Les Jeux sont faits

LJSF est un blogzine communautaire dans lequel nous partageons une passion commune : le monde des jeux ! A travers des tas d'articles, nous vous ferons découvrir notre vision des cultures ludiques et de l'imaginaire.

vendredi 1 mai 2009

Journal de Lael - Avril 2009

/me tousse. Tapote sur le micro.
Prend une inspiration et s'écrie à plein poumon :

MESDAMES ET MESSIEURS ! Aujourd'hui est un grand jour !
Aujourd'hui les rédacteurs prennent le pouvoir et...

(mouvements dans la salle)

Non c'est pas ça ?

/me sincèrement (?) surprise.

Zut.

(relis ses fiches)


Ah oui d'accord, heu donc...

Mesdames et messieurs ! Cette nouvelle rubrique, heu donc est... nouvelle...
ça on s'en doute hem...

/me se sent idiote

Regardez donc comme elle brille, toute propre !

/me arbore le sourire idiot d'usage.

se dit, déprimé, que l'humour de bizarman a déteint sur elle (a distance en plus, bigrement contagieux cte bête là).
Se dit que c'est pas le moment de divaguer et reprend ses fiches.

Hum donc cette rubrique a pour vocation la libre expression des rédacteurs... Brimés comme nous le savons tous, par notre tyranique rédactrice en chef Eithounne et son absolument terrifiant placard !

/me fronce les sourcils. Se dit que peut de gens vont suivre, et que la moitié vont la prendre au sérieux

Que donc, cette rubrique "journal de bord" est donc là pour qu'on s'exprime sur... ben ce qu'on veut... Si on a eut des coups de gueules, des coups de coeurs... Les trucs qui vont pas dans les autres rubriques quoi !

/me regarde vers Eith, un peu perplexe.
Hausse les épaules et jette ses fiches.

Enfin moi je vous dis, on teste et on verra bien !
Personnellement, j'ai pour but... de conquérir le monde...
heu non, c'est pas encore ça. 

...de vous présenter brièvement les films/livres etc que j'ai vu/lu ce mois ci...
sans faire un article pour chaque.
.. hum une ptite crise de fainéantite dans le fond, faudrait que je me fasse examiner.

Bref, place au spectacle !

Générique !

*** JOURNAL DE BORD ***

Avec

Lael

dans le rôle principal

(pourquoi se priver)

Et un mystérieux inconnu

dans le rôle... du mystérieux inconnu

 *** Avril 2009 ***

Plan large, une rue commerçante de Lyon. Le tram passe. Gros plan sur un bar modeste.
Zoom sur une jeune femme attablée, cachée dans un imper jaune criard, chapeau et lunette noire goudron.

Elle a le nez plongé dans son thé à la pomme. Elle épie du coin de l'oeil les passant, l'air aux aguets.

Travelling avant. Entrée du bar. Un homme avance, cherchant quelqu'un des yeux.

Il la repère facilement, et va s'assoir en face d'elle. La caméra le suit.

Plan de profil, les montrant tout deux attablés, se jaugeant du regard. Leurs regards pétillent, comme s'ils préparaient en douce une surprise.

Il jette un rapide coup d'oeil à la salle, moyennement remplie à cette heure tranquille du milieu d'après midi.

"vous avez vos infos ?" lui dit-il

Gros plan sur l'homme. Un léger sourire du coin des lèvres trahis son amusement.

"oui." répond t-elle, sortant une grande enveloppe marron de son imper.

Gros plan sur la femme. Elle aussi semble sur le point de s'exclafer, mais joue son rôle avec sérieux.

Plan enveloppe. Il cherche à la prendre mais la femme met fermement sa main sur la sienne pour le retenir.

"payez d'abord" réplique t-elle avec un dédain amusé.

Il fait mine de refuser... puis lui porte un baise-main.

"paiement accepté" dit elle sérieusement avant de céder au rire qui la tenaille depuis un moment.

L'homme sourit, ravis.

"J'ai le droit à mon enveloppe maintenant ?" minaude t-il comme un gamin a qui on tend un jouet.

"Je t'en prie"

Gros plan sur l'enveloppe que l'homme ouvre, découvrant des feuilles inscrites.

Fondu au noir.

*** Document top secret ***


note préliminaire : 

pour le premier rapport, je ne met pas que les films/livres etc d'avril, mais aussi ceux de mars.

En espérant que mes appréciations vous éclairerons.


***FILMS***


Burn after reading

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Oubliez (plutôt deux fois qu'une)

en bref

2008

des frères Coen
avec George Clooney, Brad Pitt

Comédie dramatique

Un chassée-croisée de personnages sous le sceau du secret

les +

Heu j'en vois pas... J'ai beau chercher... les acteurs jouent bien ?!

les -

Pas de scenario ! Une comédie qui n'a rien de drôle, et une histoire sans queue ni tête...

la totale du pire, ou comment rater son film

***

 L'oeil du mal (Eagle Eye)

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Oubliez

en bref

2008

de D.J. Caruso
avec Shia LaBeouf, Michelle Monaghan

Thriller

Un gars sans histoire et une jeune mère se retrouvent du jour au lendemain traqués par la CIA. Leur seule issue : obéir à la lettre aux ordres donnés au téléphone par un voix mystérieuse et tenter de découvrir qui se cache derrière.

les +

Quel gâchis, mais quel gâchis... Parce que l'idée de fond est pas mal ! C'est dommage.

