin reviens à Song Yang qui écris en préface de son mangas ceci:

"Les BD originales chinoises doivent elles aussi refleter l'esprit spécifique et particulier de la culture chinoise. Cet esprit particulier est absolument indissociable de la culture, du style local et de l'héritage historique. Cela fait déjà plusieurs années que nous réclamons des BD originales chinoises mais, jusqu'à présent, la plupart des oeuvres n'étaient que des copies du "moule" japonais. Or une oeuvre, pour être qualifiée d'artistique, doit non seulement être l'aboutissement d'une pensée nouvelle et originale, tant au niveau technique qu'au niveau du scénario, mais surtout, elle doit comprendre et intégrer des éléments de la culture chinoise. Le terme "culture chinoise" ne désigne pas ici la simple réalisation de dessins chinois au moyen de pinceau et d'encres de Chine, mais bien une analyse précise des constructions, de la langue, des vêtements et décorations propres à la Chine. Ce n'est qu'ainsi qu'il est possible d'obtenir des résultats et de faire des découvertes"

P.S. : Remerciement à Xiao Pan pour l'autorisation de diffusion des extraits de ses livres.

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mercredi 3 janvier 2007

Apprendre à dessiner...

Plusieurs fois j'ai vu que les recherches qui menaient vers ce webzine portaient sur "comment dessiner des mangas?", alors pourquoi ne pas répondre à cette petite question?

Je me suis penchée la dessus rien que pour vous.

Dessiner un manga, ça commence par le dessin du personnage, et pour cela, je ne peux que vous conseiller le site de Ta Van Huy, co-auteur d'une collection très sympathique pour apprendre à dessiner. D'ailleurs, la version "personnages" existe en coffret avec matériel inclus.

dessiner_manga_actiondessiner_manga_fantasydessiner_manga_shonendessiner_manga_shojodessiner_manga_personnage

Sur ce site, sans avoir besoin d'acheter les livres, vous pouvez vous essayer aux bases du dessin de type manga. Comment faire des yeux, le nez, la bouche, un corps, une main, un visage... Très bien conçu, il aidera surtout ceux qui ont besoin d'un petit coup de pouce pour comprendre comment faire un détail ou perfectionner le trait.

Pour démarrer comme un vrai débutant, Le joli site didactique de Dramon est idéal!
Il montre des dessins très simples et complets pour prendre exemple et s'exercer, avec des "grilles" permettant de visualiser les proportions. De plus, des fiches pour dessiner animaux, des dragons et des robots sont fournies. Enfin, une petite aide en flash pour utiliser photoshop pour la colorisation, mais aussi des tutoriels pour l'animation des dessins.

Pour ce qui est de dessiner un Manga dans sa totalité, je pense qu'il est inutile de préciser qu'avant tout, il faut avoir un idée très précise du scénario. Une fois l'histoire écrite, il faut la développer en détail afin que le storyboard puisse se faire (par exemple : Case 1 Untel entre précipitamment dans la pièce, Case 2 on voit Machine de dos devant la fenêtre, Case 3 On voit Machine de face, elle pleure... etc...).
Ensuite, bah, faut bosser le dessin, et rajouter la trame!
Enfin, bon pour ceux qui veulent vraiment devenir mangaka, il n'y a pas 36 solutions : bosser et essayer d'entrer dans une école telle que les gobelins afin d'avoir le CV le plus solide qui soit.

Sinon, c'est bien aussi les fanarts, non?
hinatanaru
Ceci est un vieux fanart Naruto très moche que j'ai retrouvé dans mes fichiers pour pas piquer le fanart de quelqu'un d'autre. ^^ On se moque pas!

Posté par Eith à 22:44 - Manga et anime - Commentaires [1] - Permalien [#]

mercredi 31 janvier 2007

Full Metal Alchemist

115194432146

Parmi la multitude de mangas et d'animés existants,certains sont meilleurs que d'autres,il y a des séries connues et d'autres dont aucun français non-initié n'a jamais entendu parler (il arrive cependant que certaines sortent en France! sisi je vous jure!)...Mais peu d'entre elles peuvent prétendre  être à la fois célébres,internationnales,excellentes,bourrées de bonnes idées et réalisées de façon plutôt intelligente...Mais aujourd'hui,c'est de l'une de ces perles rares que je vais parler... J'ai nommé Full Metal Alchemist!

Full Metal Alchemist?(FMA pour les intimes). Mais qu'est-ce? Il s'agit tout simplement d'un manga à succès(titrescar_arm original: Hagane no Renkinjitsushi),écrit par Hiromu Arakawa,dont la publication a débuté en 2002 au Japon,et qui a donné lieu à une série animée en 51 épisodes également très populaire,diffusée en 2003 dans l'empire du Soleil Levant...La série à en outre été complétée par un film "Conqueror of Shambala" qui y mettait le point final... Le succés du manga et de l'anime à incité l'éditeur,Square-Enix (oui,il s'agit en effet de la même boîte qui publie les Final Fantasy !) à permettre une diffusion internationale,et c'est ainsi que cette fameuse série a "franchi la Porte",en d'autres termes débarqué chez nous en 2005: elle a alors été diffusé par Canal+ alors que le manga envahissait les rayons des librairies...
Comme toute série à succès,FMA a été adapté à de multiples sauces,allant de la figurine-collector-édition-limitée-au-prix -prohibitif-de 270€ au jeu vidéo.

roy_0__25_L'histoire se déroule dans un univers parraléle  au nôtre,où l'alchimie a le statut de science reconnue...Mais si au seul nom d'alchimie,vous imaginez un vieux sorcier barbu tripatouillant fioles et cornues remplies de mercure dans les sombres caves de son château poussiéreux en mélangeant divers éléments pas très catholiques en vue de transformer le plomb en or,vous êtes un peu à côté de la plaque...En effet,si l'univers de FMA met en avant l'alchimie,en respectant sa symbolique,ses enjeux et ses codes (transmutations,considérations sur la marche du "tout" constituant l'univers et le rôle de soi ("un") dans ce "tout",et bien sûr recherche de la Pierre Philosophale),cette alchimie se trouve modernisée,et adaptée à la sauce d'un manga "shonen",genre impliquant un minimum d'effets de lumière et autres explosions durant les affrontements... Dans l'univers de FMA,la base de l'alchimie est la transmutation: en plaçant un objet au centre d'un cercle defull_metal_alchemist_wallpaper_02 transmutation,l'alchimiste peut,en comprenant,puis en décomposant la matière,recréer un nouvel objet à partir du précédent.MAIS l'alchimie obéit à des régles,et c'est précisément en cela qu'elle se démarque de la "magie" ou autres pouvoirs surnaturels courants dans les productions Japonaises.La plus importante de ces régles est le principe d'équivalence:"rien ne s'obtient sans sacrifices";en d'autre termes,il faut un objet de valeur équivalente pour obtenir celui qu'on veut:l'alchimie se doit donc de respecter le principe de conservation de la masse,qu'il vaut mieux éviter de transgresser...

Edward et Alphonse Elric,deux très jeunes (11 et 10 ans) et talentueux alchimistes,décident de réaliser unefullmetalalchemistdvd15su transmutation humaine,afin de ressusciter leur mère... Tous ceux qui ont tenté cette opération interdite ont payé un lourd tribut,et nos deux frères ne font pas exception:Edward perd sa jambe gauche et son bras droit,et Alphonse y laisse son corps entier...Edward parvient néanmoins à sauver son frére en attachant son âme à une  armure (là,il devrait remercier celui qui a conçu la déco du laboratoire d'avoir penser à y intégrer des armures plutôt que de banals porte-manteaux...)
Equipé de prothéses mécaniques(vous voyez le héros d'une série japonaise à succés se balader à cloche-pied,vous?) Edward décide de se mettre au service de l'armée qui dirige le pays,en devenant Alchimiste d'Etat,recevant son surnom d' "Alchimiste d'Acier",ce qui lui permettra de rechercher un moyen de retrouver son corps,ainsi que celui de son frère...Ce moyen est bien entendu la légendaire Pierre Philosophale,qui d'après la légende posséde d'extraordinaires pouvoirs et permet de s'affranchir du fameux principe d'équivalence...

632_FullmetalAlchemisttvscreen06Commmence alors une quête riche en rebondissements,coups de théâtres et surprenantes révélations; nos deux héros vont de déceptions en désillusions,mais ne se découragent pas,même lorsqu'ils mettent au jour de terribles secrets...Que se soient les complots agitant l'armée,le spectre de l'ancien massacre d'Ishbal ou les agissements des mystérieux Homonculus,qui semblent tous tourner autour de la Pierre légendaire...Je ne peux décemment pas en dire plus,d'une part parcequ'il serait honteux de gâcher la surprise de ceux qui ne connaitraient pas,tant le scénario prend parfois un tour imprévisisble (notez que le film se situe dans la continuité parfaite de ce très bon scénario...); d'autre part,parcequ'il me faudrait alors marquer la séparation entre l'animé et le manga,les histoires divergeant de manière conséquente à partir du tome 7/de l'épisode 26.En effet,l'animé à été produit alors que le manga était en cours de parution,et l'auteur à clairement indiqué aux responsables de la production de l'animé qu'elle souhaitait que ces derniers prennent des libertés quand à son oeuvre... Ce qui est d'ailleurs très souvent le cas des séries d'animation japonaises adaptées de mangas...
On notera par ailleurs que si l'animé est terminé, le manga est toujours en cours de publication,même au Japon...Ce qui promet un certain nombre de surprises,puisque même un fan connaissant l'animé par coeur ne peut prévoir comment évoluera le manga...

Mais le scénario ne se contente pas d'être inventif et dynamique,il se permet le luxe d'aborder un certain nombre deFMA14 thémes,très variés,comme la relation entre frères,mais aussi la guerre,l'orgeuil de l'Homme qui se croit tout puissant,les expérimentations peu catholiques (sur des humains,quoi) ou encore l'importante notion du sacrifice et  sa signification,puisqu'il s'agit là de la base de l'alchimie,comme nous le rappelle l'introduction de chaque épisode... Ainsi la route sanglante de la Pierre Philosophale,semée de massacres et de dévastations de cités entières l'assimile  à une arme absolue et incontrôlable que tous veulent posséder,ce qui fait fortement penser  à la bombe atomique; nombreux sont les mangas faisant référence à un tel artefact,ce qui rapelle à quel point le traumatisme d'Hiroshima/Nagasaki reste gravé dans les mémoires au Japon...
Jamais redondants,ni abordés de façon trop moralisatrice,ces thémes ajoutent pas mal de profondeur à une histoire déjà très riche,dont la force est d'alterner scénes tragiques (rapplez-vous ce goût d'injustice totale et amère laissé par le dramatique épisode 7,propre à  flanquer le cafard pendant deux jours),et d'autres plutôt comiques (Edward est TRES complexé par sa petite taille...).En fouillant un peu sur le Net,vous pourrez d'ailleurs trouver de nombreuses analyses réalisées par les fans,dont certaines ne manquent pas d'interêt,qui explorent bien mieux que moi toute la richesse du scénario...Comme je le disais plus haut,FMA contient une importante part de symbolique,à l'image de l'alchimie dont il s'inspire;les Homonculus représentent ainsi les 7 péchés capitaux de la religion chrétienne,décors et cercles de transmutation sont également chargés de références plus ou moins subtile à une culture ou l'autre...

