vendredi 29 décembre 2006
Avec un peu de retard...
Merry Hogswatch!
Hihi.
Seuls les puristes comprendront, à condition de lire Pratchett en anglais.
Bref, pour les autres... Pratchett, Terry Pratchett, ça vous dit quelque chose?
Les annales du disque monde, la grande A'Tuin, le bibliothécaire (Oook), le maJe Rincevent, Carotte le plus grand nain du monde, LA MORT, sa petite fille Susan... Un monde merveilleux, féérique et drôle, alliant science fiction, fantasy, humour anglais, jeux de mots, comique de répétition, délires et merveilles : c'est ce monde que vous avez entre les mains dès l'ouverture d'un livre du Célèbrissime Terry Pratchett. (pour les ignares vous pouvez découvrir ce monde dans un site français non officiel carrément génial, ou directement allez me commander le premier tome des illustres annales! Exécution, bande d'incultes!)
Vous connaissez, donc?
Bien. Parce que j'ai une grande nouvelle pour vous. Je ne me pose pas la question de savoir si vous aimez, c'est impossible de ne pas aimer le sieur Pratchett.
Déjà, comme vous devez le savoir, Pocket vient de publier le "Père Porcher", célèbre conte de Noël à la sauce Disque-monde, et franchement, Noël à Ankh Morkpork, c'est la classe. Cela ne vous choque pas, je n'ai rien dit pour les 20 autres tomes qui sont sortis auparavant... sauf que celui là a quelque chose de très, très particulier : en effet, il s'agit du plus beau cadeau de Noël qu'on eu les Anglais cette année.
J'explique. Il existe une chaine anglaise du nom de Skyone, et celle ci, pour Noël, a diffusé pour le plus grand plaisir des petits et des grands une version téléfilm en deux partie de "Hogfather" (père Porcher en français)!!
Terry Pratchett, à l'écran!
Alors inutile de vous dire que je l'ai vu, que je l'adore, même si les jeux de mots en anglais me font comprendre combien la Fac a terni mon niveau de compréhension de la langue. Alors si vous vous sentez d'attaque pour mettre à l'épreuve votre anglais en vous régalant d'une adaptation comme on en attend tous, vous n'avez plus qu'à trouver un endroit pour télécharger ce programme, ou bien prier pour que les dieux vous entendent et qu'ils permettent aux Français d'avoir une version DVD sous-titrée dans l'année qui vient... Ou attendez sa sortie anglaise (pour Pâques en théorie).
(Je ne vous ai rien donné. Non. C'est pas légal. Ici et ça reste entre nous)
L'histoire? Oh, est ce vraiment nécessaire?
Bien. Vous voyez notre Papa Noël? Chez les habitants du Disque Monde, il s'agit d'un Père Porcher, qui vient durant la Nuit du Porcher pour gâter les petits enfants. Sauf que notre chère amie la MORT est forcée de prendre sa place, car la Guilde des Assassins ont un contrat avec d'étranges créatures afin de tuer le Père Porcher...
Quoi d'autres?
ER... OH, OH, OH.
Note : en théorie (oui, dans le monde de Pratchett, quand il s'agit d'adaptations cinématographiques, on dit souvent "en théorie") Sam Raimi devrait (j'ai dit "devrait) tourner un film pour adapter le trentième roman de Pratchette (ouais, déjà on va attendre qu'il sorte en France, hein...). Infos ICI.
lundi 26 février 2007
La Compagnie Noire
Depuis des siècles, tout ce qui se passe au sein de la compagnie noire est consigné dans les annales. La compagnie est un groupe de mercenaires louant leurs services au plus offrant. Ce groupe est composé, en grande partie, de farouches soldats qui sont, soit disant, les plus forts au monde. La minorité de ce groupe est composée de sorciers, tirant leurs pouvoirs de formules magiques et sorts oubliés de tous depuis fort longtemps.
L’histoire commence alors que le jeune Toubib, le médecin de la troupe, s’occupe des annales. Le monde où les mercenaires se déplacent est de plus en plus sombre. En effet, il paraît que La Dame et ses dix Asservis, les sorciers maléfiques les plus puissants au monde se sont réveillés. Mais voilà que l’un de ces acolytes vient à la rencontre de la Compagnie Noire en leur demande de s’engager sous sa bannière.
Devant une telle offre de gloire et de richesse, aucun refus
n’est possible. Et voilà que les hommes les plus forts sont enrôlés au service
de l’obscurité. Mais pourquoi Volesprit, l’asservi, est venu chercher la
compagnie ? Est-ce vraiment pour protéger La Dame des rebelles, qui deviennent de plus en plus fort chaque jour ? Ou alors
le sorcier veut se protéger de ses neuf frères d’armes ? Qui a réveillé
ces fléaux que sont les dix ? Pourquoi La Dame ne réveille t-elle pas son mari, Le
Dominateur, le sorcier le plus puissant au monde ? Et qui est cette Rose
Blanche, qui a elle seule pourrait vaincre Le Dominateur, sa femme et ses
sorciers ?
La Compagnie Noire est un ensemble de treize livres (les annales de la compagnie en fait), écrit par Glen Cook. Les quatre premiers livres font partis des Livres du Nord. On peut s’arrêter là, car ils concluent l’histoire avec La Dame. Mais personnellement, je n’ai pas pu décrocher, tellement l’histoire est prenante ! Les autres cycles sont Les Livres du Sud (tomes 5 et 6). Les 6 autres font partis du Cycle Des Livres de la Pierre scintillante. Il reste encore deux tomes à paraître et a traduire en français par la suite. Et vous, serez vous prêt à vous faire soigner par Toubib, à subir les sorts de Silence ou le courroux du capitaine ?