Mentionnons aussi les effets spéciaux : décevant par rapport à la bande annonce, c'est quand même pas trop mal.

les -

Ben des dialogues chiants, des ficelles scenaristiques énormes et au final totalement invraisemblable. Je sais bien que big brother est fort, mais à ce point faut pas déconner... 

***

Immortel (ad vitam)

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Une bizarrerie (reservée aux fans ?)

en bref

2004

de Enki Bilal
avec Linda Hardy, Thomas Kretschmann

Film d'Animation, SF

Adaptation de la bd du même nom

Bienvenu dans un monde où les dieux égyptiens se mêlent, pour un temps, aux vivants. Suivez l'histoire d'un rebelle, d'une mutante mystérieuse aux larmes bleues, et du dieu Horus à tête de faucon à la recherche... d'immortalité.

les +

L'esthétique de l'image, irréelle, bleutée, sensible, mélangeant virtuel et réel. Tout simplement grandiose, et dans le respect de la bd.

les -

C'est un univers assez spécial, entre le feu et la glace. Déroutant pour ceux qui ne sont pas sensible à la 'prose' enkibilienne, ce qui est mon cas (que ses fans me pardonnent) même si ça ne m'a pas empêché d'apprécier le film.

  Le gros bémol c'est que cela manque de rythme, l'histoire est franchement plate. Notamment parce que "l'ennemi" ne représente pas une menace réelle, Horus étant tout simplement sur-puissant (normal c'est un dieu), mais presque à l'excès. Cela coupe tout suspens à mon goût.

***

Slumdog millionnaire

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Hors du commun

en bref

2009

de Danny Boyle
avec Dev Patel, Mia Drake

Drame, romance (où ça une comédie ???)

Un indien issus d'un bidonville est sur le point de gagner les 20 millions de roupis de la version indienne de "qui veut gagner des millions". Le présentateur ne peut pas imaginer qu'un pauvre puisse réussir là où les plus grand intello échouent et le soupçonne de tricherie. Or c'est dans les pires moments de sa vie que Jamal a sû puiser les réponses. Il raconte.

les +

La réalisation est impeccable, l'image est belle, le tout est bien mené, très bien joué, et c'est un bien beau voyage que l'on fait là. Pas dans le palais des milles et une nuit non, mais dans la vérité sordide de l'Inde d'aujourd'hui.

les -

Peut être est ce ce côté "docu-fiction" qui a quelque peu laissé perplexe ma sensibilité. C'est un film dur (surtout le début), et c'est tout simplement insupportable de se dire que des gens puissent vivre ça. Et en même temps on se demande, où se situe la réalité et la fiction...

En tout cas c'est déroutant et touchant mais bizarrement, presque pas assez. Est ce que j'ai volontairement pris du recul, de sorte que je n'ai pas été touché émotionnellement ? J'ai le sentiment qu'il manque cette touche qui fait pleurer. Mais est ce vraiment nécessaire quand on accumule autant de qualités ?

***

Prediction

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Pour amateur de SF et/ou de 'films à éléments surnaturels qui font peur'

en bref

2009

de Alex Proyas
avec Nicolas Cage, Rose Byrne

Film catastrophe, thriller, SF

Il y a cinquante ans, pour inaugurer une école, les élèves ont enfermés dans une 'capsule temporelle' leur vision de l'avenir. Les enfants d'aujourd'hui la déterrent. Chacun récupèrent un dessin, sauf Caleb, enfant à moitié sourd. D'abord perplexe, puis horrifié, son père découvre que le message, composée d'une série de chiffres apparemment sans significations, en a bien un...

les +

L'image est superbe, on doit l'admettre, les effets spéciaux sont vraiment bluffant avec les moyens d'aujourd'hui. En coup de coeur, les deux scènes de catastrophes, avec le métro et l'avion, qui, non content d'être superbes visuellement, sont aussi émotionellement très intenses (pour pas dire quelque peu traumatisante). Elles ne tombent pas dans l'excès voyeurisme et c'est très agréable, on est vraiment au coeur d'une action tout à fait crédible.

Deuxième intérêt, et non des moindres, l'idée de base du scenar, qui paraît banale... mais qui se révèle plus intéressante qu'on ne l'imagine. En livres, c'est presque classique, mais en film... il me semble que c'est inédit.

(L'ennui c'est que ce bel hommage pour la grande SF pousse en même temps dans une ardeur religieuse qui fait crier certains à la 'propagande scientologique'. Pourtant la religion est aussi un pan important de la SF, ne serait ce que dans le fait de 'croire'... ne trouvez vous pas ? Plutot difficile à éviter ce me semble... même si moi aussi des excès du genre m'agace)

Cerise sur le gâteau, Nicolas Cage est encore une fois super (moi fan ? non ça se voit à peine XD)

les -

Trop long ! Non seulement il s'étire en longueur, mais la présence de la jeune mère (dont j'ai même pas retenu le nom) dans la deuxième partie du film le plombe carrément. Son rôle d'hystérique est vraiment usant.

Et comme tout film catastrophe, des clichés un peu pesant, même si globalement très bien maîtrisés.

***

Horton

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Pour ceux qui ont conservés leur âme d'enfant

en bref

2008

de Jimmy Hayward, Steve Martino
Film d'animation

Un éléphant rêveur entend soudain le cri d'appel d'une poussière. Découvrant qu'elle renferme tout un monde, il décide de tout faire pour la mettre à l'abri du danger.

les +

L'image : non seulement elle est maîtrisé (l'intro ! Et le réalisme de l'eau le montre bien) mais il y a un vrai jeu dans les couleurs et les formes pour donner un univers vraiment onirique (les animaux et les plantes totalement "réinterprétés", les maisons à l'architecture délirante sur Zouville)

Un tout 'bon enfant', poétique et sensible, qui peut se regarder à tout âge.

les -

Beaucoup de blabla et peu d'actions.