1165342818301Quand aux personnages,ils sont égalements très réussis dans l'ensemble,et leur charisme les rend très attachants,d'autant plus que le background de chacun est assez travaillé...Que ce soient des personnages franchement sympathiques,comme Maes Hugues ou même Roy Mustang(LE perso préféré des fans,que ce soit pour son charisme,son tempérament bouillant ou son caractére si particulier),ou ambigus tels l'enigmatique Scar ou l'Homonculus "rebelle" Greed,on finit toujours par les apprécier... Autant dire que la mort de certains personnages secondaires rique de mettre vos glandes lacrymales à rude épreuve,sans compter que les morts surviennent toujours au plus mauvais moment... D'ailleurs,la sérieepisode_14_01 prend soin d'éviter,d'une façon très générale,le manichéisme absolu,et même les "méchants" de l'histoire peuvent se montrer franchement équivoques,ce qui fait qu'au final peu de personnages sont réelement antipathiques...(dans l'absolu,on va même dire qu'il n'y en a qu'un seul suffisament important pour que tous les fans le détestent(merçi au manga qui a le mérite de le faire mourir vite ce *******)...)
[semi-spoiler] A noter que le film,dont une partie de l'action se déroule dans notre monde vers 1923, introduit également quelques personnages historiques,tels Fritz Lang ou Hitler...[fin de semi-spoiler]

Mais la force de FMA,qui a fait son succés,c'est l'alchimie parfaite -c'est le cas de le dire!- entre tous ses différents aspects,qui sont dosés avec une rigeur à faire pâlir ma burette... L'alternance entre drame,humour,élans philosophiques ou combats acharnés force le respect,tant la recette semble efficace et menée de main de maître...Difficile de trouver une faille dans cette réalisation, les divers éléments se mettent lentement en place,nous dévoilant au compte-gouttes les informations de façon à nous tenir en haleine juqu'au bout... Toujours cohérente,la mise en scéne est l'incarnation même de l'efficacité,et on en vient à regretter que peu de séries soient à même de nous en proposer une pareille...

epi24054xbJe m'apperçois que je n'ai même pas dit un mot des combats,alors que nous parlons tout de même d'une série classée "shonen",et donc censée proposer aux garçons avides d'action pure des affrontements ponctués de grosses explosions avec beaucoup d'éclairs,de yahaaaaaa aaargh et  autres "je suis trop fort pour toi mouhahaha tssshfffbbrrrrkaaaah-argh"...Oui,je sais,je caricature beaucoup.C'est juste pour dire que cette séparation manga pour filles/mangas pour garçons est tout de même un peu abusive,car elle mène à de regrettables clichés...
FMA présente cependant un nombre conséquent de séquences d'action,sans pour autant atteindre l'overdose que l'on peut voir dans d'autres séries...Bien rythmés, les affrontements servent plutôt bien le scénario,qui vous l'aurez compris,ne sert pas seulement de prétexte à des joutes épiques et interminables;d'ailleurs ils ne sont en général pas trop longs,quoiqu'un peu plus présents dans le manga que dansepi47067uu l'animé.Il est donc plutôt réjouissant de voir l'alchimie ou les pouvoirs des homoncules en action,d'autant plus que voir des personnages charismatiques s'affronter dans un déchaînement de puissance à un petit je ne sais quoi de réjouissant...Même si,je le répéte,on est loin de la surenchère de baston...On notera par ailleurs que les affrontements sont loin d'être FMA13asseptisés,et l'hémoglobine à tendance à rougir l'écran/noircir la page, sans pour autant tomber dans le gore à outrance (attention,je ne dis pas que Scar tue les gens proprement,hein!).L'animé est en effet destiné à "tout public",même si la cible visée correspond plutôt à la tranche d'âge des 14-25 ans...Certains passsages sont tout de même à déconseiller aux âmes sensibles,même si les éléments les plus susceptibles de choquer le jeune public (comme les exactions des militaires à Lior,par exemple) sont en général plus suggérées que montrées,ce qui n'enléve rien à la force de certaines scènes (je dirais même au contraire...).

En ce qui concerne l'animé,il serait peut être bon d'évoquer les aspacts techniques... Les graphismes,vous l'aurez constaté en regardant les illustrations ne sont certes pas révolutionnaires,en accord avec les codes desepi01066fm animés/mangas japonais(yeux,formes des visages,mais aussi personnages en "SD"lors de certaines scénes humoristiques),mais tout à fait agréables à regarder.Le chara-design est en accord avec le background de chaque perso,et assure le charisme de chacun...L'esthétique des scénes est soignée dans l'ensemble,avec ce qu'il faut d'effets de caméra/lumiéres pour donner un résultat très agréable à l'oeuil.Quand aux scénes intégrant de la 3D,elles rentrent parfaitement dans le décor sans faire "tache" comme c'est parfois le cas,ceci s'appliquant surtout au film,puisqu'il utilisait bien davantage ces effets.
Quand à  la partition musicale...Et bien là aussi,c'est du tout bon,les opennings/endings sont entraînants et bien rythmés,et idem pour les musiques illustrant les moments clés du scénario: qu'elles soient épiques,mélancoliques ou mystérieuses,elle ne font que s'accorder à l'ambiance et rajouttent un point positif à une série qui en compte déjà beaucoup...Encore un ingrédient d'une recette particulièrement brillante...

040921s2Pour finir,parlons des adaptations vidéoludiques de la série: en effet,FMA est édité par square-enix au Japon,et SE à fait sa réputation en vendant des jeux vidéos...FMA s'est donc vu adapter sur support vidéoludique,bien qu'aucun des 8 jeux sortis à ce jour(la plupart en 2004-2005) n'ait quitté le Japon...Seul le petit dernier,Dual Sympathy sur nintendo DS a fait l'objet d'une sortie Américaine qui laisse présager la possibilité d'une sortie européene...Le plus souvent sous la forme d'Action-RPG,ces jeux full_metal_alchemist_figures_acomplétent le scénario original ou tout du moins s'en inspirent fortement.
Quand aux produits dérivés dont je parlais en début d'article,ils sont assez nombreux,allant de la figurine aux romans racontant des histoires plus ou moins annexes au scénario de base...Sans oublier le sublime Artbook signé Hiromu Arakawa,un excellent goodie sorti même en France,pour le plus grand bonheur des fans...et le plus grand malheur de leur porte-monnaie!

En bref, FMA est LA série à connaitre, d'autant plus que son succès est pour le moins mérité,issu bien davantage de ses qualités propres que du battage médiatique (assez modeste) l'entourant...Mais le meilleur moyen de s'en assurer est d'aller voir par soi-même,d'autant plus que la série est assez populaire en 115911788747France,ce qui permet de la trouver assez facilement: le manga est en vente dans n'importe quelle bonne librairie,et les DVD de la série animée sont en évidence à la FNAC du coin,sans avoir à fouiller tous les rayonnages,harceler les vendeurs,et passer commandes à tort et à travers...Sans oublier que la série est complétement sortie (soit 10 DVD... un scandale quand on pense qu'un DVD peut contenir une vingtaine d'épisodes...enfin,faut bien que les producteurs s'en mettent plein les poches mangent...)
La sortie du film sur notre territoire aura bien lieu,l'éditeur de l'anime ayant acquis la licence récemment.Ah,petit détail concernant les DVD: faites moi le plaisir de les regarder en VO sous titrée FR! Une règle absolue en ce qui concerne tout animé japonais,la qualité de ce genre d'oeuvre ne pouvant s'apprécier qu'en VO. Par contre,je vous rapelle qu'il est illégal de télécharger série ou film,les deux étant licenciés chez nous...(cependant,une recherche google efficace devrait satisfaire les plus acharnés...)

Rien ne peut s'obtenir sans sacrifices...

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samedi 19 mai 2007

Fate/ Stay night

FSN_armes

Magie et légendes de tous pays, de toutes cultures, ont souvent été la source d'inspiration pour de nombreuses séries animées Japonaises, qui piochent à droite à gauche de petites références plus ou moins subtiles à une mythologie ou l'autre.Le sujet est vaste, les sources nombreuses, et il me faudrait non pas un mais une dizaine d'articles pour explorer la vaste influence qu'ont les mythes anciens sur les productions Japonaises (et par extension, mondiales) ... Plutôt que de se lancer tout de suite dans une étude qui risque de larguer pas mal de monde, voyons le cas d'un exemple: il s'agit bien sûr d'un animé assez récent (2006) , nommé Fate/Stay Night. Cet animé, extrêmement populaire au Japon et encore méconnu chez nous,car non encore licencié, est édité par le studio Type Moon. Basé sur le visual novel éponyme, FSN, sans non plus révolutionner le genre, ravira tous les fans de magie,de combats bien rythmés et de personnages charismatiques. Plongez-vous sans attendre dans la guerre du Saint Graal!

ShiroreciteTout d'abord,qu'est-ce qu'un visual novel? Ce type de jeu n'ayant pas franchi les frontières Japonaises,il est peu probable que vous sachiez exactement de quoi il retourne.(d'ailleurs,si vous cherchez "visual novel" sur google, vous trouverez la définition de Wikipédia,le site anglophone de fan-traductions,puis des pages comportant le mot de façon plus ou moins annecdotique.C'est dire à quel point le genre est peu connu!
Le visual novel est un genre très particulier de jeu vidéo: généralement sur PC, ces jeux sont plus des livres ou bandes dessinées semi-interactifs que de véritables jeux vidéo.En réalité, ils se constituent de texte que l'on fait défiler en cliquant, sur fond d'artworks généralement assez travaillés,avec de temps en temps une courte séquence en animation qui illustre un point clé du scénario.Parfois, plusieurs choix de réponse sont proposés, on se rapproche alors d'un "livre dont vous êtes le héros", avec divers embranchements scénaristiques,et donc plusieurs fins possibles.Les visual novels sont parfois agrémentés de mini-jeux. Comme ils contiennent une quantité énorme de texte,il est normal que peu de traductions soient disponibles; des fans anglophones traduisent quelques jeux,mais aucune édition officielle d'un jeu de ce type n'a été proposé...Il faut dire que le genre étant vraiment spécial,et souvent issu de studios à faibles budgets, les éditeurs hésitent à se lancer dans la tâche énorme et coûteuse de traduction d'un genre qui a peu de chance de marcher outre-Pacifique. (Alors outre-Atlantique,vous pensez bien que ce n'est même plus la peine d'éspérer...)
Les Visual Novels sont,en grande majorité,des jeux réservés à un public adulte, en raisons des scènes  hentaï  (érotiques si vous préférez)  émaillant les scénarios.Nombre de ces jeux ne sont  que des jeux de drague, où le joueur doit séduire les diverses filles disponibles, ce qui débloque des scènes très... explicites :p ... Je me souviens d'ailleurs de l'introduction d'un jeu de ce type, qui avait le mérite de présenter de nombreuses filles...euh, on va dire bien pourvues naturellement , leur âge, leurs mensurations et éventuellement leur signe astrologique! Bref, immaginez du Love Hina qui remplacerait toutes ses allusions et situations "limites" par des scènes explicites!
Notez par ailleurs que le public visé par les visual novel est surtout constitué d'Otaku purs et durs: d'après un membre du forum de hyjoo,je cite "dans ce genre de magasin ,il n'y a quasiment que des otakus,et les vendeurs sont presque étonnés de voir quelqu'un qui à l'air normal!"
Cependant, certains visual novel valent surtout pour leur scénario extrêmement00703a complexe et travaillé et leurs personnages particilièrement charismatiques,les scènes hentaï se faisant rares,et sont négligeables par rapport au temps nécessaire pour finir le jeu.C'est le cas des deux visual novel de Type Moon, à savoir Tsukihime et surtout Fate/ Stay Night.Ces deux jeux,ont séduit le public en un temps record,acqérant en l'espace de quelques semaines une grande communauté de fans. FSN a d'ailleurs été refait sur PS2 dans une version nommée "realta nua", dont les scènes érotiques avaient été retirées.Le jeu s'est vue doté d'une suite,basée sur une fin alternative, nommée Fate/Hollow Ataraxia.Et bien sûr,la série animée à été un vecteur de cette popularité...

L'action se déroule dans la ville Japonaise de Fuyuki City; une partie de cette ville à été détruite voici 10 ans par unGraal incendie à l'origine mystérieuse...C'est alors que le jeune Emiya Shirou, seul survivant du drame,et fils adoptif d'un magicien (décédé au moment du début de l'histoire), se retrouve malgré lui mêlé à un conflit sanglant entre magiciens, qui se répéte périodiquement depuis des décénies: la Guerre du Saint Graal. Cette Guerre voit s'opposer 7 magiciens,les "Masters",qui cherchent à récupérer l'artefact légendaire qui exauce les souhaits de son heureux possesseur.Pour l'obtenir,les magiciens invoquent un "Servant" ou "Gardien" (le mot dépend de la traduction que vous avez; personnellement,j'utiliserai "Servant" par habitude) : il s'agit de l'esprit d'un héros légendaire du passé ou du futur, qui désire également obtenir le Graal.La Guerre est un jeu cruel, ou chaque magicien se doit d'éliminer ses rivaux: en effet, un seul pourra s'emparer du Graal,qui n'apparaîtra que lorsqu'il ne restera plus que fate_staydeux adversaires. De plus, seul un Servant peut toucher le Graal; en conséquence, il n'est pas obligatoire d'éliminer le master adverse,si on peut tuer son Servant; cependant il est beaucoup plus simple d'éliminer un simple humain qu'une Ame Héroïque,d'autant plus que le Servant n'est sur Terre que du fait de l'invocation du Master.Le pacte entre le Servant et son Master est représenté par les symboles d'invocation(représentés sur le logo de la série) qui apparaissent sur la main du Master;au nombre de trois,ces symboles peuvent être utilisés pour contraindre le Servant à éxécuter un ordre qu'il n'aurait pas observé sinon;cependant,si tous les symboles sont utilisés,le Servant disparaît.

cartesLes Servants peuvent être de différentes classes: Lancer,Saber,Berserker,Assassin,Caster,Archer ou Rider. Chaque classe à son lot de caractéristiques particulières (par exempe la classe Archer se caractérise par une bonne résistance à la magie,des capacités de combats à distance,et des capacités spéciales surpuissantes, mais une faiblesse au contact direct et une défense physique moyenne). Cependant chaque Servant posséde des capacités qui lui sont propres,intrinséquement liées au héros qu'il était: les techniques spéciales, ou Noble Phantasm sont caractéristiques d'un héros donné. Ces techniques révèlent généralement l'identité de celui qui les utilise, et donc aussi ses faiblesses. C'est pourquoi les servants préfèrent cacher leur identité (on les nomme généralement du nom de leur classe,puisqu'en théorie il n'y a qu'un Servant par classe dans chaque Guerre), jusqu'à ce qu'ils soient obligés de se révéler par leur Noble Phantasm, qu'ils utilisent lorsqu'ils sont sûrs de vaincre l'ennemi,ou alors quand ils n'ont pas d'autre choix pour survivre.
Et au milieu de ce conflit sans pitié,  voilà notre idéaliste naïf d'Emiya Shirou,qui de victime collatérale, devienta06btr6 rapidement acteur de la Guerre: il se fait en effet attaquer par le servant Lancer, et invoque sans vraiment le vouloir (il est en effet piètre magicien,et ne maîtrise qu'un seul sort...celui  de création/renforcement d'objets, qui peut s'avérer plutôt puissant à haut niveau, cependant Shirou en est encore loin...) son propre Servant: la charmante Saber,guerrière impitoyable qui se met à ses ordres.Shirou va alors devoir participer à ce conflit qui lui répugne,en éspérant tout de même réaliser ses idéaux.Il sera aidé fate_stay_nightpar une camarade du lycée (encore une jolie fille!), une certaine Rin Toshaka, elle aussi Master, et qui a invoqué Archer.Notons que Rin est un peu le contraire de Shirou: une jeune fille ambitieuse,autoritaire et au caractère insuportable euhjeveuxdire bien trempé. M'enfin elle finit quand même par l'aider,soi disant par pitié,et avouons le,parcequ'elle  a un petit faible pour lui...
Vous noterez que Shirou décroche sans conteste le prix du "boulet le plus suicidaire jamais vu dans un animé"; en effet il a une fâcheuse tendance à vouloir prendre les coups à la place de Saber(galanterie,quand tu nous tiens...),qui est pourtant bien mieux qualifiée que lui pour ça...D'un autre côté,il a la peau dure,et dispose de facultés de régénération à l'origine inconnue,ce qui lui permet d'être sur pied  moins de deux épisodes aprés s'être fait hacher les côtes, presque couper en deux,déchiqueter le bras et j'en passe...Cependant, c'est tout de même un perso sympathique et pas inintéressant,surtout lorsqu'il commence à maîtriser à peu près ses pouvoirs.