"Mercenaires nous sommes et nous resterons. Que nous importe si la cause de notre
employeur est légitime? On nous paye pour la servir. Nous sommes la dernière des
compagnies franches de Khatovar. Nos traditions et nos souvenirs ne vivent que dans
les présentes annales et nous sommes les seuls à porter notre deuil. C'est la Compagnie
noire contre le monde entier. Il en a toujours été, il en sera toujours ainsi.
Pourtant, le jour où notre capitaine a signé pour nous enrôler au service de la
Dame et de ses Dix Asservis, n'était-ce pas signer avec le Mal lui-même? N'était-ce
pas renoncer à notre âme en allant combattre les rebelles et l'espoir qu'ils placent
en la Rose Blanche, la libératrice mythique de ce monde qui ploie sous la sorcellerie?"
jeudi 26 avril 2007
Les enfants de l'atlantide
Selon certaines légendes, il y a des siècles, un royaume où régnaient la paix et l’amour existait, la technologie était très avancée, tout en respectant la nature. Vous en avez sûrement entendu parler, il s’agit de l’Atlantide. Mais nous n’avons trouvé aucune trace de ce lieu magique soit disant englouti par les flots il y a fort longtemps. Mais voici que dans une tribu vivant de pêche et de cueillette, un enfant naît avec un trident tatoué sur une de ses épaules. Selon les anciens, ce signe permettait d’identifier les anciens dieux ainsi que leurs descendants…
Cet enfant a grandit, pour devenir l’homme le plus grand et le plus fort de sa tribu, les Loups. Son nom est Jehn, et il mène une des existences les plus paisibles. Il va se marier dans peu de temps avec la belle Myria et fondera ainsi une famille, comme tout homme de sa tribu a déjà fait auparavant. Mais voilà que lors d’une partie de chasse avec son père, il assiste à un combat entre un ours et un couple de loups défendant ses petits. Tout semblait aller en faveur de l’ours, lorsque tout à coup, Jehn eut l’impression de se retrouver dans l’esprit du loup mâle. Celui-ci sauta au coup de l’agresseur et le blessa profondément, le forçant à fuir. Le père de Jehn, ayant remarqué cela, pense que c’est Gaia, la toute puissante mère Terre, qui a voulut aider les loups en permettant à son fils de s’introduire dans l’esprit de l’un d’eux.
Des mois se passent sans que rien de nouveau arrive. Jehn se marie avec Myria. Mais lors de la cérémonie permettant de passer à l’âge adulte, tous les hommes doivent boire une potion préparée par le man’sha, l’homme sorcier de la tribu, pour découvrir une partie de son avenir. Jehn a une révélation très surprenante. En effet, il voit une magnifique femme aux yeux verts, sombrer dans le néant en le regardant. Il lui semble qu’elle prononce quelque chose, son nom peut-être, mais il n’entend rien. Depuis ce rituel, la femme aux yeux verts hante les nuits du grand chasseur.
Alors que l’ensemble des tribus de la petite mer se réunit pour construire le tombeau du kheug, le chez de toutes les tribus, le pouvoir de Jehn se manifeste une nouvelle fois : il soulève une pierre de plusieurs tonnes rien que par la pensée alors que celle-ci allait tomber sur son père et ses amis. La tribu des loups, désobéissant aux ordres du kheug, est encore plus mal vue par celui-ci. Le temps passe, et Jehn s’isole de sa femme car il voit toujours celle aux yeux verts dans ses songes. Il part en forêt très souvent. C’est pendant un de ces moments qu’il fait la rencontre d’un loup. Cet animal étrange le suivra dorénavant partout, sauf dans son village. Alors que Jehn fait la découverte des chevaux et essaye d’en apprivoiser un, son village est attaqué par des démons. Il décide alors de partir à la recherche de son peuple. Mais ce voyage n’est-il pas un signe des dieux ? Car Jehn va découvrir vraiment qui il est, quels sont ses immenses pouvoirs et ses souvenirs d’un royaume magnifique où les dieux vivaient parmi les hommes. Est-ce son nom, Astyan, que cette femme aux yeux verts crie ? Mais pourquoi ne peut-il donc pas la rejoindre ? Ce trident, que signifie-t-il ?
Les Enfants de l’Atlantide, une histoire magnifique en quatre tomes, relate une version d’une des légendes les plus connue. Elle a été écrite par Bernard Simonay, un (le) des meilleurs écrivains d’héroïc fantasy, rivalisant même avec les monstres anglo-saxons. Vous pouvez en apprendre plus sur lui et ses livres à cette adresse : http://simonay.com/ Vous pourrez y lire les premiers chapitres de ces livres, permettant de vous donner une idée de son style d’écriture.
Le quatrième et dernier tome (je ne vais pas vous dévoiler l’histoire) parle des mondes parallèles. Notre héros tombe sur une version future possible de notre Terre. En lisant ce passage (qui fait les huit dixième du livre), j’ai beaucoup réfléchit. Sommes nous en train de préparer un monde comme celui la à nos enfants ? Si oui, je suis très inquiet pour eux. Bernard Simonay soulève un point sensible d’un des débats les plus actif ces temps-ci. Notre Terre (même si on a découvert hier une exoplanète peut-être habitable) souffre d’une maladie : les hommes. Et il serait fort possible qu’un jour ou l’autre, elle décide de s’en débarasser...
jeudi 21 juin 2007
Les Cantos d'Hypérion
Dan Simmons est un grand auteur de science-fiction américain. Son chef-d'oeuvre s'intitule les Cantos d'Hypérion, composé de deux parties: la première étant le cycle d'Hypérion, avec Hypérion I et II suivie de La chute d'Hypérion I et II:
Et bien non, Hypérion n'est pas une sorte du dieu du soleil pour Dan Simmons. C'est une planète située dans les Confins du Retz, ensemble des planètes colonisées par les humains après la dispation de notre bien aimée Terre dans un trou noir crée "accidentellement" par le Centre. Vous vous demandez surement qui est ce Centre. J'y répondrai après. L'Hégémonie, ou le Retz, comporte environ deux cents planètes, toutes reliées par les distrans, sorte de porte des étoiles, reliant les mondes les uns aux autres. Ainsi, la présidente de l'Hégémonie, Meina Gladstone, peut se rendre sur n'importe quel monde où se trouve une partie des 150 milliards d'être humains depuis son gouvernement, basé à Tau Ceti Central, ou TC² pour les intimes. Mais voilà qu'un problème se pose: cette planète, Hypérion, qui n'a pas encore son réseau distans, est soumise à un étrange phénomène. En effet, dans une vallée, des monuments reculent dans le temps: Les Tombeaux du temps. Personne ne sait qui les a mis ici et comment ils peuvent reculer dans le temps. On soupçonne les Extros, ennemis du retz. Mais une rumeur circule. A l'intérieur de ces tombeaux, il y aurait une sorte de monstre: le gritche.