***

Le jour où la terre s'arrêta

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Pour amateurs de SF (la vraie, pas celle, sans scenar de fond, qui fait juste 'un E.T et boum' )

en bref

2008

de Scott Derrickson
avec Keanu Reeves, Jennifer Connelly

Film de science-fiction

Une boule lumineuse, un alien débarque... ami ou ennemi ?

les +

Tout simplement un joli film, bien réalisé, explorant sans excès et avec succès de la 'pure' SF, laissant de côté l'esbroufe habituelle de la SF pour le 'spectateur lambda'

(il rappelle en cela 'prédictions'. Des films de SF à hauteur du genre, enfin !).

les -

Ben je devient ptet difficile mais il manque un 'plus'. Trop parfait tue la parfaitude...

***

Le règne du feu

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à voir du coin de l'oeil pour les dragons, et pour l'idée de base donnée dans les cinqs premières minutes

en bref

2002

de Rob Bowman
avec Christian Bale, Matthew McConaughey

Un enfant découvre un dragon destructeur. Pour l'Homme, c'est le début de la fin.

les +

Les dragons sont chouettes. La réalisation est correcte. L'idée de base était sympa, mais...

les -

...elle n'a pas été développée. Il n'y a pas de scenar et c'est du gachis.

De plus, les lourdaud matchos qu'on se coltine comme héros (eurk) finissent par être franchement pénibles dans leur 'guerres des chefs'. Qu'ils aillent calmer leurs hormones ailleurs par pitié "-_-

Au final, c'est à peine regardable... dommage


***LIVRES***


"les petites soeurs d'Elurie"

de Stephen King

HORREUR / SF (?)

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(première nouvelle du recueil "Légendes" Fantasy)

La nouvelle se passe dans le cadre de son cycle de la Tour Sombre.

Où comment un pistolero trouve un village désert, et la cause du massacre


Bon franchement, c'est pas à mon goût. Le style est vieillot, l'ambiance est glauque. Et le tout est lent, comme écrasé par le soleil. Mais je reconnais qu'il crée bien son univers. C'est le premier texte que je lis de King, et ça ne me donne pas envie d'en lire d'autre... même si je trouve superbe l'adaptation de la Ligne Verte.


l'anneau monde

Larry Niven

SPACE OP' / HARD SF

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Une équipe composé d'un vieux terrien baroudeur (200 ans au compteur !), un marionnettiste (race extraterrestre fort mystérieuse), une pin-up, et un Kzin (E.T. felin au comportement animal) s'engagent dans une expédition pour découvrir les mystères de l'incroyable anneau-monde. 


Un classique, tout simplement pour avoir inventé une telle structure spatiale géante. Une histoire malheureusement trop plate, digne d'un road movie de série B... Malgré tout, cela se lit plutôt bien, et même si la psychologie des persos est plutôt plate elle aussi, on a le droit à quelques intrigues inter-espèces, quelques réflexions sur les civilisations, et assez de technologie pour relever le goût. Bref, un classique pas indispensable, mais sympa à connaître, plus adapté aux novices.


Un monde impossible

G. Morris

SPACE OP' / ANTICIPATION

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A la recherche d'un vaisseau spatial dont on a plus de nouvelle, l'équipe de secours se retrouve 'capté' par une lune. Ils découvrent un monde qui leur réserve bien des surprises...


C'est ce que j'apelle de la sf 'populaire'. Si on y connait pas grand chose en SF, c'est très bien. Pour ceux qui s'estiment un peu plus calés sur le genre, ça n'a pas grand interêt, si ce n'est une lecture de vacance, non prise de tête. Parce que le grand avantage de ce livre, c'est de se lire tout seul. Reste la fin, qui a mon goût est angoissante. Elle enferme, et même si c'est une belle fin, ça laisse un arrière goût désagréable.


les maîtres des dragons

Jack Vance

FANTASY

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Sur Aerlith, dans une société féodale où la fierté locale est la manipulation génétique de 'dragons', deux seigneurs s'affrontent. Mais voilà que des extraterestres envahisseurs viennent compliquer la donne. La race des hommes est t'elle condamnée ?


C'est franchement mauvais. Les 'dragons' sont plus des monstres difformes dont on ne nous donne aucune description claire ! Et cela se résume à des batailles, des armées en marche, la vanité des uns et des autres, des ermites mystérieux... On se croirait dans un mauvais jeu de rôle.


Le souffle du temps

Robert Holdstock

SF (SPACE OP' ?)

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Sur VanderZande, les pionniers doivent faire face à un phénomemène superbe mais dangeureux : lorsque 'le vent du temps' souffle, il déplace dans le temps tout ce qui se trouve sur son passage. Mais Léna et son équipe vont découvrir que le mystère ne s'arrête pas là.


Ce que j'ai adoré, c'est l'originalité de l'histoire, ainsi que l'immersion dans cet autre monde. On a vraiment l'impression de vivre avec eux. Reste que la psychologie des persos reste assez spéciale, et l'ambiance assez morose. Mais c'est à connaître.