Comme l'histoire de Fate repose sur le charisme de ses personnages,un brève présentation des héros principaux non encore décrits dans mon résumé s'impose:
(vous noterez que je ne présenterai que des persos qui apparaissent dans les premiers épisodes de l'animé;le scénario est tout de même assez riche,et c'est bien mieux d'en découvrir les arcanes par soi-même: en clair,je minimiserai les spoils!)

Archer:
ArcherSans nul doute le perso le plus populaire auprès des fans,le Servant de Rin est un personnage assez secret,d'autant plus que l'invocation incompléte de Rin à effacé une partie de sa mémoire...Réaliste et pragmatique,il s'oppose souvent à Shirou dont il méprise l'idéalisme,et le fait sortir de ses gonds par ses petites répliques cinglantes et cyniques. Il combat au moyen d'épées qu'il fait apparaître par magie.Son Noble Phantasm? Désolé, je ne spoilerai pas ici,mais laissez moi vous dire qu'il est plutôt... impressionnant.




LancerLancer:
Deuxième servant à faire son apparition, Lancer est un guerrier dans l'âme,qui souhaite plus que tout affronter de puissants adversaires...Il sert un peu d'événement déclencheur au périple de Shirou,puisqu'il le poursuit aprés qu'il ait été témoin de son combat contre Archer(la Guerre du Graal est censée être secrète!). Lancer blesse mortellement Shirou,mais Toshaka le guérit;Lancer retrouve alors Shirou et l'affronte, déclenchant ainsi l'invocation de Saber.Ce personnage est cependant assez peu exploité par l'animé;il sert surtout à introduire la trame principale.

Kotomine_KireiKirei Kotomine:
Ce prêtre à la voix grave et à l'air ténébreux est un peu l'arbitre de la Guerre; il est là pour s'assurer que tous les masters respectent les règles... Il posséde en outre toutes les connaissances sur la Guerre du Graal,qui lui ont été transmises par son père.Il a enseigné la magie à Rin,et c'est lui qui explique le principe de la Guerre à Shirou.Il est possible cependant qu'il en sache plus qu'il n'en dise...Notons que son église peut servir de refuge pour les Masters n'ayant plus de Servant.




Ilyasviel_von_EinsbernIlyasviel Von Einzbern:
Derrière son aparence d'adorable petite fille toute gentille et toute innocente, Ilya cache un coeur impitoyable et une grande confiance en elle.Et pour cause: héritière d'une grande famille de magiciens, ses grands pouvoirs lui ont permis d'invoquer Héraclès,et en tant que Berserker en prime!Le résultat: un colosse tout en muscles et en tendons presque invulnérable maniant une épée énorme, capable d'étendre raide à peu près n'importe quel adversaire en quelques coups!Bref,vous l'aurez compris, Ilya est l'incarnation même de la personne kawaii au possible qui est en réalité un danger public ambulant!



Fujimura_TaigaTaiga Fujimara:
On change de registre avec un personnage secondaire destiné à ajouter un peu d'humour au début de la série. Fujimara-sensei est professeur d'anglais au lycée de Shirou;elle est en outre sa tutrice depuis la mort de son père; même si Shirou est largement assez vieux pour se débrouiller tout seul,elle va squatter chez lui sans arrêt pour dîner... Il faut dire que son estomac est capricieux...Son caractère aussi,d'ailleurs: elle se met en rogne chaque fois qu'on la compare à un tigre...



Matou_SakuraSakura Motou:
Amie d'enfance de Shirou,Sakura est le type même de la fille timide,discrète,qui n'avouera jamais ses sentiments au héros (encore une! c'est pas vrai,Shirou est un boulet fini et il à déjà 3 prétendantes! c'est injuste!).Enfin bref,Sakura est également un perso assez secondaire dans l'animé, qui se concentre rapidement sur la Guerre et ses acteurs.Elle est la soeur de Shinji, un Master lâche et sournois.(Vous noterez que dans le jeu,il est clairement dit que Sakura était au départ un Master,mais que Shinji lui a piqué ses symboles d'invocation...)


Tous ces personnages vont se retrouver et se croiser à l'occasion de cette 5eme Guerre du Saint Graal, où de nombreux autres protagonistes apparaîtront au fur et à mesure.Et entre complots,plans d'attaques et difficultés imprévues,sans oublier les impressionnants combats entre les Servants (les duels ou apparaissent des persos charismatiques sontFate_stay_night___21___Large_08 toujours très prisés dans les animés! ^^). D'autant plus que l'histoire cache  une certaine profondeur,ne serait-ce qu'au niveau de la documentation utilisée pour mettre en scène les Servants,qui,je le rapelle,sont des personnages légendaires. Alors oui, les légendes ont été un peu transformées pour les besoins de l'histoire (je doute qu'Héraclès ait été un Berserker), cependant elles sont dans les grandes lignes respectées,et il est amusant de repérer la façon dont les scénaristes se sont servis de ces mythes pour les besoins de leur histoire...D'autant plus que l'aura entourant les personnages motive vraiement pour savoir d'où ils sont tirés: Fate/Stay Night est sans doute le seul animé qui m'a fait passer plusieurs heures sur le net rien que pour connaître les grandes lignes des légendes dont la série s'inspire. Donc en plus  de nous proposer une histoire intéressante et travaillée, FSN se paye le luxe d'augmenter notre culture générale; surtout qu'il y a dans l'animé des références à plusieurs légendes dont certaines sont assez peu connue du commun des mortels... (oui,pour nous,Européens, le mythe Arturien ou celui d'Héraclès sont partie itégrante de notre culture,mais des noms tels que Sasuke Kojiro ou même Cu Culaihn sont beaucoup moins évocateurs...)

La trame que j'ai évoquée plus haut sert de point de départ à l'histoire de FSN;cependant le jeu qui a inspiré la série ne comporte pas un mais trois scénarios,que l'on débloque au fur et à mesure.Si ils partent sur une base commune, chacun de ces scénarios est pratiquement incompatible avec les deux autres: il s'agit de trois histoires qui ont souvent pour seul point commun leurs personnages,encore que certains apparaissent ou disparaissent selon le scénario.Chacun de ces scénarios a en outre plusieurs fins alternatives. La multiplicité des scénarios permet en réalité d'explorer plusieurs facettes des mêmes personnages ce qui n'aurait peut être pas été possible avec un seul. Quand je vous disais que les bons visual novel se distinguaient par la richesse de leur histoire!
La série se basant sur ces trois scénarios (surtout le premier),évoquons rapidement les grandes lignes de leur évolution:

saber4Le premier scénario, Fate, est celui que suit majoritairement l'animé;il place véritablement Shirou et Saber au centre de l'histoire,et se concentre beaucoup sur l'évolution de la relation entre les deux protagonistes.Dans ce scénario, Shirou conserve ses idéaux du début à la fin,malgré ses désillusions.Ce scénario,bien que déjà assez complexe,est tout de même le plus simple de tous.


Le second scénario se nomme Unlimited Blade Works.Sans doute le préféré des fans,ce scénario fait la part belle àShiro_face_a_Archer Archer et Rin.Dans ce scénar, Shirou gagne véritablement en puissance,et le point d'orgue de l'histoire est le duel entre Shirou et Archer. Ce scénar révéle d'ailleurs le lien entre les deux protagonistes...L'animé reprend quelques éléments de ce scénar,notament une partie du dévellopement du personnage d'Archer,son lien avec Shirou,et une allusion à leur affrontement dans le deuxième openning.Sans oublier le sublime affrontement de l'épisode 14,qui n'était que suggéré dans le premier scénario du jeu; dans UBW,ce combat n'existe pas,par contre c'est de ce scénar que sont tirées les capacités qu'Archer utilise lors de ce combat.

sakura_tue_son_p12Le dernier scénar,qui est aussi le plus sombre,se nomme Heaven's Feel.Il est centré sur Sakura,et introduit par ailleurs un certain nombre de nouveaux personnages: True Assassin,qui remplace l'Assassin des deux premiers scénars,et un huitième Servant,Avenger:peu puissant,ce dernier serait lié à une boucle temporelle qui enferme la Guerre du Graal dans un cycle sans fin... Les motivations des trois grandes familles de magiciens qui sont à l'origine de la Guerre (les Von Einzbern,les Toshaka et les Matou),sont également éclaircies dans ce scénario.Shirou va rennonçer totalement à ses idéaux afin de sauver Sakura,trasformée en sorcière maléfique par un enchantement. L'animé y fait très peu référence,à l'exception peut être de quelques plans un peu prolongés sur Sakura,et bien sûr le costume qu'elle porte dans l'épisode 18,qui rapelle sa version "côté obscur".

L'animé se permet également quelques petites libertés par rapport aux scénarios; déjà,il y a l'épisode 14,que j'ai déjà évoqué,mais aussi la régénération du mana dans l'épisode 15,et de façon plus générale,toutes les sequences qui contenaient du hentai dans le jeu: pour que l'animé touche le plus large public possible,ces scénes ont été remplacées par de petites allusions discrétes,ou même une métaphore évidente pour l'épisode 15.De plus la conclusion de l'animéFate_stay_night___13___20 différe pas mal des  fins du jeu; le avis sont mitigés sur cette conclusion,que je trouve pour ma part bien réalisée,avec ce qu'il faut de mélancolie et de poésie sans non plus tomber dans le larmoyant...
Ah,pour ce qui est de la partie émotions des personnages... Bah c'est toujours pareil,la façon d'apréhender cet aspect dépend de la sensibilité de chacun;certains trouveront cet aspect basique et peu travaillé,d'autres vous jureront l'exact contraire... En réalité,cette partie dépend du personnage considéré,oui,il y a sans doute un peu de déjà vu,mais cet aspect me paraît tout de même bien traité dans FSN.Le chara-design aidant,les principaux personnages se voient attribués des traits dominants,et pour ma part je trouve l'évolution des deux principaux héros (Shirou/Saber) plutôt bien traitée,avec juste ce qu'il faut pour faire passer l'émotion sans trop saouler... De plus un minimum de recherches sur les origines légendaires des Servants ou sur le traitement des scénarios du jeu devrait pas mal éclairé cette partie,certes pas toujours flagrante dans l'animé.
Quand au rythme de la série... oui,il a fait couler beaucoup d'encre,et c'est vrai qu'il est un peu irrégulier et lent par moments,notament jusqu'à l'épisode 10; cependant il va s'accélérer à partir de là... Les Servants vont alors apparaître au grand jour,révéler leur identité,et déchaîner leur toute-puissance dans des affrontements impressionnants.Les combats du début de la série ne sont que de petites escarmouches comparées à l'explosion de puissance que l'on peut voir par la suite;et il est incroyablement jouissif de voir un tel pouvoir déchirer l'écran! Ceci est particulièrement Fate_stay_night___14___Large_20marqué pour l'épisode 14. Car FSN 14 déchire tout. FSN 14 est une claque monstrueuse dans la face.FSN 14 est un chef-d'oeuvre.FSN 14 est tout simplement subliminal . FSN 14 est le pilier de la série,qui justifie à lui seul qu'on la regarde.Et je n'exagére pas. Orchestré de main de maître,cette épisode fait savamment et lentement monter la tension lors de sa première partie,jusqu'au commencement du combat qui emplira de sa force non seulement la seconde moitié de l'épisode,mais aussi la fin de la série toute entière.Véritable étalage de la définition même des mots charisme et classe,cet épisode n'est pas seulement le meilleur de la série,mais peut être bien l'un des meilleurs épisodes d'animé toutes séries confondues.Tout,de la bande son à la chorégraphie du combat y est réglé au millimètre,et jamais aucun détracteur de la série  n'a osé l'attaquer.Les autres Shonen peuvent bien essayer de faire durer leurs affrontements sur des saisons entières,ils auront du mal à égaler l'intensité de ces 10 minutes de feu d'artifice,qui vous marqueront durablement;d'ailleurs le seul moyen de se rendre compte de la force de cet épisode est de le voir pour la ressentir par soi-même. A moins d'être irrémédiablement allergique à toute forme d'affrontement ou à toute production venant du Japon,il est difficile de ne pas y succomber...