Selon certains, il exaucerait les voeux des pélerins qui viennent le voir, selon d'autres, c'est un monstre sanguinaire qui tue tous ceux qui viennent le voir. Car personne n'est revenu d'un pélerinage ayant pour but de rencontrer le gritche. Et les tombeaux mènent à un labyrinthe qui se situe a l'intérieur de la planète. Il y a huit autres planètes comme celle-ci dans le Retz. Et voilà que les Extros apparaissent non loins du système solaire d'Hypérion. Que viennent-t-ils fairent là? Que signifie les labyrinthes? Qui est le gritche, d'où provient-il? Meina Gladstone se pose toutes ces questions. Elle décide donc d'envoyer un dernier pélerinage aux Tombeaux du Temps, et demande au Centre, (ensemble des ordinateurs qui évolués au cours de l'expansion du Retz étant devenus des IA, Intelligences Artificielles, ayant maintenant leur propre but en étant séparé de l'humanité, tout en coopérant avec elle en lui offrant les dernières technologies, comme les distrans) de nommer ces pelerins. Il y en aura sept. Ils se rencontrent tous sur l'Yggdrasill, vaisseau-arbre qui les mène vers Hypérion. Mais ils se demandent tous pourquoi ils ont été spécialement choisis, eux. Y a-t-il un intérêt particulier à ce qu'ils accomplissent tous ce pélerinage?
Ils décident donc de tous raconter leur histoire, chacun leur tour: Lénar Hoyt, le prête de l'église chrétienne en perdition, Martin Silenus, poète né sur la Terre qui rêve d'achever ses Cantos, le consul d'Hypérion, homme riche, Fedmahn Kassad, colonel de la force, armée du Retz, Brawne Lamia, détective privée, Het Masteen, Templier mystérieux et commandant de l'Yggdrasill, ainsi que Sol Weintraub, érudit dont la fille rajeunit au lieu de vieillir.
Dans ce groupe, il y a un espion. Tous le monde le sait, mais personne ne sait qui il est. Ils espèrent le trouver lorsqu'il racontera son histoire. Mais en cours de voyage, certains disparaissent en laissant des traces de sang derrière eux. Le gritche a fait son apparation. Les pélerins découvrent qu'il y a un lien qui les unis: ils ont tous une histoire fabuleuse à raconter, ayant un rapport. Si ce pélerinage réussit, l'univers humain tel qu'ils le connaissent sera boulversé à jamais...
Ces quatres livres mêlent subtilement politique future, anciennes croyances et nouvelles, forces surnaturelles. Le futur tel que nous l'imaginons. Mais les humains sont-ils maîtres de leurs actions dans ce futur?
La deuxième partie des Cantos d'Hypérion s'appelle Endymion I et II puis L'éveil d'Endymion I et II: l'histoire se passe 300 ans après le dernier pélerinage du gritche. le monde humain a été profondément changé. La nouvelle église catholique a acquit un énorme pouvoir grâce à une nouvelle technologie: le cruciforme. Il permet à quiconque venant de mourir de ressuciter dans les trois jours suivant sa mort. L'humain est devenu immortel. Mais est-ce vraiment bien pour lui?
L'histoire débute sur Hypérion, proche de la ville d'Endymion, qui a donné son nom au jeune héros que nous suivons: Raul Endymion. Il est une des rares personnes qui a refusé le cruciforme. Et voilà qu'il va se faire exécuter pour avoir tué un de ses chrétiens régénéré. Alors qu'il pense sombrer dans le néant à jamais, il se réveille dans une tour de la ville d'Endymion, où il fait une étonnante rencontre: celle de Martin Silenus, le vieux poète qui a fait partie du pélerinage du Gritche il y a trois siècle, auteur des Cantos inachevé banni par l'église et homme presque vieux de mille ans.
Il lui demande d'aller chercher sa nièce Enée, fille de Brawne Lamia et du cybride John Keats, à sa sortie du Sphinx, un des artefacts des tombeaux du centre. Mais en plus de cela, il lui demande de retrouver l'Ancienne Terre, de décourvrir ce que le Centre mijote et de renverser la Pax, système chrétien qui a remplacé l'Hégémonie, et de dire à s bien aimée nièce que son oncle souhaiterait la revoir avant de trépasser. Rien que ça!
Le voilà alors parti pour une merveilleuse aventure qui lui permetra de comprendre le fonctionnement de l'univers et la véritable énergie qui lui permet de fonctionner correctement: l'amour.
Un périple de plusieurs années s'ensuivra lorsqu'il récupera Enée à sa sortie du Sphinx, qui l'a propulsée deux cent soixante-deux ans dans le futur. Comment va-t-elle sortir de ce tombeau du temps? Sera-t-elle changée? La Pax suppose que oui, car elle poste des dizaines de milliers de soldats près de l'endroit où elle va revenir. Raul s'enfuira avec elle et sera poursuivit par la Pax et l'église pendant des années.