***

SERIES TV

RAS ce mois ci, si ce n'est quelques Malcolm, toujours aussi déjanté, et la série d'M6 avec les jeunes flics plutôt sympa

***

JEUX

Un peu de Splinter cell sur ps2 (je reviendrais là dessus dans un article complet),

et une bonne louche d'Heroes 3 sur PC, qui ne se démode pas, mêlant gestion, baston et stratégie. Vous savez, le genre de jeu où on passe des heures dessus en pensant que ça ne fait que cinqs minutes...

***

SORTIES

(pour plus d'info, voir ici)

quai du polar

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foire de lyon

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***

Fondu au noir.

THE END

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lundi 1 juin 2009

Journal de Lael Mai 2009

Bien, comme chaque début de mois, voilà mon ptit journal du mois venant de s'écouler. Au sommaire, un livre passionnant, un grand classique du jeu de gestion, quelques bons films et surtout deux séries TV à connaître. Même que si je suis en forme, elles auront le droit à leur fiches persos ^^

 

LIVRES

PERDIDO STREET STATION

 (2 tomes)

China Miéville

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Devenu un best-seller de ces derniers années, ayant raflé certains prix prestigieux (Grand Prix de l'Imaginaire, Arthur C Clarke et British Fantasy award), j'ai eut envie de m'intéresser au phénomène de plus près. Eh bien en effet, ça vaut le coup d'oeil.

Comme ils le disent dans la présentation de l'auteur cela mêle "sf, fantasy urbaine,
horreur et roman social" et le mélange est plutot détonnant ^^
Expliquons ça point par point.

SF, parce que même s'il n'y a pas de batailles intergalactiques ou de vaisseaux spaciaux, la technologie, matînée de steampunk et de magie, est bien présente dans l'une de ses forges de prédilections : l'homme et la machine. Ici, la ville est en grande partie industrielle, et les machines sont intégrés au point que certains hommes sont Recrées aussi bien avec des éléments organiques que métalliques...

Tout ça dans une sorte de nouvelle conception cyborg que je trouve très apréciable et originale. Et puis, ne sous-estimez pas les artefacts, parfois simple autonettoyeur, qui parsèment la ville, ils pourraient vous surprendre...

Fantasy urbaine, parce qu'on est dans le cadre d'une mégapole, mélange de guettos et de quartiers plus huppés, de commerces, de transports, et de gouvernements. China Miéville a une vrai passion pour la ville qu'il détaille par tout ses menus morceaux, au point de nous donner une carte en début de partie -heu, livre. Et la Fantasy là dedans, eh bien ce n'est pas des elfes, des nains, des magiciens à la grande barbe blanche... mais des êtres aquatiques, des hommes à têtes de Scarabée ou d'oiseau (on sent d'ailleur ici l'influence de la Mythologie égyptienne, mais il s'en est admirablement démarquée), ou encore des êtres 'végétaux'.

Bon perso je trouve qu'il en fait des tartines au niveau de la ville, et son énumération des quartiers traversés à finit par me lasser. Je regrette aussi qu'il ne décrive que très partiellement les 'races' qu'ils a créé, nous laissant la plupart du temps deviner simplement, avec un ou deux indices, et surtout grâce à leur nom. Comme les "aquahydres" qui charient certains bateaux, qui n'ont droit à aucun élément descriptif : si le lecteur ne s'y connait pas du tout en bestiaire fantastique il doit se sentir laissé de côté. Malgré tout, on doit reconnaître que c'est très inventif et bien menée, car tout paraît naturel et nullement 'construit' artificiellement.

Enfin, "horreur et roman social". Sur ce dernier terme, je mettrais une nuance, car même si il nous donne quelques éléments de la vie de chaque espèce, et leurs rapports entre eux, on est encore loin d'un rapport d'anthropologue. Ce pourquoi j'ai du mal lorsque certains disent que c'est un roman anthropologique... Mais il y a une composante sociale, d'accord.

Bon et l'horreur dans tout ça... Autant dire qu'elle est bien présente, mais je dirais que c'est plus du domaine du glauque. Toute la ville et ses composants sont en putréfactions, lugubres, en délabrements partiels ou total. Le gouvernement est une dictature, où la Milice est un danger permanent dans la cité, où les condamnés se font "Recrée" de manière attroces. Mais pourtant, même si c'est noir, on suit les -piteuses- 'forces du bien', réduitent ici à un ramassis d'êtres qui se sentent impuissants mais décident d'agir malgré tout, se laissant entraîner par les évenements. C'est quand même porteur d'espoir, même si ce n'est q'un fin rayon de lumière dans la nuit.

Je ne suis pas adepte de l'horreur, d'habitude je n'arrive pas du tout à lire ce genre de livre, mais là je trouve que cela passe très bien, et ce pour plusieurs raisons :

- cela colle parfaitement à l'ambiance du reste de l'oeuvre, et cela aurait été tout autre chose de le rendre plus 'joyeux'

- il n'y a pas que ça, le livre est bourrés de bien d'autres choses, donc on est pas 'noyés' sous l'horreur.

- China Miéville reste 'soft' : si des descriptions peuvent être macabres, il ne va jamais dans le gore, et souvent préfère donner froidement les faits (du genre il va suggérer que quelqu'un se fait torturer, et comment, mais on ne lira pas la scène -en plus c'est subtil, il joue sur la peur du lecteur et des persos.)

Mais peut être, et avant tout, il faut dire que ça se lit tout seul. C'est bien écrit, passionnant, et même si on a un essoufflement au milieu du premier livre, ça s'accélère ensuite dans une course effrénée (bien que ça retombe quelque peut dans le deuxième tome qui s'étale vraiment trop en longueur). Seul bémol qui fait parfois grimacer : certains vocabulaires trop soutenus, et quelques (heureusement rares) explications mêlant science et magie, claires mais vraiment complexes (abstruses pour utiliser un mot savant).