05Côté animation/design, FSN se concentre surtout sur son chara design,absolument fantastique comme les illustrations de cet article vous l'ont montré. Les personnages ont été crées pour être charismatiques,et de ce côté là,ils assurent.Côté combats,c'est plutôt bien rythmé et chorégraphié,et on se prend assez facilemement au jeu; d'autant plus que certaines techniques sont assez impressionnantes... Aprés tout,qui dit guerre,dit affrontements,et là je vous garantit que ça assure graphiquement.Par contre,certaines phases de dialogues/autres voient parfois les personnages prendre des poses assez statiques,ce qui participe aux légers ralentissements dont souffre parfois la série.Cependant,je le redis,les dessins sont très jolis,FSN est un très bel animé d'un point de vue visuel.
Pour ce qui est de la partition musicale,alors là c'est du tout bon,la majorité des musiques sont excellentes,et on ne se lasse pas de les écouter. Que ce soit le thème principal de la série, des musiques mélancoliques,stressantes ou de combat, (coup de coeur pour le thème des affrontements et le premier openning ) les compositions sont soignées et collent parfaitement à l'image et aux situations...D'ailleurs,le fameux épisode 14 dont je vous ai rebattu les oreilles tout à l'heure doit la moitié de sa force à sa partition musicale impeccable.Une OST que vous vous devez d'écouter,et de réécouter!

Bien sûr, la série à été accompagnée d'une réédition en manga,ce manga,paru dans le magazine Shonen Ace suit lefate_sword_dance_pv scénario Unlimited Blade Works.On notera que le manga présente les personnages plus jeunes que dans l'animé ou le jeu.De plus,la série ayant remporté un grand succès,elle s'accompagne bien évidemment des classiques figurines,artbooks,rééditions,etc. La série à également suscité des doujins  c'est à dire des productions de fans semi-proffessionnels ou amateurs: on dénombre de nombreux mangas (strips humoristiques par exemple) et également deux jeux de combat pour PC: Fatal Fake (en 3D) et Fate/sword dance (en 2D,cf screen).

Pour conclure, Fate/stay night est un  animé de qualité,qui échappe au "fan-service" qui caractérise parfois ce genre de production.Soutenue par un trame scénaristique intéressante et mettant en scène des personnages au charisme foudroyant,nul doute que cet animé saura vous convaincre de lui accorder quelques heures de votre temps...  Pour finir,quelques liens utiles si vous désirez en savoir plus sur cet animé:

-le topic FSN du forum hyjoo: à l'image de la richesse de l'animé,ce vaste topic (173 pages!) contient toutes les informations possibles et immaginables sur FSN: interprétations,comparaisons,adresses et images,vous y trouverez sûrement votre bonheur,à condition de prendre le temps de chercher un peu!Aide: le début du topic est constitué des commentaires des fans sur la série,épisode par épisode... à lire entre deux épisodes,pour s'informer un  peu! par contre,attention aux spoils!

-site plutôt bien fait qui résume bien les différents scénars du jeu,ainsi que les connexions entre la série et le jeu.

-pour télécharger l'animé,vous avez l'embarras du choix: sharanimé, les sites de fansubs tels que KLF... n'étant pas licencié,vous pourrez trouver des liens pour le dl partout,alors,profitez-en!

Archer_dans_UBW_p8
I AM THE BONE OF MY SWORD...

(les fans comprendront :p)

Posté par bizarman à 15:00 - Manga et anime - Commentaires [2] - Permalien [#]

dimanche 21 octobre 2007

Berserk

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La terre aride et désolée offre sa poussière au vent qui charrie l'odeur âcre et poisseuse d'un sang chargé d'amersmarque marqueregrets.Au dessus de cette désolation, le soleil éclatant sait qu'il ne pourra longtemps résister à l'appel de la Lune,et se résigne à plonger le monde dans des ténèbres qu'on ne saurait imaginer.Sur cette route jonchée de trépassés, chemine la silouhette couleur de nuit de celui qui porte la marque.Poursuivi par les regrets de ceux qui ne sont plus,devant lui ne se dresse qu'une ombre encore plus menaçante, vers laquelle ses pas le poussent inéluctablement.Ceux qui se dressent sur ce chemin sont appelés à rejoindre le flux des âmes tourmentées qui disparaissent dans le néant.La haine se mêle à une tristesse infinie dans le ballet sanglant que constitue une vie perpétuellement à la frange de la mort.Tout ceci n'est il que l'aspect d'un destin aussi cruel qu'imparable, ou au contraire l'espoir qu'un jour,au delà des ténèbres, la lueur de l'espoir apparaîtra?

Nul ne le sait. En tout cas, pour le moment. Bien, cette entrée en matière vous aura au moins mis dans l'ambiance: vous655_2 savez maintenant que je ne vais pas parler d'un univers où de jolies fleurs bleues poussent joyeusement dans les champs tandis que les oiseaux gazouillent allégrement.Rien ne pourrait en effet être plus éloigné du monde sombre dépeint par Berserk. Berserk? Les amateurs de mythologie scandinave auront sans doute tilté sur ce simple mot,je reviendrai cependant sur son origine pour les autres (même si ce mot a fini par passer dans le domaine public). Mais ce dont je vous parle est avant tout un manga très populaire, considéré comme l'une des oeuvres les plus marquantes de la culture japonaise à ce jour. Si Berserk fait moins parler de lui que les aventures d'un certain apprenti ninja en pyjama orange que je me refuse de nommer ici, (vous l'aurez tous reconnu, et non,je n'ai absolument rien contre lui.) c'est qu'il ne s'agit pas d'un manga "grand public".En réalité,ce n'est surtout pas un manga "tout public": classé dans la catégorie Seinen (manga pour adultes,donc),Berserk se destine à un public averti,et croyez moi sur parole,ce n'est VRAIMENT pas conseillé aux âmes sensibles. L'auteur se nomme Kentaro Miura,et Berserk est sa seule oeuvre à avoir véritablement perçé.D'un autre côté,c'est la seule à laquelle il s'est entiérement consacré,et ce depuis son plus jeune âge (le collège en fait). Le manga paraît, comme la plupart, d'abord en pré-publication, par épisodes dans le magazine  Young Animal. Les épisodes sont ensuites rassemblés en volumes reliés,au nombre de 31 actuellement. Berserk est toujours en cours de parution, et nul ne sait actuellement quand la série s'arrêtera, sauf peut être Miura,et encore... Berserk est parfois considéré comme l'oeuvre d'une vie,ce qui suggère que la série pourra durer encore longtemps... Surtout que l'auteur est plutôt avare en révélations ces temps-ci,il est donc difficile de savoir quand l'histoire prendra fin... En France, le 21éme tome est récemment paru, aux éditions glénat; la sortie de cet épisode crucial est une bonne occasion (bon le temps passe vite,j'ai quelques semaines de retard :p) pour ce petit hommage à ce qui est considéré actuellement comme LE chef d'oeuvre du manga Dark Fantasy.

berserk_guts_bottomSe déroulant dans un univers médiéval fantastique, Berserk nous conte l'histoire de Guts, sombre guerrier au destin tragique et à l'épée démesurée...
Les trois premiers tomes constituent une fracassante entrée en matière,en mettant en scène le monde âpre et violent dans lequel Guts évolue; le "guerrier noir" fait d'entrée de jeu étalage de son apparence inqiétante et de son armement monstrueux: arbalète à répétition, bras métallique équipé d'un canon, et surtout, sa fameuse épée (ou plutôt "bloc d'acier",car une arme longue de près de 2m et large de 50 cm à la base, ce n'est plus vraiment une épée), la Dragon Slayer.Autant vous dire que toute personne se dressant devant cette véritable machine à tuer a une chance de survie voisine du zéro absolu...D'autant plus que Guts ne se contente pas de bourriner dans le tas: sa science des armes et du combat est réelle, ce qui signifie qu'en plus de manier une arme titanesque comme si elle ne pesait rien,son talent d'épéiste le rend presque invincible...Il faut dire que le but de cet armement n'est autre que de vaincre les "Apôtres", créatures d'essence démoniaque que Guts poursuit sans relâche, et pour lesquelles il éprouve une haine au delà de l'imagination.Haine qui n'est rien en comparaison de celle qu'il ressent pour un être mystérieux et très puissant nomméill_files46_artcolor Griffith, auquel il semble lié d'une manière particulière...Il faut dire que les créatures des ténèbres (apôtres,mais aussi fantômes et démons mineurs) sont également attirées par Guts, à cause de la "marque du sacrifié" qu'il porte au cou. Tout celà, le lecteur le découvre à travers les 75yeux de Puck,petit Elfe que Guts a sauvé par hasard.Ce personnage assez comique apporte d'ailleurs un peu de détente et de fraîcheur à cet univers sombre et sanglant .Car je l'ai dit et le répète,les combats dans Berserk sont tout sauf aseptisés, le sang gicle,les têtes volent, et l'auteur ne lésine pas sur la tripaille... Inévitablement,la première réaction qu'aura le lecteur à la vue de ces scènes parfois très choquantes sera un certain malaise, voire du dégoût.
Mais une fois cette première réaction passée,on finit par se demander pourquoi, pourquoi et comment un être qui semble humain a pu en arriver à une telle rage,au point de ne plus être mû que par sa haine,mais aussi par sa peur... C'est l'occasion qu'attendait Miura pour faire comprendre au lecteur les motivation de son héros,qui apparaissait jusque là comme un personnage certes charismatique,mais adoptant également une attitude antipathique, voire même égoïste et impitoyable, et qui n'avait aucun complexe à traiter durement ceux qu'il croisait (les non-ennemis,bien sûr,car les ennemis,il se contente de les tuer, sans aucune pitié non plus,d'ailleurs...).La deuxième partie du manga s'attache donc à montrer l'origine de ce que Guts est devenu, au cours d'un très long flash back(connu comme le cycle de "l'âge d'or", du titre des 10 premiers chapitres de cette période), qui s'étend sur près de 10 tomes (les tomes 3 à 13 pour être précis). C'est là que l'histoire prend véritablement corps, nous contant tout l'enfance et la jeunesse de Guts, de sa naissance (où il aurait déjà dû mourir!) aux événements ayant initié sa quête vengeresse,en passant par les nombreux personnages hauts en couleurs qu'il rencontre. Celui qui allait devenir le guerrier noir n'a en effet jamais connu la paix: élevé au sein d'une troupe de mercenaires, cet enfant "porte-malheur" selon certains (il est en effet né d'un cadavre) devra la quitter après avoir accidentellement tué son père adoptif, Gambino, le chef de la troupe.Il errera alors quelques années grif03bcomme mercenaire indépendant, jusqu'à sa rencontre avec un jeune chef militaire nommé... Griffith(ci-contre), et sa troupe de mercenaires à la renomée grandissante: la troupe du Faucon.Enrôlé dans cette troupe, Guts verra et participera à son ascension, tout en dévellopant un aspect "relations sociales" avec ses nouveaux compagnons d'armes, aspect qui était jusqu'alors absent de sa personnalité...  Point d'orgue de cette periode,la relation complexe qu'entretient Guts avec Griffith, tissée de rivalité et d'amitié, en passant peut être par une petite pointe de jalousie et d'admiration; en tout cas on dépasse vite les simples rapports chef/subordonné.Puisque deux persos centraux, ce n'est pas assez, une jeune fille au caractère bien trempé nommée Casca fait également son apparition dans cette180px_Casca_berserk_01 période.Membre des Faucons depuis un certain temps, Casca admire Griffith et bien sûr, n'aime pas les méthodes de Guts avec lequel elle se dispute souvent... Mais tout le monde sait comment évoluent ce genre de relations... :p
Nous suivrons donc au cours de ce cycle la montée de la troupe des Faucons, qui sera portée par son charismatique et ambitieux leader (ambitieux est presque un euphémisme quand on parle de Griffith:  ce dernier est le possesseur d'un pendentif, la béhélith rouge, qui,selon la légende, ne peut appartenir qu'à un homme destiné à diriger la destinée du monde...c'est pourquoi on appelle cet artefact "l'oeuf du conquérant"!) jusqu'au sommet d'une gloire éclatante... Avant de plonger brusquement dans un cauchemar total ,qui s'achève sur un final tragique, dantesque, et apocalyptique, qui était pourtant inéluctable... Le prologue nous en annonçait déjà la couleur,et les prophéties que Guts a entendues au cours de son périple de la bouche de deux êtres aussi surnaturels que mystérieux se révèlent également terriblement vraies... A un détail près toutefois:Guts survit, et de sa douleur mêlée d'une terreur sans nom naît une haine incommensurable...L'histoire nous ramène peu après l'endroit où le prologue nous avait laissés, auprès de Guts qui poursuit sans relâche sa quête vengeresse,se rebellant sans cesse contre l'idée d'un Destin déjà écrit.Les pas du guerrier noir le conduiront cependant jusqu'au retour éclatant d'un certain personnage que je ne nommerai pas pour éviter de spoiler... C'est après cet événement crucial que le manga entre dans sa quatrième grande période, qui s'oriente plus que jamais vers la (Dark) Fantasy, grâce aux nouveaux compagnons de route de Guts.Cette période est encore en cours actuellement, et personne ne peut dire où cette épique saga finira...