Selon certaines prophéties, Enée sera "Celle qui Enseigne". Mais que peut-elle bien enseigner? "Refaites votre choix". Voilà ce qu'elle dira aux hommes et femmes qu'elle rencontrera. Quelle est la véritable signification de ces trois mots? Je vous laisse le découvrir ;)
Petite anecdote: L'auteur nous explique certaines choses sur Jésus dans les deux derniers livres (vraiment pas grand chose mais c'est intéressant.) C'est une sorte d'explication du futur qui dirait enfin comment Jésus a eu de tels pouvoirs. De plus, cela colle parfaitement avec l'histoire. Dan Simmons avait donc commencé Hypérion I en ayant finit L'éveil d'Endymion II dans sa tête. D'où l'excellente histoire que, j'espère, vous lirez.
jeudi 26 juillet 2007
L'épée de vérité.

L’épée de vérité est un cycle prévu en 11 livres écrit par Terry Goodkind, un auteur américain. Neuf sont déjà parus en anglais, le dixième étant prévu pour la fin de l’année. Six ont été traduits en français, le septième étant également prévu pour la fin de l’année.
L’histoire débute avec La première leçon du sorcier. Richard Cypher est un jeune guide forestier qui mène une des vies les plus libres qui puisse être dans les Terres d’Ouest. Son père a été assassiné par un inconnu trois semaines auparavant. Mais alors qu’il se rumine ses sombres pensées en forêt, il aperçoit, alors qu’il est sur une falaise, une jeune femme en contrebas poursuivit par quatre hommes, qui ont apparemment l’intention de la tuer. Il l’aide donc à s’en sortir. Mais alors qu’il combat un des hommes, un de trois autres se retourne subitement contre ses compagnons en projetant un, accompagné de lui, dans le vide. Cette soudaine rencontre avec cette belle jeune femme changera à jamais la vie de Richard. Elle s’appellerait Kahlan et serait la mère Inquisitrice des Contrées du Milieu. Mais comment a-t-elle pu venir à Terre D’ouest ? Comment a-t-elle réussit à traverser la frontière, où soit disant la mort règne ? Richard décide d’aller voir Zedd, son vieil ami l’ermite. Mais voilà qu’un autre évènement arrive : Kahlan croit reconnaître Zedd comme étant le sorcier qui par le passé, a aidé les contrées du milieu à vaincre Panis Rahl, un sorcier puissant venu de d’Hara voulant dominer le monde. L’ermite devient nerveux quand il apprend que Kahlan est une Inquisitrice, et demande tout de suite à Richard si il l’a touché. Quel est donc le pouvoir de cette femme ? Elle demande au soit disant sorcier si il peut revenir combattre pour son pays : le fils de Panis Rahl, Darken Rahl, a détruit la frontière entre les contrées du milieu et d’Hara, lançant ainsi une guerre, perdue d'avance pour les contrés, sauf si le sorcier de premier ordre revenait. Mais Zedd refuse.

Alors que Kahlan pense que tout espoir est perdu, le vieil homme va chercher une épée dans sa maison : l’épée de vérité. Celui qui la possède est plus fort que les rois, et est la main armée de la justice. Richard reçoit cette épée qui lui a toujours été destinée, mais que Zedd ne voulait pas lui remettre, car cette épée change un homme à jamais. Le jeune homme et sa nouvelle amie repartent donc pour les Contrées du Milieu. Quel sera donc l’avenir de ce pays ainsi que celui de Richard ? Car ce voyage qui continuera bien après la fin de la guerre l’amènera à découvrir ses vraies origines, des nouvelles terres bien au-delà des Contrées du Milieu ou de d’Hara, de nouveaux ennemis, de nouveaux pouvoirs, l’amour, la haine et la trahison.

Vous l’aurez sans doute deviné, Richard deviendra un sorcier. Chaque livre est consacré à une nouvelle leçon. D’habitude les sorciers les apprennent par d’autres sorciers, mais ils ont tous disparus, et Richard les apprend par lui-même, le rendant à chaque fois plus fort.
Ces leçons, que Terry Goodkind veut transmettre au lecteur, sont les suivantes :
-1ère leçon : Les gens ont tendance à tenir pour vrai ce qu'ils souhaitent être la vérité ou ce qu'ils redoutent être la vérité. Richard s'en sert brillamment à la fin du premier tome.
-2eme leçon : Les pires maux découlent des meilleures intentions (Selon l'adage populaire: L'enfer est pavé de bonnes intentions).
-3eme leçon : La passion domine la raison. Mais la raison doit être la plus forte.
-4eme leçon : Absoudre, c'est donner aux autres. Mais aussi recevoir d'eux plus que ce qu'on leur a offert.
-5eme leçon : Rappelle toi ce que les gens font, et pas seulement ce qu'ils disent, car les actes trahiront un mensonge.
-6eme leçon : Le seul souverain dont on doit accepter le joug est la raison.
-7eme leçon : Nous vivons dans le futur, pas dans le passé.
Les autres leçons sont à venir, j’essaierai de les mettre au fur et à mesure de ma lecture.

-Remarques : au contraire des autres livres de ce genre, on rencontre uniquement des humains dans celui-ci. Pas d’elfes ni de nains. Cela donne une touche de fraîcheur. Car toujours du nain ou de l’elfe par là, ça va quoi. De mêmes pour les monstres, ils ont été inventés de toute pièce par l’écrivain, ce qui est agréable je trouve.