Bref ce que j'apprécie avant tout, c'est le fait qu'il gère parfaitement son intrigue et ses persos (qui, au passage, sont bien mais n'ont rien d'exceptionnel). Rien ne tombe comme un cheveux sur la soupe, tout est prévu, mesuré, et incorporé à la sauce sans éclaboussures. Rajoutez à cela des thèmes originaux et bien intégrés, et vous comprendrez aisément que Perdido Street Station est un OVNI du genre, et qu'il a assez de qualités indéniables pour que je vous le conseille chaudement. C'est une curiosité à ne pas louper !

edit : erf, la fin est mauvaise, a mon goût la copie est à retravailler


JEUX

Je suis bloquée à la fin de Splinter Cell Chaos Theory, ce qui m'a fait délaisser ma ps2 ce mois ci pour revenir au bon vieux PC.

Luxor vous connaissez ? Reprise revisitée de Zuma (qui se passe dans un décors aztèque), cette fois on voyage aux pays des pharaons. Toujours le même principe qui a fait la célébrité de la série : on lance des billes sur une séries de billes qui dévalent dans un décor superbe, le but étant de les regrouper pour les exploser avant qu'elles n'atteignent la fin du parcours. Personnellement je préfère Luxor à Zuma car il y a plus d'options de jeu, même si je regrette d'avoir perdu au passage les 'bouches' dentelés de fin du parcours qui donnaient le frisson. (Par contre je sais pas vous, mais ce jeu me donne vite mal aux yeux)

AGE OF EMPIRE III :

Bref, tout ça pour en venir à Age of Empire, la célébrité du jeu de gestion... Eh bien après le premier et le deuxième, je me suis mis au troisième (j'aime faire les choses dans l'ordre XD).

Le principe est toujours le même : construire sa cité, récolter des ressources, faire évoluer sa civilisation, se défendre et attaquer ses voisins. Quelques améliorations apréciables, comme le fait que vos citoyens récoltent sans avoir besoin de faire des aller-retour pour déposer leur marchandises, ou la réévaluation des unités type canons qui font beaucoup de dégâts; d'autres moins évidentes, auxquelles je laisse un point d'interrogation, notament sur le fait d'avoir des évolutions plus disparates, et très différentes suivant les civilisations.
Après il faut encore que je teste pour voir, mais c'est quand même un jeu très agréable, globalement une belle évolution par rapport aux précédents. A noter qu'il y a deux extensions : Asians Dynasties qui nous emmène au soleil levant, et War Chiefs au nouveau monde.
Mais s'il y a bien un point noir sur le tableau, et qui honnêtement m'agace, c'est le côté historique qui est très déconcertant. Voilà que la campagne (et donc une extension) nous fait -encore !- découvrir le nouveau monde, avec la confrontation entre colons et indigènes. Eh, c'était déjà le thème d'age of 2 bande de couillons ! J'vous jure "-_- Paraît que c'est la suite, mais bon j'avoue avoir un peu de mal à m'y retrouver. J'ai un peu la sensation de faire toujours la même chose. Je sais bien que l'Histoire se répète, mais quand même... Ils auraient pas pu intégrer une frise chronologique, qu'on s'y retrouve ?

Conclusion: graphiques et gameplay supers, mais scenario inintéressant.

Au final cela donne un jeu trop répétitif, et donc lassant à la longue.

Les extensions semblent suivre la même route (à confirmer). Dommage.

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SERIES TV

J'ai oublié le mois dernier de vous parler du tout premier DOCTEUR WHO, version 1963 en noir et blanc. J'ai vu l'épisode pilote, divisé en quatre parties, ce qui est donc plutôt long. J'ai dû me forcer à voir la fin, et ça veut tout dire car il m'en faut de beaucoup pour ne pas finir un épisode/un film/un livre. Bon c'est pas mauvais mauvais dans le sens où ça va avec son époque, mais ciel qu'est ce que c'est long, avec un suspens qui frôle le zéro, et avec des caricatures franchement pénibles. Au final même si on retrouve bien le perso du docteur, on se demande comment cela a pu avoir un tel succès ! Comparé à celui de 2005, il ne fait pas le poids. Désolé doc, faudra repasser.


Sinon ma découverte du mois c'est CHUCK. J'ai regardé toute la saison 1, et je suis ravie.

Allez, j'ai le courage : voilà une fiche rien que pour lui, il le mérite bien -> ici


A part ça, j'ai regardé plusieurs épisodes de MY NAME IS EARL, qui lui aussi, mérite sa fiche : là


FILMS

CHASSEURS DE DRAGONS

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Un très bon film pour passer un agréable moment

en bref

2008

de Arthur Qwak, Guillaume Ivernel
avec en voix: Vincent Lindon, Patrick Timsit

Film d'animation

(a noter : Chasseur de dragons existe aussi en série animé.)

Une petite fille recrute des héros quelque peu à la ramasse pour botter les fesse d'un méchant dragon 'bouffe monde'.

les +

A voir ne serait ce que pour l'image, et l'univers délirant et onirique. Non seulement on en prend pleins les mirettes, mais on voyage vraiment dans un autre monde surprenant d'inventivité.