122_3Mais ce qui fait la rennomée de Berserk, c'est qu'au delà de la violence et de l'aspect très sombre de l'oeuvre,se cache une histoire particulièrement riche, mature, et incroyablement bien ficelée.Et cette histoire,ce sont ses personnages qui la portent, personnages d'une extrême variété à la psychologie extrêmement travaillée. Ah, je vous sens surpris de l'emploi du mot "psychologie" dans un article qui traite d'une oeuvre réputée gore et bourrine,aspect que je viens d'ailleurs d'évoquer tout au long du paragraphe précédent.Et pourtant,c'est un fait, le succès de Berserk est bel et bien du à son scénario et à ses personnages plutôt qu'à sa violence... D'ailleurs il apparaît évident que le manga n'est pas devenu un monument en ne s'appuyant que sur une suite de scènes choquantes: une simple catharsis, à but de défouloir uniquement, qui deviendrait une référence? Non,même si cet aspect est bel est bien présent dans l'oeuvre, le côté très cru de certaines séquences n'a d'autre but que de donner plus de force à l'histoire, il n'en constitue en aucun cas le noyau. Et puis il faut également rappeler que Miura met en scène un monde qui s'inspire clairement de notre Moyen-Age européen:163_3 pas besoin d'être grand clerc pour associer à cette époque un climat de violence poisseuse, d'insécurité perpétuelle et de cruauté ambiante... Entre la Guerre de 100 ans,les complots à la cour ponctués de viols,meurtres et assassinats,les orgies païennes et les salles de torture, l'auteur n'a, malheureusement, rienbataille inventé...Bon, un féru d'histoire répliquera peut être que les instruments de torture montrés ne sont pas tous contemporains,ou que Miura a mélangé plusieurs époques dans le design des armures et des châteaux; d'un autre côté,ce n'est pas un manga historique, mais une histoire de fantasy, qui ne fait que s'inspirer de faits réels.(d'ailleurs l'auteur a montré dans ses interviews un grand interêt pour la vision qu'avaient les européens de Berserk,qui contient en partie le point de vue d'un Japonais sur notre moyen âge.)Bon, loin de moi l'idée de glorifier l'aspect gore de Berserk; d'ailleurs l'auteur adopte dans le manga un point de vue assez neutre sur les horreurs qui y sont dessinées,laissant le lecteur se forger sa propre opinion...Les notions de "bien" et de "mal" n'ont d'ailleurs pas vraiment leur place dans un univers aussi sombre, qui ne s'oriente pas sur la figuration de ces scènes en elles mêmes, mais plutôt sur l'évolution de personnages extrêmement humains et réalistes,confrontés à cet univers.L'humanité,c'est bien ce qui caratérise les personnages principaux de Berserk (même si certains ne sont plus tout à fait des êtres humains...).

266800_250Par exemple, Guts est certes le héros de l'histoire,mais ce n'est pas un enfant de choeur; d'un autre côté le cycle de l'âge d'or nous fait bien comprendre,sans lésiner sur les séquences dures(cf premier chapitre du Tome 4) qu'une telle sauvagerie associée à une maîtrise des armes qui semble inhumaine est née d'un contexte de survie. Survivre,c'est bien là un des aspects les plus importants de la mentalité de Guts: avant tout, il n'est qu'un homme qui refuse la mort de toutes ses forces (dificile de trouver comportement plus humain),même et surtout si il doit y faire face. Paradoxalement, lui qui a survécu d'inombrables fois à des situations presque désespérées,qui s'est remis de toutes ses blessures continue encore et toujours d'aller au devant de cette mort qu'il craint tant, comme si l'affronter était pour lui un exutoire à sa peur...De plus, son âme de guerrier, née du fait qu'il n'a connu que les champs de bataille depuis sa naissance,n'envisage jamais d'arrêter un combat avant que l'un des adversaires ne tombeill_files39_artcolor en miettes; ce n'est donc pas demain qu'il va se poser dans un endroit calme et fleuri et ouvrir un petit commerce! Blague à part, notre berserker est également un personnage assez tragique,au sens premier du terme:soumis aux caprices du destin, ayant connu une vie plus sombre que n'importe qui,il ne cesse de se rebeller contre cette fichue destinée en laquelle il refuse de croire,même lorsque tout ce qu'il a subi semble clairement le résultat d'un plan pré-défini,qui lui avait d'ailleurs déjà été annoncé. Mais "ironiquement", sa propre mort qui faisait partie de ce destin n'a pas eu lieu... Ce qui accentue d'autant plus son idée d'un destin injuste, d'ou sa rébéllion... Lisez le tome 13, et vous comprendrez mieux: une belle scène d'apocalypse, rien de tel pour un bon petit traumatisme... heum... bref.
Ajoutons que Guts a beau être une sorte de guerrier ultime et presque invincible, il n'en est pas moins totalement humain physiquement, et ce n'est pas parce qu'il se rebelle contre la destinée qu'il échappe pour autant à sa condition de simple mortel.En clair,son 11invincibilité ne vient pas d'un quelconque pouvoir surnaturel,il ne se transforme pas en super-combattant,ne fait pas des bonds de 50 mètres suivis d'un quintuple saut périlleux arrière et ne lance pas des boules multicolores plein partout...Tout au plus est il un peu plus endurant que la moyenne,possède une musculature à faire passer Stallone pour une femmelette,et bon,il bouge pluôt vite malgré son équipement lourd. Mais ses capacités ne viennent que d'un entraînement quasiment continu,marqué par la volonté de se dépasser sans cesse...En totale opposition avec ses adversaires Apôtres qui prennent leur forme démoniaque dès qu'ils commencent à saigner un peu...Ainsi, Guts se surpasse et s'améliore au fil de son épopée; il n'est certes devenu guerrier que parce que c'est la seule chose qu'il ait jamais appris à faire, cependant, on perçoit au fil de ses combats incessants une volonté (ou une obligation) de dépasser ses limites.
Comme quoi un personnage qui semble au premier abord une brute du style "taper d'abord,poser les questions après" nous révèle en fait une personnalité complexe, qui ne fait que renforcer l'attachement du lecteur au personnage,et donc l'implication dans l'oeuvre.
De la même façon,la relation entre Guts et Griffith, cette amitié qui se transforme en une haine féroce de la part de Guts,21 (et une certaine indifférence de la part de Griffith) est un élément fondamental de l'histoire.Tout repose sur l'opposition complète qu'il y a entre les deux personnages: 07Guts, plus grand et musculeux,donne vraiment l'impression de n'avancer que par la force, alors que Griffith est beaucoup plus fin, tant par son design presque androgyne que son côté calculateur.Alors que Guts rampe dans le sang et fait le sale boulot, Griffith utilise ses succès pour s'élever au faîte de la gloire.Cependant, si Griffith est érudit et Guts, sans doute illettré (savoir lire ,ça ne sert à rien sur un champ de bataille), Guts est loin d'être stupide,et si il n'a pas la vision tactique et calculatrice de Griffith, il peut sans problème réfléchir sur lui même pour aboutir à des conclusions pas si éloignées dans la forme de ce qu'aurait pensé Griffith...
Quand un être brutal et associal rencontre un tacticien et bretteur génial, vénéré par ses hommes, qu'obtient on? Et bien, les contraires s'attirent n'est-ce pas? Effectivement, si il est clair que Griffith voit Guts avant tout comme un moyen pour réaliser ses ambitions, il en fait rapidement un élément fondamental de la troupe du faucon,mais aussi son confident;il lui accorde de plus une confiance absolue.Et l'influence de l'un sur l'autre est réelle, puisque si Griffith devient plus impulsif en présence de Guts (ce qui a le don d'énerver Casca), Guts finit par, à force d'écouter le "faucon blanc" vouloir trouver lui-même sa propre voie, même si il agit au détriment d'un autre pour cela; il n'agit ni plus ni moins que comme "l' ami" décrit par Griffith ("celui à qui on ne doit pas imposer sa vue, et qui a le courage de s'opposer à quelqu'un pour cela,même si ce quelqu'un s'avérait être moi...celui-là est un véritable ami... il est mon égal").Mais le désir d'indépendance de Guts sera perçu comme une trahison par Griffith,ce qui sera en partie responsable de la chute de ce dernier...

Tout ceci n'est qu'un apperçu non exhaustif de la richesse des personnages de Berserk,qui ne sont peut être pas tous écrasants de charisme, mais profondéments réalistes,avec leurs désirs souvent obscurs et leurs sentiments vacillants au coeur du chaos ambiant.Entre un roi noyant ses instincts coupables et sa tristesse en se dévouant à son rôle,une soldate de l'Inquisition dont la foi fervente n'est qu'un rempart illusoire face à ses peurs et ses pulsions un brin sado-masochistes, ou encore un gamin débrouillard,voleur, et plein d'enthousiasme, Berserk nous propose un vaste panel de personnalités marquées,et certains personnages secondaires ne sont pas en reste...En tout cas,hors de question pour Miura de concentrer son histoire autour du seul perso principal, même si tous les intervenants n'ont bien sûr pas la même implication.

14_15Si Berserk a acquis au fil des ans une grande renommée parmi les fans de mangas,c'est que le graphisme de Miura a considérablement évolué au fil du temps,jusqu'à devenir l'un des plus détaillés et des meilleurs que l'on puisse trouver.L'évolution est particulièrement remarquable au niveau du chara-design:il suffit de comparer les tomes 1 à 20 pour constater l'amélioration flagrante du design de Guts,par exemple.Si le design des premiers tomes est assez sommaire,(surtout celui des personnages),la qualité du dessin augmente sans cesse au cours de l'histoire. Décors et visages sont ainsi devenus extrêmement détaillés,rendus avec une précision à couper le souffle, qui n'est absolument pas handicappée par le support noir et blanc; en fait,c'est même plutôt l'inverse...Miura affectionne particulièrement les dessins d'ensemble,et il n'est pas rare de tomber sur un dessin double page montrant une vue aérienne d'un champ de bataille,ou même d'une quelconque forteresse dominant les vastes étendues en contrebas.Quelle que soit la scène représentée,le style particulier de Miura touche toujours juste,et transmet à la perfection l'émotion que l'auteur a voulu y mettre: révolte devant un massacre injuste,souffle épique d'une bataille sanglante, écoeurement devant la barbarie de l'Homme envers ses semblables, ou paix et sérénité... (il en faut bien un peu dans ce monde de brutes!)De plus, l'auteur pervient à rendre parfaitement l'illusion du mouvement lors des batailles en "floutant" légèrement les zones en mouvement, voire même en superposant sur la même image plusieurs étapes d'une même action rapide... La technique de Miura est considérée par certains fans comme la plus aboutie au monde, toutes bandes dessinées confondues.C'est peut être un peu éxagéré,d'autant que ce style très réaliste ne peut être comparé avec certain auteurs ayant recours à des dessins totalement fantaisistes...Je vous laisse vous faire votre propre opinion en la matière,les goûts artistiques sont particulièrement subjectifs.Toujours est il que Miura connaît véritablement son affaire, aussi à l'aise pour dépeindre un champ de bataille qu'une scène de sexe, un décor de taverne qu'une fête au palais du roi, un démon hideux pourvus d'organes externes placés aléatoirement qu'un adorable petit lapin rose tout mignon tout gentil (ah, non,ça,y'a pas...) ...