D’ailleurs, voici une petite liste des monstres :
-Garns: reptiles ailés munis de crocs acérés et de griffes tranchantes, ils ont des bras puissants et sont couvert de fourrure sauf sur le poitrail où il se barbouille de sang pour leur mouche. Ce sont de puissants prédateurs. Deux races de garns existent : ceux à queue longue, à l'intelligence très limitée, et ceux à queue courte, plus redoutables encore, car ils possèdent une capacité de réflexion surprenante. Pour chasser, les garns utilisent des mouches particulières, les mouches à sang : liées à eux, elles rabattent le gibier en le piquant douloureusement, l'obligeant à dévoiler sa cachette. Les garns à queue courte comptent régulièrement leurs mouches, afin de savoir si un gibier à proximité a tué une des mouches pour ne pas être repéré. Mais vous verrez, si vous lisez la série, qu’ils ne sont pas toujours méchant ;)
- Chiens à coeur: sortes de chiens-loups, mais bien plus puissants que les deux espèces réunies. Aussi grand que des chevaux, leurs mâchoires peuvent arracher un bras. Ils sont nommés ainsi car ils repèrent leurs proies grâce aux battements de son coeur et raffolent du cœur de leurs victimes. A l'époque de la frontière, ils peuplaient essentiellement les abords de celle ci.
- Skrins: des créatures du royaume des morts. Elles sont extrêmement résistantes et très puissantes. A priori, aucun être humain n'est en mesure de lutter contre une telle créature.
-Dragon rouge: créatures indépendantes avec une conscience propre, on ne les présente plus. À l'origine, les dragons rouges tuent sans pitié tout ce qu'ils rencontrent. Là aussi, vous verrez qu’ils ne sont pas tous méchants.
-Mriswiths: autrefois des sorciers, ils ont échangé leur don contre l'invisibilité et la célérité. Capable de se fondre dans le décor grâce à leur cape. Ils ont la tête couverte de peau et le reste du corps couvert d'écailles aux même propriétés que la peau du caméléon. Leur bouche est garnie de dents effilées.
-Ombres: ce sont des créatures vivants dans le royaume des morts et donc dans les frontières. Elle peuvent être invoqués dans le monde réel et sont immatérielles, un simple contact avec une ombre est mortel.
Cette
saga tire son nom de l’arme qui Richard possède. Il est nécessaire de la
présenter pour montrer le(s) réel(s) pouvoir(s) qu’elle a :
La saga tire son nom de l'arme du même nom. Il s'agit d'une arme magique,
portée par un Sourcier de vérité et remise à ce dernier par le sorcier de
premier ordre.
Il existe une grande différence entre un Sourcier classique, qui a trouvé
l'épée, ou l'a volé, et un authentique Sourcier, à qui un sorcier lui a remis
l'arme : L'authentique Sourcier est capable d'utiliser son pouvoir indépendamment
de l'arme, cela le rend bien plus redoutable que quiconque. Le sorcier ne fait
que trouver le Sourcier, il n'en fait pas un Sourcier en lui remettant l'arme.
Sur la garde de l'épée est incrusté le mot vérité en fil d'or. Les
esprits des anciens Sourciers peuvent intervenir à travers l'arme lorsque
celle-ci est portée par l'actuel Sourcier, afin de l'aider en diverses taches,
principalement pour combattre.
Cette arme est très dangereuse, aussi bien pour son porteur que pour son
adversaire, car elle augmente la fureur et la rage de son propriétaire. Lorsque
celui-ci donne la mort en l'utilisant, il ressent une grande souffrance, la seule
parade étant le juste courroux du Sourcier qui l'atténue voir la fait
disparaître excepté à la première mise à mort. Elle détruit progressivement le
Sourcier, sauf si ce dernier arrive à faire virer la couleur de la lame au blanc.
Richard y parviendra-t-il?
Titres des livres (français et anglais), dates de sortie :
-La Première Leçon du Sorcier (Wizard's First Rule, 1994)
-La Pierre des Larmes (Stone of Tears, 1995)
-Le Sang de la déchirure (Blood of the Fold, 1996)
-Le Temple des Vents (Temple of the Winds, 1997)
-L'Âme du Feu (Soul of the Fire, 1999)
-La Foi des Réprouvés (Faith of the Fallen, 2000)
-The Pillars of Creation (2001) - Prévu pour novembre 2007
-Naked Empire (2003) - non traduit en français
-Chainfire (2005) - non traduit en français
-Phamtom (2006) - non traduit en français
-Confessor - prévu pour novembre 2007 aux US
-Dette Posthume (Debt of Bones, 1996) - préquelle à la série traduite en 2001
Je vous préviens, si vous lisez, vous ne pourrez plus vous arrêter !

mercredi 7 novembre 2007
Alain Damasio : devenez un Volté
un OVNI à ne pas louper !
A côté de lui, Asimov c'est du bas de gamme ![]()
Voilà, ça c'est fait lol je continue ma campagne pour faire connaitre cet auteur génialissime ! Allez place au programme, heu aux arguments XD

Bon et qu'est ce qu'il a de si génial au juste ? A la fois le fond et la forme !
Le fond : des
histoires profondes qui touchent à l'essence de ce que nous sommes, du
suspens haletant et des personnages vibrants. Des théories détaillés du
qui sommes nous et quelle société créer. (Le seul vrai défaut qu'on pourrait lui reprocher c'est de faire des théories ultra complètes, ce qui en soit est une force car c'est passionnant et rendu crédible, mais bon c'est un peu longué... Mais l'ensemble vaut le coup de s'accrocher ! )
La forme :
Accrochez vous car il faut me prendre aux mots, imaginez les avec
toutes leurs forces (c'est pas du baratin) : son style est enlevé,
virevolté, de la pur dynamite ! Un style que vous ne verrez pas
ailleurs. Les mots deviennent éclairs, sons, éclats. Pur, massif et
noble, ça vous vrille direct au coeur, et vous emporte dans une tempête
d'émotions.
Ses histoires ? Deux romans.
La horde du contrevent :
La
Horde : une élite formée à la dure dès le plus jeune âge pour Contrer.
Pour seule arme, leur corps et leur volonté. Contrer les rafales
feroces qui deferlent de l'Amont. Avancer, mois après mois, année après
année, pour aller trouver l'origine du vent, làs bas à l'Extrème-Amont.
Avancer
en oubliant ses souffrances, malgré les morts que le vent leur arrache,
lutter plus qu'au bout pour rejoindre cette chimère où nul homme a pu y
mettre les pieds.