De plus les personnages sont attachants, et l'histoire est bien menée. On ne voit pas le temps passer, et ça c'est un 'plus' indéniable.

les -

Ben j'dirais qu'il lui manque ce ptit plus que fait la différence entre un "très bon" film et "le truc de la mort qui tue". Pour moi la différence se pose à savoir si je vais le revoir ou non. Et à part pour l'image, je n'en n'ai pas spécialement envie. Je pense qu'il n'est pas assez riche, il lui manque les phrases percutantes et les péripéties à rebondissements qui nous poussent à revoir un film sans se lasser.

Mais ça ne m'empêche pas de vous le conseiller ardemment


BENJAMIN GATES ET LE LIVRE DES SECRETS

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ça se regarde comme une bonne série B

en bref

2008

de Jon Turteltaub
avec Nicolas Cage, Diane Kruger

Aventure

Nos aventuriers courent cette fois ci après la mystérieuse cité d'or

les +

Ouf, dur là... Bon c'est typique série B alors y'a rien de vraiment bien "-_-

Heu, quelques scènes ou idées légèrement originales ? Du genre la poursuite en voitures dans les petites rues, ou le bureau et sa cache secrète.

Ah si : nous replonger dans l'ambiance Indiana Jones (même si c'est moins drôle... même le méchant a la même tête de nazi !)

les -

Ben 'série B' ça veut tout dire non ? L'image a rien de terrible, la musique est affreusement répétitive et bien sûr monté à donf dans les scènes d'actions, les persos sont stéréotypés, beaucoup de ressorts scenaristiques ne tiennent pas le coup, et je ne parles même pas du crédible, dans ce genre de film ils se prennent pas la tête avec "-_-

Bref, je m'attendais plutôt à pire donc voilà, ça se regarde comme une série B pas trop mal ficelé, ça peut détendre si on est pas trop regardant... Et si on peut voir les 'copiages' d'Indiana sans se crisper.


STARGATE SG1 : L'ARCHE DE VÉRITÉ

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A réserver aux fans

en bref

2008

de Robert C. Cooper
avec Ben Browder, Amanda Tapping, Claudia Black, Christopher Judge, Michael Shanks

Téléfilm

C'est la suite et fin de la série, nous racontant la dernière bataille contre les Oris.

les +

Déjà, il faut dire que Stargate SG1, LA série de SF de ces dix dernières années, avec 10 saisons au compteur justement, n'avait pas eut une fin à sa mesure. C'est à peine si on nous donnait quelques éléments suggérant que, peut être les Ori sont morts (sans oublier le fait que les asgards décident subitement qu'ils sont bel et bien finit cette fois ci -alors que la dernière fois qu'on les voyait il y avait un nouvel espoir de reconstruire leur civilisation- et hop ils nous donnent leur technologie). Bref, ce téléfilm à le mérite de donner les réponses à nos questions, et de finir comme il se doit cette série culte, avec quelques rebondissements (enfin surtout un) sympa.

Bon le deuxième bon point est plus personnel. Il se trouve que j'étais il y a quelques années une vrai mordue de la série. J'avais fait un site (toujours en construction d'ailleurs), crée un fanzine avec une correspondante fan d'SG1 elle aussi (Ah Jack, c'était le bon temps... dommage que tu ne passes pas par ici), j'écrivais des fanfics (sur mon site si vous voulez les lire), et comme le savent certains, j'avais incarné un goa'uld dans un jeu de rôle sur internet... J'avais même été à une convention, et j'avais eut mon moment de grâce, dans les bras de Corin Nemec, alias Jonas Quinn dans la saison 6 d'SG1 (plus connus dans son rôle de Parker Lewis) ! D'ailleurss j'ai toujours la photo... et ma fausse porte des etoiles toujours clouée à mon mur ^^

Bref. J'ai décroché à partir de la saison 8. Je trouvais que c'était devenu décadant, que même s'il y avais toujours la saveur d'origine, elle avait perdu du goût. Et franchement, ce soir, lorsque j'ai choisis de voir ce téléfilm, je n'avais qu'un vague souvenir de la fin de la série, et je pensais que ça serait juste passable. Hors j'ai été emballée, transportée comme lors de mes premiers amours avec la série !

Parce que ce téléfilm à l'essentiel : l'âme de Stargate SG1 !

L'histoire est du Stargate tout craché, et diable, ça fait plaisir !

(A noter aussi la reprise du thème musical de la série, qui est celle du film revisitée. Grandiose.)

les - 

Le plus dur, c'est les trentes premières minutes. Parceque ça blablate à tour de bras pour mettre en place l'intrigue, tentant de recoller les morceaux laissés épars à la fin de la saison 10, et ce, sans aucun rappel ! Autant dire, qu'à moins d'avoir regardé les derniers épi juste avant, ou de connaitre tout par coeur, c'est raide. Pourquoi diable n'ont ils pas fait le fameux 'précédement' avec la voix de Teal'c ? ça fait partie de la légende ! Et évidement, pour quelqu'un qui connait peu la série, c'est pas la peine (ma mère a décrochée, attendant de 'l'action').
Justement, après ça s'embale, ça fuse de partout, et l'intrigue se déroule bien "à la sauce SG1", nous donnant des sueurs froides, et autant dire, que c'est que du bon XD Donc si vous êtes fan patientez au début, la suite en vaut la peine !
 

Bref, je ne dis pas que ce téléfilm c'est de la haute qualité, non ce serait mentir. L'image n'a rien d'exceptionnelle (à part l'intro dans la montagne) et il y a certains raccords scenaristiques maladroit, certaine scènes un peu longues.