lieux_dimensionMais un grand nombre de dessins dans Berserk sont tirés d'influences diverses: il est de notoriété publique que Kentaro Miura possède une vaste collection d'images en tout genre,et qu'il n'hésite pas à s'inspirer de tel ou tel château médiéval pour ses forteresses, ou même de tableaux plus ou moins récents. Je vous conseille ces dossiers pour vous faire une meilleure idée, sur apresleclipse.net (site plutôt complet sur berserk que je recommande chaudement,au passage), qui référence également d'autres allusions. Notez que quelques spoils minimes peuvent se trouver sur ces pages (et des spoils majeurs sur certaines autres; mais pas trop sur les dossiers "inspirations").Comme vous pourrez le constater, les influences et allusions que fait Miura,et qui ne doivent rien au hasard,sont particulièrement nombreuses; certains fans passent leur temps à décortiquer les volumes à la recherche de la moindre allusion...Notez cependant que les inspirations les plus importantes sont la série de romans de fantasy (candidate au guinness book pour la plus longue saga de fantasy,avec quelques 80 tomes parus) Guin Saga, de Kaoru Kurimoto , et les oeuvres de deux pionniers du manga: le maître Ozamu Tezuka (Dorodoro (dont l'histoire présente quelques similitudes avec Berserk),le roi Leo,Phénix l'oiseau de Feu...), et Go Nagai, à qui l'on doit Goldorak...
vierge_fer01D'autre part, outre les influences littéraires et artistiques, Berserk s'inspire également de l'Histoire médiévale européenne; cependant la série évoque des armes,techniques et costumes répartis du Xéme au XVIéme siècle... Autant dire que la tranche est vaste; si la pluprt des fans s'accordent à dire que la présence des premiers canons et l'achèvement d'une guerre de 100 ans situeraient globalement l'histoire vers le début du XIVéme, les costumes de la cour royale,et certaines armures très ouvragées sont issus de périodes ultérieures. Comme je l'ai dit plus haut,Berserk n'est en aucun cas un manga historique.Mais l'évocation de nombreux thèmes souvent associés à l'époque médiévale laisse entendre qu'il y a tout de même pas mal de documentation derrière...Une coïncidence amusante: un chevalier mercenaire allemand du XIVéme siécle, nommé Goetz von Berlichingen  ,surnommé "Goetz main d'acier" portait une prothèse métallique en forme de main; ce dernier est connu pour avoir aidé une révolte de paysans contre un seigneur tyrannique... Cependant, Miura n'a absolument pas prémédité la ressemblance entre son héros et ce chevalier. Notez également que la religion en vigueur dans ce monde se rapproche fortement de la religion chrétienne, telle qu'elle était à l'époque,c'est à dire livrée avec inquisiteurs, bourreaux, bûchers et salles de torture, aspect très développé dans les tomes  17 à 20.
Le titre Berserk s'inspire quand à lui des Berserkir de la tradition scandinave, à savoir des guerriers entrant dans une transeguts_pas_content guerrière qui en fait des combattants enragés,insensibles à la douleur et à la peur,trucidant tout ce qui ose se pointer à portée d'épée, ami ou ennemi. On suppose qu'au delà des guerriers à la force animale décrits par les légendes, les berserk étaient tout simplement des guerriers d'élites que les "mages" des tribus nordiques droguaient pour provoquer en eux cette explosion de brutalité.Toujours est il que l'état de berserk,popularisé par la littérature et les jeux de rôle, colle dans le manga parfaitement à l'attitude de Guts lors de ses combats les plus intenses, au cours desquels sa haine,sa rage et ses réflexes prennent entièrement le contrôle de son être...Etat encore accentué dans les derniers tomes par un artefact appelé l'armure du Berserk,qui augmente grandement les capacités du porteur mais le rend enragé, et constitue pour lui un danger mortel. Autre référence aux mythes nordiques,le royaume où se déroule la mjorité de l'action se nomme le Midland, ce qui n'est qu'un anglicisme à partir du nom Midgard, le "Terre du Milieu", ou monde des hommes.
ill_files18_artcolorMais les références peuvent également être des clins d'oeuil humoristiques,et le personnage le plus qualifié pour cela,c'est bien entendu Puck l'Elfe! Il apparaît ainsi au cours de désopilantes scènes en SD, lors desquelles il adopte des formes diverses, notamment celle de Maître Yoda, ou encore de héros de vieilles séries japonaises...Un peu d'humour,qui ne fait pas de mal à une série qui serait bien trop noire sinon! (d'ailleurs l'intéressé le dit lui même: "si je n'étais pas là,cette histoire serait beaucoup trop sombre!")

Pour finir, une évocation inévitable des produits et productions dérivés du manga. Pour commencer, une série animée à été produite en 1997 (et sortie en france en 2002!); cette série, extrêmement fidèle àberserk l'oeuvre originale, se concentre sur la période de l'âge d'or,plus particulièrement sur l'épopée de la troupe du Faucon.Bien que de bonne facture, la série animée accuse son âge,les dessins en sont un peu vieillots,et assez statiques.De plus l'animé réalise quelques simplifications par rapport au manga, en supprimant plusieurs personnages, qui ne sont pas essentiels à la période traitée.En général, l'animé est considéré comme une bonne initiation à l'univers de Berserk; le 24éme et dernier épisode s'achève de façon assez frustrante, ce qui incite à la découverte de l'oeuvre de base, bien plus complète,et surtout,qui raconte la suite!Cependant les fans du manga ayant regardé l'animé après lecture se sont souvent retrouvés un peu déçus par une adaptation qui oublie tout de même quelques menus détails...Cependant la trame générale est globalement la même,c'est à dire une histoire en béton portée par des personnages réalistes et attachants.
game_ps2_gameplay2Comme l'animé,ça ne suffit pas, Berserk s'est également vu adapté en jeu vidéo. Deux jeux ont vu le jour,le premier, Sword of the Berserk: Guts' rage sur Dreamcast prend place peu après les évènements du tome 13: il propose de suivre les aventures de Guts sur une période non traitée dans le manga: si l'histoire prend quelques libertés avec la série, elle est néanmoins très travaillée, mise au point par Kentaro Miura lui même.
Le deuxième jeu est sur PS2; son histoire démarre au tome 22 du manga,et suit la trame de Miura (à quelques détails près) jusqu'au tome 30 environ.Ce jeu n'est sorti qu'au Japon,pour la raison évidente que le tome 22 n'était pas (et n'est toujours pas,à l'heure où j'écris ces lignes) sorti chez nous.
Ces deux jeux sont de type Hack'n'slash. En clair,les phases de jeu15 consistent principalement à avancer d'un point à un autre en bourrinant du monstre.
Quand aux autres produits dérivés,figurines et artbooks ont bien sûr envahi les magasins spécialisés japonais; ils restent cependant difficiles à trouver chez nous...En tout cas, l'engouement pour Berserk est réel,on peut le voir au travers des excellents résultats du manga et de ses produits dérivés.

Pour conclure... et oui, il est temps de conclure ce ballet sanglant auquel je vous ai invités, à la découverte d'un Seinen Dark Fantasy ne manquant pas de caractère: Berserk! Nous avons vu que derrière l'aspect violent qui semble le qualifier, l'univers de Berserk est en réalité riche d'un scénario extrêmement mature et travaillé,qui provoque un maëlstrom d'émotions chez le lecteur...émotions passant comme une lettre à la poste grâce au style recherché de Kentaro Miura,considéré comme l'un des meilleurs mangakas actuels.Difficile de rester indifférent à ce monument qui fait date dans l'histoire du manga!Le seul reproche que l'on pourrait lui faire,c'est qu'après s'être plongé dans un univers aussi prenant et détaillé, de nombreux autres mangas peuvent sembler bien fades... La tentation de comparer est grande, et même les autres Seinens de Dark Fantasy (actuellement, Claymore et Ubel Blatt font pas mal parler d'eux) souffrent de la comparaison avec le "chef d'oeuvre" incontestable du genre. Fort heureusement, de nombreux genres différents paraissent,qui peuvent se révéler tout aussi passionnants,sans souffrir d'une comparaison facile.
En bref,si vous avez le coeur bien accroché,que vous aimez la Fantasy et que vous ne connaissiez pas encore,plongez-vous sans plus attendre dans ce monde aux limites de l'Enfer... un univers qui vous Marquera... à jamais.

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vendredi 29 février 2008

De chouettes nanas...

Nana, pour quelqu'un d'un tant soit peu cultivé, c'est un roman de Emile Zola qui parle de prostitution.
Le thème sera plus léger pour le Nana dont je vais vous parler!
Nana c'est un manga que les plus otakus connaissent déjà, et que les plus novices viennent de découvrir sur Virgin 17 en version animée. Et ça vaut vraiment le coup!

163590919_smallHistoire :

Nana, c'est l'histoire de deux jeunes filles qui portent le même prénom (oui Nana... Ouah! Quelle perspicacité!), qui se rencontrent dans un train de banlieue en direction de Tokyo. Elles s'y rendent afin de démarrer une nouvelle vie : la première Nana part rejoindre son petit ami, la seconde compte démarrer une carrière de chanteuse professionnelle. Tout les oppose et pourtant le destin semble avoir décidé de les réunir : elles se retrouvent par hasard dans un même appartement, et en deviennent colocataires.466984100_small

Les personnages :

Les deux personnages principaux, très antagonistes, sont un peu les deux faces d'une même personne. On se retrouve autant dans les petits caprices et les rêves de Hatchi (surnom de la Nana n°1), autant que dans la détermination et le machiavélisme de Nana (n°2). C'est cela qui rend ce manga aussi attachant. Hatchi est un personnage au coeur d'artichaut, en manque d'amour, et Nana une jeune femme possessive et déterminée. Au delà de leurs caractères, leurs univers s'entrechoquent : celui Kitch et Pop-Kawaï de Hatchi, et celui Punk Rock de Nana. Le paradoxe permanent, et la jeu régulier entre les narratrices et leurs pensées inavouées, c'est ce qu'il y a de plus marquant. Marquante également, la relation crypto-homosexuelle qui s'installe entre les deux femmes.Nana_anime1

Une histoire intelligente :

Autour d'une trame assez simple, ce shojo traite d'une palette assez large de sujets, fait suffisamment rare dans ce type de  manga pour être noté. Les relations homme-femme sont évidemment traitées, mais également des sujets moins faciles comme la prostitution adolescente, ou encore la maternité non désirée. Au delà de ces choses communes à tous les adolescents et jeunes adultes dans le monde, on peut voir quelques clin d'œil à la culture japonaise. Nana devient un manga qui diffuse les coutumes du pays en les expliquant de façon ingénieuse, sans nos couper de l'histoire.

NANA_NANAUn manga pour fille?

Oui mais qui plaira aux garçons. La majorité des personnages sont des jeunes hommes aux caractères variés, pas trop clichés (pour une fois). Et puis l'histoire ne tourne pas seulement autour des deux Nana, mais également autour d'une rivalité entre deux groupes. Celui dont Nana est la chanteuse, Blast, un groupe de Punk Rock en voie de reconnaissance par le public, et celui du petit ami guitariste de celle ci, Trapnest, un groupe de J-pop très populaire. Une histoire très Sex'Lov'n'Rock'n'Roll, qui rappellera à ceux et celles qui ont un jour monté un groupe les bons souvenirs de répèt'.


Bref jetez un oeil sur le manga disponible chez tous les bons libraires, sur la série diffusée actuellement sur Virgin 17, ou même sur le film sorti en 2005 qui "résume" l'histoire... ça en vaut la peine. Faites seulement attention à une chose : on devient vite accro!


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mardi 18 mars 2008

La french touch

Non, les mangas ne sont pas seulement écrits par des japonais ou des occidentaux expatriés au Japon. Il existe des mangas français, et je vais vous présenter deux exemples qui prouvent que les auteurs francophones savent faire du bon manga.

 

On nous parle du manga comme d'un format typiquement japonais, comme on parle d'un comic book américain, d'un comic strip anglais, et d'une BD franco-belge. Le mélange des genres et des origines est généralement assez mal vu, et d'ailleurs tous les puristes vous diront "boouuuh les français ils savent pas faire des mangas c'est nul aaah blasphème". Vous vous doutez bien que ce n'est pas vrai pour tout.

Le saviez vous?

Un manga franco-belge est aussi appelé un "manfra".
Ils sont divisés par types exactement comme
les mangas japonais (shonen, seinen etc..).


VISUEL_PEN_DRAGONLe premier manfra que je vais vous présenter s'intitule Pen Dragon, et a été écrit et dessiné par un certain Mika (non pas le petit anglais aux cheveux bouclés qui chante comme une fille, un autre). Pen Dragon, ça vous inspire?
Oui c'est ça, Pen Dragon comme Arthur Pendragon fils de Uther Pendragon, roi de Bretagne et copain de Merlin l'enchanteur (mais non pas celui de la série d'Alexandre Astier, Arthur, celui des légendes de la quête du Graal et de la table ronde).

L'histoire : C'est en réalité une sorte d'adaptation des légendes arthuriennes à la sauce dragon ball... Il s'agit d'un jeune garçon qui à besoin du Graal pour réparer les bêtises causées par son énergie débordante, et surtout, pour sauver sa mère. Un peu compliqué à expliquer mais vraiment, vraiment très joyeux, enlevé, un peu fou sur les bords, mais très bien pensé.

Les graphismes sont très clairs, les personnages sympathiques  : tout pour en faire un véritable monument de la bande dessinée.

Pen Dragon chez les Humanoïdes associés, collection shogun/shonen. Tome 1 et 2 disponibles.

 

couv_2Le second est d'un genre très différent. Lolita HR, c'est l'histoire d'un monde totalitariste dans lequel les gens vénèrent des robotschanteurs, machines a faire de la musique commerciale et sans âme. Dans les ghettos, un jeune homme du nom de Mehdi tombe désespérément amoureux de Lolita, une chanteuse en chair et en os qui revendique la suprématie de l'humain sur la machine. Amour sans espoir, d'autant plus que les cyberchanteurs sont le moyen de contrôle des tyrans sur le peuple, et que la Lolita, qui se prétend porte-parole de la résistance, semble au final n'être pas si humaine que ça...