Ils sont la 34ème Horde à entreprendre la quête de
l'impossible, la 34ème et la dernière, celle qui réussira, le 9ème
Golgoth qui les guide en fait le pari. Mais face aux tempêtes de vents
inhumaines, face au glacier infini de Norska, et surtout face à
l'inconnu, qui peut dire s'ils réussiront ?
Ce roman est grandiose par sa richesse, sa profondeur, ses personnages taillés à la hache par le vent qui les façonne.
Les
descriptions atteignent un réalisme inoui au point qu'on sent la
férocité du vent contre sa peau, on vit avec eux, on fait partis de la
Horde.
Profondeur aussi des rafales qui ne façonnent pas que la
terre, mais les esprits aussi : le sens du devoir de la Horde, et
surtout philosophies du vent, et du mouvement placé comme l'essence
même de la vie.
Il est grandiose par le style, cette originalité de tons, ces jeux incessants d'écritures et de formes.
Le
troubadour Caracole a toujours les mots précis, saisissants, drôles et
réfléchis. Par contraste, le franc parler de Golgoth qui a tout du
vieux marinier macho. Et les autres qui y vont de leur sensibilité
différente. L'auteur les laisse raconter, passant des uns aux autres
avec souplesse, et c'est un vrai bonheur à lire.
Plus que cela les
mots se font rafales, les mots se font musiques, et c'est une vrai
partition d'un autre genre que nous présente l'auteur. La ponctuation
sert à noter les rafale, blaast, tourbillons, accélération et autre
salves. Et on se prend à imaginer les vents décris, à en créer à notre
tour...
La zone du dehors, son premier roman réécrit :
La
dictature moderne se veut caché. Elle est subtile, se montre sous
l'aspect d'une démocratie. Mais est on vraiment libre lorsqu'on n'est
qu'une pâte à norme, moulée par l'état ? Une copie qu'on forme...
La
Volte, elle, est là. Une force de frappe, une envie irrépressible de
liberté, de faire tout éclater pour retrouver l'envie profonde de
vivre. Une bataille acharnée contre un adversaire dilué dans la
société...
Honnetement je m'attendais à un énième
roman-sur-la-vilaine-dictature-qui-opprime, et j'ai été bluffé. J'ai
retrouvé ce ton endiablé, ces virevoltes des mots et des idées de la
Horde. Et cette fois ci, on est plus dans la fiction.
N'avez
vous pas sentis que notre société actuelle devient une dictature
déguisée ? N'avez vous pas eut l'impression que de se battre contre
elle c'est évoluer dans la glue ? Parce que, tout comme dans ce livre,
la plus grande force de cette dictature ce n'est pas les têtes de ponts
de l'état, non, mais le conformisme, le statisme et le consensus du
peuple !
Et ce livre analyse parfaitement ce processus déjà en
marche, nous donnant une vision d'avenir que trop réaliste. Il nous
donne aussi la clé : cette volte interne constante, ce refus de tout
train-train, de tout cadre, ce besoin irrépressible de la création
constante.
Une joyeuse anarchie ? Pas tant que ça.
Une vision de l'homo futurus ? sans aucun doute.
Bref
voilà une grande histoire, une belle réflexion sur la société humaine
et le besoin vital de liberté où l'on se sent emporté, mieux, qui nous
redonne vie. A lire d'urgence !
mardi 22 avril 2008
Est ce que j'ai l'air d'un squelette?
Il s'appelle Derek Landy et il est irlandais. Il est l'auteur du scénario de Boy eats girl, un film de zombie vraiment pourri. Vous allez me dire, comme introduction, on fait mieux. Il s'avère donc que le monsieur en question s'est mis à la littérature jeunesse. Si, si... Et quelque part, moi je trouve qu'il a bien fait.
Skully Fourbery, c'est le nom de son personnage, c'est le nom de son livre qui vient tout juste d'être édité en France. Skully Fourbery, c'est un type qui a gagné sa tête au poker, qui fait des flammes en claquant des doigts. Il est cynique, drôle, plein de principes un peu étranges. Et... Ah, oui, j'ai oublié de vous dire. Il est mort. Enfin plus tellement. Disons que c'est un squelette vivant. Oui, ça fait bizarre à tout le monde au départ, mais on s'y fait.
L'histoire, c'est celle de Stéphanie, une jeune fille de 12 ans comme on en fait dans la littérature fantastique pour jeunesse, qui rencontre un jour cet étrange personnage. Avec lui, elle découvre un monde dans notre monde, peuplé de sorciers et de créatures effrayantes. Par la force des choses, et surtout à cause de l'entêtement de la jeune fille, ils en viennent à s'allier pour sauver le monde. Rien que ça.
Skully Fourbery ( Skulduggery Pleasant en version anglaise) n'est pas le roman de l'année. Le style de l'auteur n'est pas fameux (même J.K. Rowlings, avec son style scolaire et rigide, est plus cohérente) : des ellipses malheureuses, des descriptions maladroites, et des passages totalement bâclés. Certaines phrases sont de trop, certains dialogues pas très crédibles. Le personnage de Stephanie est neutre, inintéressant au possible, mal développé. Le méchant, Serpine (sic), ressemble vaguement a un autre méchant d'une autre série anglaise du même genre, et n'a tellement pas de profondeur qu'on se fiche littéralement qu'il meure ou pas à la fin.
Vous allez me demander si j'ai aimé... Et je vous répondrai que j'ai adoré. Malgré tout ces défauts, je ne regrette pas une seule seconde les 16 euros dépensés.
L'histoire ressemble un peu à toutes ces histoires dont on raffole, le monde est merveilleux, mais merveilleux dans le sens littéraire du terme, dans le sens où tout ce qui n'existe pas se met à exister.