Mais ça possède vraiment l'essence de la série, et ça, c'est un trésor qui n'a pas de prix !


Voilà j'espère que ça vous a plût, on se retrouve le mois prochain !

ENJOY

Posté par lael à 21:52 - Journal de bord - Commentaires [2] - Permalien [#]

mercredi 1 juillet 2009

Au resto de la fin du monde, Juin 2009

Au menu : un poisson encore frétillant au milieu de quelques navets, et le recueil de 'Légendes' épluché. Bon appétit !


***FILMS***

ENFIN VEUVE

Même pas une étoile !

Passez votre chemin.

Bon un ptit mot vite fait pour dire que ça n'a rien d'une comédie, c'est ennuyeux à souhait, et franchement barbant. Le seul intérêt, c'est de bien mettre l'accent sur ce qui n'est pas encore une évidence pour certains : pour faire son bonheur il faut écouter son instinct, même si cela nous oblige a passer outre la famille.

BABYLON AD

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A éviter

les + : deux/trois "jolis" plans avec arrêt sur image, mais bon, rien qui en vaille la peine... A la limite Vin Diesel qui est pas mal dans son rôle.

les - : Bon vous l'aurez deviné, ça fait partis des films de SF qui tirent le genre vers le bas. Ils ont pris une idée de base déjà exploitée (Entre autre récemment dans les Fils de l'Homme), et en ont fait un scenario complètement foireux et vide.
Je sais pas ce que donne le livre à la base mais là... en dirait un vieux film de SF, sauf que c'est fait à notre époque. Vous savez genre Los Angeles 2013 (avec Kurt Russell), Waterword (Kevin Cosner), Mad Max (Harrison Ford), Absolon (C.Lambert... erk)... sauf qu'avec le kitch les vieux sont relativement passables(hum, je retire pour le dernier "-_- J'arrive pas à croire que c'est un film de 2003 !), voire avec des morceaux cultes (la machine à faire de l'eau potable de WW !) alors que là... franchement j'ai hésité à le regarder jusqu'au bout, et pourtant, il en faut pour que je ne regarde/lise/joue  pas (rayez les mentions inutiles) quelque chose en entier. ça a la 'patine' moderne, mais ça sonne creux.

Bref, pour moi c'est de la SF bien palichône, et ce film ne passe même pas en tant que film d'action ! Oh il y en a. Mais on a plutôt tendance à baîller d'ennui, sans parler du fait que c'est très brouillon (et pour la seule action jolie, c'est une copie !).

Il n'y a même pas d'intérêt avec l'image, puisque même en faisant quelques plans modernes, ils sont resté dans un truc  globalement très moche. A part quelques rares scènes globalement bien torchés, la réalisation est franchement pas terrible. Le pire étant sur la fin, ils devaient être vraiment fatigués : on voit clairement le héros faire le tour d'un lit d'hôpital, pour se trouver bien comme il faut devant la caméra... et ce en complète contradiction avec le scenario, alors qu'il était de l'autre côté, et que la personne hospitalisée l'a apellé en se tournant vers lui... J'sais pas si je suis clair, mais c'est de la grosse ficelle qui n'a rien à faire là !

SAHARA

Un duo d'aventuriers superhéros viennent en aide à une bimbo médecin cherchant l'origine d'une maladie étrange. Eux bien sûr sont à la recherche d'une vieille épave qui contiendrait des pièces d'or (ça va de soit, même s'ils nous le disent pas clairement pendant le film).

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Un navet.

A croire que j'accumule les films tout pourris en ce moment, ou que je devienne plus exigeante (ptet même sûrement les deux), j'ai bien faillit l'arrêter dès le début. S'il y a deux-trois petites idées originales qui se greffent ici et là, notament comment est filmé la toute première bataille, autant dire qu'il n'y a rien d'interessant. Ce film rate le principal : sans suspens, on a le sentiment que tout est décousus, les dialogues sont d'un vide abyssal, et les tentatives pour nous faire rire... sont pitoyables. Et pour rien arranger, beaucoup de 'surprises' sont plus qu'évidentes, ce qui fait que mon ptit jeu pendant le film, c'était de deviner la suite.

Bon j'ai vu pire comme navet, si on arrive à passer la première demi-heure uniquement composée de bla-bla ininteressants ça se regarde, mais bon, autant éviter hein...

ANGLES D'ATTAQUE

On a tiré sur le président des Etats-Unis. Le film retrace l'évènement et son dénouement en suivant le point de vue de plusieurs personnages. Va t'on vraiment comprendre ce qui s'est passé ?

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Sans être exceptionnel, c'est un bon film.

les + : L'image est de qualité (Les scènes d'action, rapides et en gros plans, sont impec sur la tv, mais ont dû être irregardables au ciné... et il y a une explosion superbe), le suspens nous tiens en haleine de bout en bout. Bon point aussi pour le scenar qui reste tout à fait suivable malgré un puzzle un peu complexe. Et le tout tient bien la route, ce qui n' était pas gagné d'avance.

les - : Un peu à la manière d'almodovar, le vécut de chaque perso est utilisé pour faire avancer l'intrigue, dans un saute mouton qui n'est pas désagréable, mais, y'a toujours un mais... Où sont les 'points de vue' dont on nous a parlés ? Ce n'est pas un évenement vu sous différents angles, avec différentes interprétations, et on laisse au spectateur le soin de choisir la version qui lui parait la plus juste. Et ça, cela aurait été quelque chose de chouette.

Conclusion : Heureusement qu'Angles d'Attaque sauve quelque peu la mise ce mois-ci. 