Les graphismes de J.Rodriguez sont plus complexes et sombres, et l'ambiance SF ressort bien de l'ensemble.  Le scénario, signé D.Rieu, manque peut-être parfois un peu de tact, mais révèle une histoire dense et passionnate.

Lolita HR chez les Huménoïdes Associés, collection shogun/seinen. Tomes 1 et 2 disponibles.

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mardi 22 avril 2008

Full Metal Panic

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1172394794De retour d'une mission périlleuse de pacification armée dans les tréfonds des montagnes de l'Ouzméjistan du sud-est,au coeur des forêts de haute altitude infestées de terroristes embusqués, de mines,et de pièges electromagnétiques  dernière génération; ayant passé victorieusement les lignes de chars et d'hélicos AX-33Z-22-43,je suis à nouveau opérationnel, après avoir pris le temps de me doucher pour nettoyer les traces de boue laissées par ma chute, sans doute provoquée par un objet cylindrique de taille standard, appartenant selon toute vraisemblance à la classe "canette de coca". Sans doute un touriste l'a t-il oubliée dans ce coin accueillant...FMP_TSR01_03
Bon, vous devez déjà vous dire que la chute n'a pas altéré que mes vêtements, mais puisque je suis de retour, autant en profiter pour écouter (enfin,lire) ma petite présentation de la dernière série que j'ai exhumée de la masse immense et dense du monde des animés japonais. Alors oui, Full Metal Panic n'est plus une série toute récente (la première saison est parue en 2001), mais elle a su conserver une certaine fraîcheur et une part d'originalité, gardant ainsi sa place dans le coeur des fmpvkhcbfans. S'imposant comme un grand classique,  FMP est clairement une de ces oeuvres  qui se laissent regarder et regarder encore, sans que la lassitude ne pointe jamais... Il faut dire que la formule assez détonante de la série fait mouche, mêlant habilement action pure, moments plus émouvants, humour,et personnages humains et charismatiques. Mais pour le néophyte, FMP n'est pas si évident à aborder que cela. La série comporte en effet trois saisons, et le ton décalé de la deuxième en aura surpris plus d'un... Sans compter que les origines de la série sont souvent méconnues... Heureusement pour vous, votre fidèle et dévoué agent du renseignement, à savoir moi, vous a concocté un petit rapport circonstancié sur la chose, afin que vous ne vous aventuriez pas à découvert en terrain inconnu... Votre mission est donc de le lire au plus vite, tout en vous méfiant des mines qui pourraient gêner votre progression...

A l' origine de l'anime, on trouve une série de 17 romans de Gatou Shoji, publiés entre 1998 et 2006 dans le mensuel "Dragon Magazine",puis édités en romans complets.Le succès de cette série à motivé,comme souvent, son adaptation en manga puis en anime.
fmathesecondraidal7L'histoire? Tout commence dans un monde qui ressemble à s'y méprendre au nôtre, à deux ou trois détails géopolitiques près, en 2001. Vous noterez que l'URSS y existe toujours,et que certains pays imaginaires font leur apparition... (ce qui évite les "incidents diplomatiques" lorsqu'il s'agit d'exporter la série...) Bref, la plupart des armées utilisent désormais des mechas, les Arm Slaves,ainsi que de nombreux moyens technologiques qui semblaient totalement incongrus 20 ans auparavant. Naturellement, c'est bête de posséder des armes surpuissantes si on ne peut pas s'en servir, autant vous dire que certaines régions du monde risque de partir en cendres à tout instant; de plus, trafics d'armes et terrorisme se multiplient... C'est pourquoi une organisation mercenaire indépendante, Mithril, fut créée dans le but d'apporter un peu de justice au sein des conflits et de lutter contre les terroristes de tout poil. Cette force dispose d'énormes moyens, et d'équipements de très haute technologie. Notre héros, Sagara Sosuke, 17 ans est membre de cette organisation.Pilote de mecha émérite, et soldat d'élite malgré son jeune âge, il va se voir confier une mission plutôt... inhabituelle. Il s'agit de s'infiltrer en tant qu'étudiant dans un lycée Japonais, afin de surveiller unefmp certaine Chidori Kaname, laquelle serait convoitée par des terroristes. En effet, elle est ce que l'on appelle une Wispered, c'est à dire qu'elle possède de manière innée et inconsciente des connaissances sur une technologie aussi avancée que mystérieuse, à l'origine des récentes avancées militaires: la Black Technology .  Evidemment, il y a là de quoi attirer des convoitises:on dit que la Black Technology pourrait réduire l'arme nucléaire à l'état de jouet en fer-blanc...
Le hic là dedans, -et c'est là ce qui donne toute sa saveur à la série- c'est que Sagara, mercenaire depuis son plus jeune âge, n'a jamais été à l'école, ni même vécu dans une société en paix! Autant vous dire que si il assure sur le terrain, sa paranoïa naturelle et sa protectedimage2science des armes ne lui attirent que des ennuis au sein du lycée... ainsi que les foudres de Chidori, qui est dotée à ses heures d'un caractère plutôt... explosif.Vous pourrez compter le nombre de dérouillées que se prend ce pauvre Sagara, que ce soit pour avoir lançé des grenades dans les couloirs,explosé les statues de la salle d'art par crainte d'un assaut terroriste,ou fait crasher tous les systèmes électroniques de l'école grâce à un radar anti-aérien... Mais bon, tout le monde sait comment ce genre de relations évoluent, car il est certaines conventions narratives dont on ne se défait pas...
La série alterne ainsi à un rhytme effréné les missions dangereuses au bout du monde et les déboires de Sagara au lycée,ce qui produit un effet pour le moins détonnant, d'autant plus que le développement de l'hisoire est à la hauteur. Mais plutôt que de m'attarder encore sur les méandres du scénario, ce que je ne ferais de toute façon pas pour ne pas spoiler, passons à une rapide présentation des personnages principaux.

Sagara Sosuke:
sagara_sousukeHéros de l'histoire, Sagara est, je l'ai déjà évoqué, un mercenaire d'élite (indicatif Uruz 7) membre de l'organisation Mithril.Lors de ces missions, il pilote l' Arbalest, un mecha équipé du système Lambda Driver, qu'il éprouve quelques difficultés à maîtriser. Il faut dire que ce système consiste à générer un champ de force (qui a un usage aussi bien défensif qu' offensif) par la seule force de la pensée,et qu'il nécessite soit une grande concentration, soit un stimuli particulièrement fort...
Sagara prend toujours tout au sérieux et il reste le plus souvent impassible.Ce qui ne veut pas dire qu'il est dénué de sentiment, bien au contraire...Mais pas mal de ses "bêtises" au lycée voient leur effet comique accru lorsqu'il les évoque le plus naturellement du monde. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir un étudiant justifier le plastiquage de la moitié des casiers du lycée par l'observation d'une activité suspecte (un cheveu), ni interpréter les fragments d'une lettre d'amour comme provenant d'une lettre de menace! Naturellement il prend très à coeur sa mission de protection de Chidori, s'y impliquant de plus en plus au fur et à mesure de l'évolution de leurs relations... Parfois au détriment de ses autres obligations...

Type même du bon soldat, Sagara sait également se montrer prévenant et attentionné envers ses compagnons d'armes, et même presque romantique (très rarement, et ça part en vrille assez vite...).

Chidori Kaname:chidori_anime
Perso féminin principal,agée de 16 ans,c'est elle que Sagara Sosuke est censé protéger...Dans son lycée, elle est autant admirée pour sa beauté que crainte pour son caractère parfois volcanique... Lequel caractère est responsable de nombreuses contusions infligées au sergent Sagara, le plus souvent à coup d'éventail ou de batte de base ball ! Car c'est bien sûr Chidori qui reprend notre mercenaire lorsqu'il fait une boulette.Ce qui ne l'empêche pas d'avoir un faible mal dissimulé pour lui, naturellement...



fmptestarossauj5Teresa Testarossa (mais vous pouvez l'appeler Tessa):
Tessa est une jeune fille d'apparence fragile et maladroite,mais elle est surtout le capitaine d'un sous-marin de très haute technologie, appartenant à Mithril: le Thuata de Danann.C'est par conséquent la supérieure de Sagara, et bien sûr, elle aussi est amoureuse de lui... (où serait on sans triangle amoureux? voyons!) Derrière son aspect "peut pas faire trois pas sans se casser la g****", Tessa est dotée d'un caractère bien trempé, et montre un talent véritable pour le commandement. C'est également une Whispered, (à croire que Sagara les attire!) dotée d'une intelligence peu commune, qui lui vaut le respect de ses subordonnés comme de ses supérieurs.

kurzKurtz Weber:
Ce sniper est membre du même escadron que Sagara, il porte l'indicatif Uruz 6. Un brin pervers et insouciant,il est souvent rappelé à l'ordre par sa supérieure Mélissa Mao à ce sujet... Ce qui ne l'empêche pas d'être un excellent sniper, indispensable pour épauler l'escadron lors des missions.


melissaMelissa Mao:
Supérieure de Sagara et Weber, le sergent-major Mao porte l'indicatif Uruz 2. Assez professionnelle lors des missions, elle n'hésite pas à user de son charme pour tromper ses ennemis...Elle posséde un sens indéniable des responsabilités, et est un soutien sans faille pour ses compagnons d'armes.  Elle a également un léger penchant pour la boisson, à l'origine de quelques altercations avec Tessa qu'elle voit un peu comme une gamine.

Richard Mardukas:
Commandant en second du Tuhata de Danann. Extrêmement sérieux, il s'assure que les ordres de Tessa soient appliqués à la lettre. Cependant, il n'est pas toujours d'accord avec cette dernière, notament quand elle semble adopter un comportement enfantin ou qu'elle s'intéresse d'un peu trop près à Sagara...

kalininAndrei Karinin:
3eme dans la hiérarchie de l'équipage du TDD, Karinin est un vétéran qui donne l'impression d'avoir tout vu, et qui semble capable de survivre à n'importe quelle situation.Ses nerfs sont d'acier et on dit que  la balle qui le tuera n'a pas encore été forgée... C'est également lui qui a enrolé Sagara dans Mithril.


protectedimageGaul:
Principal adversaire de Sagara en particulier et de Mithril en général (surtout pendant la saison 1), Gaul est un terroriste international quelque peu dérangé,à la gâchette facile et au sourire sadique...Il connaît Sagara et Karinin depuis longtemps,et il va sans dire qu'il les déteste... Bon, en même temps, ils ont essayé de l'assassiner, c'est un peu normal... Gaul est également un redoutable pilote d'AS, et sa machine est équipée du Lambda Driver.Evidemment, il s'en sert bien, lui...(privilège du statut de méchant)

FMP_TSR02_4Gates: (à gauche sur le screen)
Si Gaul est un peu dérangé, Gates, lui, est complètement, totalement et irrémédiablement fêlé... Dans la saison 3, il dirige la troupe de choc d'Amalgame, une puissante organisation terroriste,et il remplit donc de facto le rôle de vilain principal.Ses accès de démence le rendent assez ridicule, mais ils s'accompagnent souvent de folie meurtrière, pouvant être dirigée aussi bien contre des ennemis que ses propres subordonnés. En fin de compte, un personnage peu recommandable, mais expert dans l'art du combat; il va sans dire qu'il maîtrise le Lambda Driver (être taré aide pour utiliser l'engin, paraît-il...)

bscap0000iior4Yuifan et Yuilan:
Deux soeurs jumelles, nées sous le signe des  euh redoutables tueuses d'élite au service d'Amalgame (saison 3). Yuilan est redoutables dans le maniement des armes blanches, alors que sa soeur est experte en pilotage d' AS. Elles obéissent à un mystérieux sensei... La relation entre les deux soeurs semble un peu perverse,mais ce n'est pas ça qui remettra en cause leur efficacité...

6264075_tr0t1Leonard Testarossa:
Un personnage TRES mystérieux. Comme son nom et son apparence l'indiquent, il s'agit du frère aîné de Tessa. Il joue un rôle important au sein d'Amalgame, mais il se montre peu, alors il est difficile de cerner ses véritables buts. Dans tous les cas, c'est un Wispered doublé d'un inventeur génial.


Ces personnages sont donc les acteurs d'une intrigue bien travaillée, contenant juste ce qu'il faut d'humour et de suspense pour accrocher le public jusqu'au bout...Complots et conflits armés sont au programme, mais ce n'est pas pour ça que les mésaventures lycéennes de Sagara sont mises de côté,ce qui permet de décompresser entre deux champs de bataille à l'aide d'un peu d'humour. Cependant, le découpage de la série en trois saisons distinctes fait une séparation très nette entre les épisodes "sérieux" (saison 1 et 3), et les épisodes plus humoristiques (totalité de la saison 2). Une petite description de chacune de ces trois saisons s'impose, afin de mieux décrypter le phénomène.