Ce merveilleux là est horrible, il s'y passe des choses étranges et désagréables, il y rode des personnages effrayants. L'auteur est cynique et n'a aucune pitié pour ses personnages. Un personnage doit mourir? Qu'il meure. Tout le livre est parsemé de petites notes d'un humour très noir comme on n'en fais plus assez.
Les scènes de combat sont délectables, pleines de réalisme, les blessures dures et réelles. La magie est là, mais ici pas trois petits coups de baguette et puis s'en vont, non ici la magie a un prix, fort, et le combat est à la vie à la mort sans espoir de retour.
Skully est un personnage attachant, dandy et drôle. Skully, c'est un peu l'ami imaginaire que nous aurions tous voulu avoir...
Ce livre, je ne le conseille pas à de trop jeunes lecteurs. Par contre, les plus âgés ne seront pas déçus : ça se lit vite, captive l'attention, fait rire et frémir.
A lire, mais évitez peut-être l'emporter avec vous dans le train, la tranche est disons... Orange fluo?
Skully Fourbery, 16 € chez Gallimard Jeunesse
ou
Tome 1 en VO Skulduggery Pleasant chez HarperCollins Children's book
Tome 2 en VO uniquement Playing with fire chez le même éditeur
(comptez 12 £ pour le livre et 8 £ pour la version poche du tome 1)
Plus de renseignements : http://www.skulduggerypleasant.com
mardi 6 mai 2008
Skully Fourbery is back
Skulduggery Pleasant est de retour, les méchants vilains qui veulent détruire le monde n'ont qu'à bien se tenir!
Je n'ai pas pu résister à l'appel du second tome, grand bien m'en a fait! Suite du livre dont je vous ai parlé le mois dernier, Playing with fire est uniquement sorti en Grande Bretagne pour le moment, mais ça ne m'a pas empêché de me le procurer (et signé en plus ahah).
Déjà, oubliez toutes mes critiques de la dernière fois. Le méchant, ce coup ci, est risible et pathétique, mais il n'en est que plus savoureux. La jeune héroïne prend toute son ampleur un peu fragile, beaucoup casse-cou, bourrine et drôle, elle manie la magie avec une adresse qui ne parait pas exagérée, non franchement, aucun rapport avec la pâle copie de Harry Potter version fille du premier livre. L'écriture est plus fluide, régulière, on retrouve toutes les petites notes d'humour très anglais et on les retrouve plus régulièrement. L'impression générale est que le livre est un premier jet, et en même temps beaucoup plus fini que le premier.
L'histoire est une suite honnête, un nouveau méchant avec le même but que l'ancien mais
des acolytes un peu moins stupides, d'ailleurs je suis officiellement fan de Billy-Ray Sanguine, le psychopathe aux lunettes noires! Les actions s'enchainent avec un rythme effréné, et même si le livre est court, vous avez l'impression d'avoir lu 1000 pages de plus tant les rebondissements sont nombreux. Les scènes de batailles sont toujours aussi réalistes, et c'est tout simplement rafraichissant de voir enfin un auteur jouer de cette manière avec les personnages, les blessant sans vergogne, puisqu'après tout, la magie les guérit. "Pain" ("douleur" en anglais) est un mot qui revient très fréquemment, et c'est tant mieux. On frissonne, on rit, on se crispe. Peut-être cette fois ci manque-t-il quelques scènes vraiment terrifiantes comme celles qui se passent dans les cavernes, dans le premier livre. Mais la magie est là, la magie et les boules de feu (n'essayez pas chez vous!).
Mes conseils :
Achetez les versions originales (bah oui, désolée pour le traducteur mais vraiment en français ça frôle le cauchemar à lire parfois...), elles sont faciles à lire, le style est très compréhensible. Derek Landy écrit avec des mots simples et efficaces. Anglais niveau BAC suffira largement
Evitez de le mettre dans les mains de quelqu'un qui ne supporte pas du tout le sang. Bon c'est pas vraiment gore, c'est normalement un livre qui vise les 12 ans et plus (puisque c'est l'âge de l'héroïne) mais quelques têtes arrachées et bras écrasés, c'est pas toujours forcément ragoutant.
FONCEZ ça en vaut vraiment la peine!
En attendant, mettez vous en bouche en lisant un extrait, passez jouer sur le site, passez sur le blog du squelette, faites un babysitting pour avoir de quoi acheter le livre... ;)
dimanche 26 octobre 2008
Jeu de dents dans la pénombre
Twilight. Un joli mot dans la langue de Shakespeare, et également le titre d'un roman qui fait sensation depuis 2005 outre-atlantique. Stephenie Meyer, l'auteur, a beau être mormonne, elle met la barre très haut dans le registre de la sensualité et du surnaturel. Adulée de part le monde depuis le début de la publication de sa saga -dont le quatrième tome Breaking Dawn vient de sortir, elle mérite qu'on lui fasse une petite place sur le zine.
A l'heure actuelle, je n'ai pas encore lu les autres tomes. Pour tout vous dire, je les ai commandés à peine la dernière page de Twilight tournée. C'est dire. Fascination -le titre français de l'ouvrage- porte bien son nom. Et l'adaptation cinématographique qui devrait arriver bientôt sur les toiles pourrait bien faire un énorme carton.
Les créatures surnaturelles telles que les vampires et les loups-garous ont toujours provoqué des sensations très intenses chez les adolescents du monde entier. De la sensualité monstrueuse de Dracula et ses compagnes dans le roman de Bram Stocker à l'histoire d'amour impossible entre une louve-garou et un humain dans Blood And Chocolate de Annette Curtis Klause, nombre de geeks -et d'êtres humains un peu plus normaux- se sont perdus dans les méandres de love story fantastiques. Le genre avait pourtant récemment cédé la place à une forme de merveilleux plus facile à aborder, un genre mis au gout du jour par la plume exquise de Philip Pullman (A La Croisée des Mondes)... Et les adolescents et post-adolescents du monde entier ont oublié l'art du romantique.
Aujourd'hui, les éditeurs nous offrent de la viande pré-mâchée et pré-digérée, et la tranche des 12-30 ans s'attarde sur les
frasques puériles de Harry Potter et remplace la prose complexe de Tolkien par du Eragon bon marché. Heureusement, cher lecteurs, fous de littérature et de fantastique, Stephenie Meyer est arrivée. Forte d'un diplôme en littérature, l'américaine allie un style efficace et moderne à une sensibilité littéraire voguant entre Oscar Wilde et Edgar Allan Poe. Tout un programme. Pour tout vous avouer, je n'ai pas cherché à connaitre la qualité de la traduction française, mais il semblerait qu'elle soit plutôt bonne. Si toutefois vous avez un bon niveau d'anglais, n'hésitez pas : ça se lit tout seul et surtout, le style est impeccable. Un peu trop verbeux, parfois... Mais si peu.
Twilight ressemble à une histoire de fille, car il s'agit avant tout une histoire d'amour... Je dois vous avouer que durant une cinquantaine de pages, je me suis sincèrement demandée pourquoi j'avais acheté le livre. Certes, c'était bien écrit, mais ça me faisait fortement penser à une mauvaise version de Silver Kiss -oui, toujours Annette Curtis Klause, on se refait pas. Malgré tout, la sensualité qui se dégageait et surtout l'humour subtile et intelligent m'ont donné envie de continuer. Pendant deux centaines d'autres pages, je me suis inquiétée de l'intrigue, qui, sans tourner en rond, ne promettait rien de spectaculaire. Les deux cents pages qui ont suivis m'ont mise au supplice : le suspens des dernières pages m'a totalement rendue associable !
Voilà comment il serait possible de résumer Twilight. Tout d'abord, vous apprenez à connaître Bella, une jeune fille de 17 ans un peu geek sur les bords. Elle débarque dans une ville triste et pluvieuse pour vivre avec son père chef de police. Rien d'extraordinaire là-dedans. Vous découvrez ensuite les premisses d'une relations avec Edward, un jeune homme trèèès mystérieux. De là, s'ensuivent une histoire d'amour impossible, des histoires de vampires et de loups-garous et surtout, une chasse à l'homme finale aussi stressante que rythmée. Voici pour le résumé-express-qui-met-l'eau-à-la-bouche-sans-rien-dévoiler-de-l'histoire. A noter que si les demoiselles se pâmeront devant des scènes d'amour très tendues (je ne vous raconte pas le yo-yo hormonal que vous allez subir !), ces monsieurs apprécieront les quelques conseils en romantisme du sieur Edward, et surtout son côté "super-héros".
Inutile de préciser que je recommande chaudement de ne mordre à pleines dents dans ce livre qu'avec une bonne dentition... Deux canines pointues feront l'affaire.
dimanche 19 avril 2009
Skully Fourbery, 3e round !
Sorti depuis quelques semaines outre-manche, le troisième opus de Skulduggery Pleasant -Skully Fourbery en français- est déjà entre mes petites mains. Après un tome 1 plutôt sympathique mais maladroit et un tome 2 franchement bon, Derek Landy nous a concocté un tome 3, The Faceless Ones, aux petits oignons !
Le squelette détective revient dans un nouvel épisode plus sombre et plus surprenant. Cette fois, Valkyrie et Skulduggery sont hors-la-loi depuis qu'ils ont accusé le Grand Mage d'être un traître... Une méprise qui leur a coûté leur crédibilité, leur liberté d'agir et le soutien officiel de Mr Bliss. Pourtant, ni leur éternelle bonne humeur ni leur volonté de punir les malfrats ne les a quitté. D'ailleurs, quand presque tous les téléporteurs sont décimés par un mystérieux meurtrier, ils se doutent immédiatement qu'un complot devant ramener à la vie les Sans-Visage se trame. Et les voilà donc seuls face au reste du monde, pour le sauver... Enfin, seuls... Pas tout à fait.
Rythme de croisière
Bon, c'est un peu moins effrayant, et légèrement moins drôle que les premiers tomes. Mais on tremble plus souvent, on
sourit beaucoup, et surtout, on prend facilement des crises de spasmes à force de subir les retournements de situations ! Le tout jusqu'à la fin insoutenable, terrible et imprévisible. Pour sûr, Derek Landy a mis les petits plats dans les grands pour nous servir un épisode de qualité : rebondissements, sarcasmes, surprises, magie, combats et un poil de gore pour relever tout ça. Le style de l'auteur change encore, mais ces phrases plus concises ajoutent un dynamisme pas désagréable à l'ensemble. Définitivement, la série prend un bon rythme et nous promet un tome suivant encore plus exaltant !
The Faceless Ones
Contrairement à leurs ennemis, les Sans-Visage, Valkyrie et ses compagnons prennent encore un peu plus forme à nos yeux. La jeune fille a murit et sa relation avec le squelette aussi : elle est devenue une héroïne à part entière, de plus en plus indépendante de son maître. Certains personnages reviennent, pour notre plus grand plaisir, tels que Billy Ray Sanguine, toujours aussi sadique, ou Vaurien Scapegrace, le psychopathe incapable de tuer... Comme toujours, Landy ne lésine pas sur les morts, et certains personnages très importants n'y réchappent pas. De nouveaux méchants bien méchants arrivent à leur tour, et parviennent à déstabiliser la fine équipe. Bref, que du bon.
Vous trouverez the Faceless Ones en anglais sur Amazon.uk à moins de 10€ (avec une visa), ou sur Amazon.fr pour une douzaine d'€. Pour la version française, comme toujours, il faudra attendre une bonne année !
Pour vous donner une meilleure idée, un extrait du livre est dispo sur le site.
Pas eu l'occasion de lire le tome 2 ? Découvrez sa version sonore gratuite jusqu'à la fin du mois sur le site officiel !