Saison 1: Full Metal Panic (24 épisodes, 2001):

fmp_17_07La première saison pose les bases de l'histoire telles que je les ai décrites plus haut. Après quelques épisodes destinés à présenter situation et personnages,de façon majoritairement humoristique(à quoi peut bien servir une capote lorsqu'on est perdu en pleine jungle hostile à plusieurs dizaines de km de sa base?), l'action démarre très rapidement, pour ne plus se relâcher jusqu'à la fin , malgré quelques épisodes au ton plus "léger" destinés à apporter une touche humoristique. Cette saison reste orientée sur l'action et le développement de l'histoire.

Saison 2: Full Metal Panic? Fumoffu! (11 épisodes + 2 spéciaux, 2003):

Cette saison aura dérouté bien des fans de FMP lors de sa parution! En effet, elle est exclusivement axée sur l'humour! Ungeneworld_full_metal_panic_fumoffu_1280 certain nombre de chapitres humoristiques des romans FMP y sont mis en scène; naturellement,le sujet principal est la difficile (impossible?) intégration de Sagara Sosuke à la vie civile.Pas de combats à l'horizon, mais au fond... peu importe. Car rarement série animée aura été aussi délirante! Il est vrai que l'idée de départ était excellente (mettez un mercenaire dans un lycée normal, adjoignez lui une fille au caractère explosif, et regardez le résultat! ), mais les producteurs ont su l'exploiter au mieux pour nous fournir un délire de haut vol. Oui, c'est totalement débile. D'un autre côté, entre les poursuites à vélo, les coups d'éventail sur la tête, les parodies de combat, et les références innombrables,  on n'a pas le temps de s'ennuyer! Croyez-moi ou non, mais la seule larme de tristesse que m'a fait verser cette saison, c'est lorsqu'elle s'est terminée! Le "Fumoffu" du titre vient de la mascotte de la saison, une charmante peluche nommée Bonta-kun ; cette peluche est utilisée par Sagara lors de ses "combats", et tourne les mechas habituels en dérision.Le son qu'elle émet est bien sûr "Fumo... Fumoffu!" Notez également le changement de studio d'animation: le studio Gonzo qui s'était chargé de la saison 1 a passé le flambeau à Kyoto Animation,et le résultat en est une amélioration graphique assez impressionnante.

Saison 3: Full metal Panic: The Second Raid.(13 épisodes, 2005):

FMP_TSR02_5Toujours réalisée par le studio Kyoto Animation, cette nouvelle saison se démarque de la précédente dès le premier épisode, qui nous plonge au coeur d'un conflit nécessitant une intervention de Mithril. En clair, fini de rigoler, il est temps de passer aux choses sérieuses. En effet, les actions de l'organisation terroriste Amalgame menacent la paix mondiale, alors que Sagara a de plus en plus de difficultés à gérer sa double vie de mercenaire et de lycéen.D'autant plus que son incapacité à se servir à volonté du Lambda Driver n'est pas là pour lui remonter le moral... Une nouvelle saison qui réutilise avec talent tous les ressorts de laFMP_TSR03_6 première, sans pour autant oublier d'intégrer quelques séquences humoristiques. Son seul défaut: 13 épisodes, c'est bien court lorsqu'on veut développer une histoire de la trempe de celle d'un FMP... Ce qui fait que certains personnages(notamment Leonard ) manquent quelque peu de développement. Ce qui n'empêche pas la saison de remporter un franc succès, quoique plus mitigé que celui de la saison 1. Le scénario se révèle toujours aussi passionnant, malgré de petites longueurs un peu avant la fin.Quand aux combats, ils ont également une certaine classe, et ils ne manquent pas d'intensité...
La fin de TSR appelle à une suite, ce qui est tout à fait envisageable, bien qu'aucune information n'ait jusqu'à présent filtré à ce sujet.Cependant, rien non plus n'est venu infirmer cette théorie, et les choses pourraient rester en suspens pas mal de temps encore... Wait and see!

Voilà qui conclut mon rapport sur cette série détonante, qui mérite bien sa place au panthéon des animés, autant par son humour que par le développement de son histoire. FMP est donc une excellente série, qui a su exploiter à merveille son idée de départ; que ce soit les scènes d'actions ou les séquences humoristiques, on ne peut qu'être impressionné par le travail effectué. On en vient à regretter qu'aucune suite n'ait été annoncée,même si suffisamment de romans ou de chapitres des romans n'ont pas encore été traités. En bons fans, il nous faudra attendre avec la patience d'un membre des forces spéciales embusqué dans les montagnes en guettant un convoi ennemi...En attendant, je vous conseille de vous régaler avec les épisodes déjà existants, qui méritent bien qu'on se donne la peine de les voir. D'ailleurs, à cet effet, je vous accorde une petite permission. Rompez!

soregaaideshou6

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samedi 23 août 2008

Jusqu'a ce que la mort nous sépare

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L'industrie du manga est désormais florissante, et on ne s'étonne plus de découvrir chaque année de nouvelles séries qui nous emmènent dans des univers toujours plus variés et inventifs... Naturellement, toutes ne peuvent pas retenir notre attention, au grand soulagement de notre porte-monnaie. Néanmoins, il ne faut parfois pas grand chose pour découvrir une nouveauté: couverture accrocheuse, titre prometteur, design alléchant... Et avant d'avoir compris ce qui nous arrivait, on se retrouve à refermer le premier tome et à attendre impatiemment la suite. Et Jusqu'à ce que la mort nous sépare est justement l'une de ces nouveautés prometteuses qui risque bien de devenir très populaire dans les mois à venir. Certes, ce manga d' HIroshi Takashige (scénario) et Double - S (dessin) ne va pas révolutionner le genre, mais il s'agit d'un seinen d'excellente facture qui saura vous faire passer de bons moments, pour peu que vous ne soyez pas complètement allergiques  aux combats urbains musclés et technologies cyberpunk...

Le manga est sorti en 2005 au Japon, prépublié dans le magazine Young Gangan, et édité par Square Enix, la fameuse société dont le nom seul est un argument de vente, puisqu'il est irrémédiablement associé à celui de Final Fantasy. Bien sûr, des mangas très divers sont édités par la firme, qui ne se cantonne pas à la fantasy/SF. En France, le premier tome est paru le 27 mars 2008, c'est dire si la série est récente... La série est toujours en cours, avec 7 tomes parus au Japon, et 3 en France.

_arcanys_Until_Death_16L'histoire? Une jeune fille de 12 ans, Haruka Toyama, échappe soudain à ses ravisseurs, qui convoitent son don exceptionnel: elle est en effet capable de prédire l'avenir de personnes qu'elle connaît, avec une fiabilité de 90% . C'est ce don qui l'amène à fuir dans la direction de la seule personne capable de la protéger: un étrange aveugle nommé Mamoru Hijikata. Elle le supplie alors de la protéger, cet engagement étant valable "jusqu'à ce que la mort les sépare", suivant ses propres termes. Bien que surpris, notre aveugle accepte, et, comme on s'y attend, met la pâtée aux vilains Yakuzas. Il faut dire que, s'il est effectivement aveugle, il dispose de l'assistance de technologies ultra perfectionnées: ses lunettes et sa canne sont en effet des émetteurs/récepteurs d'ultrasons, qui renvoient après traitement du signal une modélisation 3D de son environnement directement à sa rétine.
Ce qui est largement suffisant pour repérer ses adversaires en situation de combat... D'autant plus que Mamoru (vous61q5t6zi774x90o noterez que ce nom signifie "protéger") est expert en arts martiaux, particulièrement du combat au sabre. Son équipement est donc complété par un katana caché dans sa canne; et afin de faire le poids face à des adversaires plutôt portés sur des armes à feu et qui aiment se cacher derrière des murs de béton de 3 mètres d'épaisseur, l'arme en question a été traitée et son tranchant recouvert d'un revêtement mono-moléculaire, ce qui lui permet de couper n'importe quelle matière... La rapidité et l'expérience de Mamoru font le reste.
Cependant, Mamoru ne peut pas profiter seul de ces technologies; le traitement des données de ses récepteurs ultrasonores, le neutralisation des appareils électroniques ennemis ou encore le repérage des lieux sont assurés par un opérateur nommé Igawa, travaillant depuis un fourgon blindé bourré d'ordinateurs et de capteurs de dernière génération. Ce petit génie de l'informatique, assurément le personnage préféré des Geeks, est le partenaire indispensable de Mamoru lors de leurs missions _Bakafish_Until_Death_Ch010_12dans Tokyo.  Car il est évident que nos deux compères ne se trouvaient pas là uniquement pour sauver une jeune demoiselle en détresse, toute exceptionnelle qu'elle soit. Ils sont tous deux membres d'un immense réseau de lutte contre le crime, constitué uniquement de bénévoles ayant souffert d'actes criminels: Elements Network. Ce réseau permet à chacun de ses membres de participer à la lutte contre le crime à son échelon; de grands scientifiques en faisant partie, il est logique que les membres chargés des missions de capture des criminels bénéficient des meilleures technologies...
C'est ainsi que Mamoru peut user et abuser de ses incroyables capacités malgré sa cécité. Cependant, il n'a rien du vaillant défenseur de la veuve et de l'orphelin sans peur et sans reproche: bien que son contrat avec Elements Network lui interdise de tuer les criminels, ses méthodes restent brutales, et son comportement cynique digne de ceux qu'il pourchasse... Et son passé est sombre, il est bien possible qu'il ait autrefois été un tueur de renom...
A ce stade, vous me direz sans doute que Mamoru, c'est un genre de Daredevil, les super-pouvoirs et l'idéalisme en moins,  e3d1o99553oirk4et la haute technologie en plus. Ce qui n'est pas tout à fait faux,  même sans être fan de comics, j'avoue avoir moi aussi pensé au démon sans peur en voyant  les capacités de Mamoru... Ceci dit, on se démarque tout de même pas mal de cette référence, c'est sur ce genre d'exemple que l'on sent que les mangas et les comics sont deux genres très différents malgré une connectivité pas si impossible que cela...
Toutefois, Mamoru semble prendre à coeur sa mission de protection d'Haruka; et elle en aura bien besoin, car de nombreuses personnes seraient prêtes à tout pour bénéficier de son don... Ainsi s'entrecroisent autour de l'affaire diverses personnes aux motivations troubles, du président d'une multinationale sans scrupules au yakuza ambitieux, en passant par un terroriste international couvert par l'immunité diplomatique, un commissaire de police intègre mais dépassé par les événements, ou même les membres de la brigade antiterroriste d'Elements Network...
Ce qui présage bien entendu nombre de poursuites et d'affrontements au coeur de la jungle urbaine qu'est Tokyo... Car si le scénario de base s'avère prenant et intéressant, la série se concentre tout de même pas mal sur l'action, il faudra donc s'attendre à ce que les informations sur les personnages nous soient révélées au compte-goutte... Mais ce n'est pas comme si l'intérêt n'augmentait pas au fur et à mesure; on dénote peu de temps morts dans les trois tomes actuellement parus, et l'histoire augure du meilleur pour la suite.

Côté des dessins, c'est très joli, clair, et réaliste, un soin évident étant apporté au chara design et au style vestimentaireUntil_Death_Ch005_01 particulier de certains persos. On peut dire que les personnages ne manquent pas de charisme,et si Mamoru crève l'écran dès les premières pages, d'autres personnages comme Igawa ou la jolie Serena ne sont pas en reste... Ceci dit, les décors urbains ou les plans représentant la vision 3D de Mamoru n'ont pas non plus à rougir de la comparaison avec d'autres séries. L'aspect de jungle urbaine impitoyable transparaît à chaque instant, que ce soit dans le design des personnages ou celui des bâtiments. Le côté High-tech qui apparaît dans l'histoire doit beaucoup aux dessins représentant la vision de Mamoru; s'ils ne sont pas ultra-détaillés pour une raison évidente, ils apportent énormément à l'ambiance générale, on en retrouve d'ailleurs le "quadrillage" sur toutes les couvertures et sur la plupart des pages de garde de chapitre.  Quand aux scènes de combat, elles sont plutôt bien rendues, par le biais de lignes épurées, qui permettent de transmettre toute l'intensité de l'action. Le tout est donc tout à fait agréable à regarder, encore un facteur qui promet une suite des plus intéressantes...

Bref, voici un manga plein de promesses qui démarre fort bien, espérons bien sûr qu'il reçoive le succès qu'il mérite! On pourra sans doute s'attendre à la traditionnelle panoplie de produits dérivés, peut être à un animé... On ne peut pas augurer, à l'heure où j'écris ces  lignes de la longueur de la série... Mais le rythme soutenu de l'action et la mise en place d'une histoire permettant de nombreuses ouvertures me fait supposer que la série sera plutôt longue... Sans aucune certitude toutefois. Pour ma part, je ne saurais trop vous conseiller de tenter cette série, si vous hésitiez encore après toute la publicité qui à été faite autour par l'éditeur... Et peut être même serez vous séduit, au point de ne plus la lâcher... jusqu'à ce que la mort vous sépare...

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Posté par bizarman à 23:00 - Manga et anime - Commentaires [1] - Permalien [#]
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