Avec tout les navets que j'ai accumulés... et si j'ouvrais une épicerie ?


***LIVRES***

Je me suis remise au recueil de fantasy présenté par Silverberg, "Légendes".

Et mon avis sur l'ensemble est mitigé : d'un côté ça se lit plutôt bien et c'est sympa de lire des aventures de fantasy sans avoir à se taper dix tomes "-_- ça fait bien voyager.

D'un autre... je crois que j'aurais préféré le premier chapitre de chaque œuvre pour connaître chaque cycle, car il est difficile de se faire une idée avec ces nouvelles qui sont plutôt difficile d'accès sans connaissance du monde dont elles sont issues. Et à ce niveau là, les "présentations" sont exécrables, car elles "résument" les cycles en nous donnant toutes les énigmes principales (genre tel perso qui meurt), nous gâchant la surprise et nous ôtant donc l'envie de lire le cycle (sans parler que c'est du massacré, souvent à la limite du compréhensible.) Bref, un torchon, et la nouvelle n'est pas forcément située là dedans !

Dans le détail, les nouvelles que j'ai lues :

"Dette posthume"

L'épée de Vérité, Terry Goodkind

C'est pas avec ce genre de nouvelle que je vais comprendre l'engouement pour ce cycle. C'est putôt bien écrit, et il maîtrise son récit, mais c'est longué, et le final est vraiment trop capillotracté pour moi. Dommage.

"L'homme au grand sourire"

Les chroniques d'Alvin le Faiseur, Oson Scott Card

Celle là était intéressante. Le style est vraiment celui d'un conte. Il y a un côté didactique, Alvin est un Maître pour son compagnon, et le lecteur. Et on apprend des évenements, de sa façon de réagir, avec bien sûr une morale à en retenir. Donc j'ai bien aimé ce côté là, qui reste léger, distrayant sans être agaçant. Après l'écriture est vieillotte, mais je pense aussi que c'est le style du récit, vu qu'il y a aussi quelques bien belles métaphores. Seul défaut que j'ai trouvé : l'ensemble est un peu trop décousus.

"Le septième sanctuaire"

Les chroniques de Majpoor, Robert Silverberg

Plutôt originale, traitant de la différence des peuples et de leurs cultures, j'ai aimé l'univers. Mais je n'ai pas accroché à la façon de dérouler son récit, je trouve qu'il se répète, que la bobine 'crachote'. De plus il ne répond pas à toutes les questions qu'il pose dans son intrigue, et ça c'est très désagréable.

"Libellule"

Terremer, Ursula K. Le Guin

J'ai apprécié le fait que ses personnages soient forts et bien caractérisés. On les sent vivre. L'univers est assez classique. Quand à l'histoire, elle est plutôt bien menée, mais encore une fois le final tombe quelque peut 'à plat' car des questions sont laissés en suspens.

"L'homme en flammes"

L'Arcanne des Epées, Tad Williams

N'ayant pas écrit la critique sur le moment, mon souvenir reste vague, mais s'il y a bien une chose qui m'a marquée c'est mon agacement dans la façon dont il raconte son histoire. Il a choisit de mettre en narrateur une bonne femme qui raconte son histoire, donc par flash-back sauf que c'est très pénible à lire. Elle fait du saute-mouton entre ses souvenirs, radote sans cesse comme 'THE' évenement l'a traumatisé, bon... Résultat cela casse le rythme, on a du mal à se focaliser sur l'histoire, et il faut s'accrocher pour finir la nouvelle.

Il me reste encore plusieurs nouvelles, donc je réserve mon avis final. Mais je pense, au vu de la nouvelle de Pratchett, qui cette fois ci se deroule dans un univers que je connais, mais pourtant ne m'a pas trop emballée et que j'ai trouvée difficile d'accès (en l'occurence, ce n'est guère évident de comprendre toute la subtilité de personnages tel Mémé Ciredutemps en quelques mots !) que les cycles sont meilleurs que les nouvelles.

C'est tout pour ce mois ci.
Heu comment tu dis Eith ?
Have fun c'est ça ?

ps : juste un ptit mot pour dire que j'ai casiment finit la saison 2 de Chuck, et que c'est toujours aussi bon ^^

Posté par lael à 22:35 - Journal de bord - Commentaires [1] - Permalien [#]

dimanche 6 septembre 2009

journal de bord du capitaine, temps stellaire 08.09

Oui je sais, je suis en retard ce mois ci "-_- Heureusement que je ne suis pas un capitaine de Starfleet où je me ferais tirer les oreilles... en pointe lol* Bref, voici comme d'habitude mes critiques du mois, uniquement ciné cette fois ci. Et pour commencer, après l'avis d'Eith sur Les chroniques de Riddick, voici le mien ^^

* Pour ceux qui, a tout hasard, ne saisirais pas la référence
(ça existe ces bêtes là ???) je parle de Star Trek

Les chroniques de Riddick 

2004

de David Twohy

avec Vin Diesel, Thandie Newton   

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ça se regarde, mais l'intérêt reste limité

synopsis : Les Necrommongers sont entrain de conquérir l'univers. Un seul homme peut les arrêter : un certain Riddick, ex-taulard endurcis.

les + : une certaine esthétique dans la technologie, notamment chez les méchants necromachin, qui rappelle le tout premier film Stargate. La réalisation reste assez prenante, même si comme bien trop souvent on a le droit a des scènes d'actions bien trop rapide pour qu'on y comprenne quelque chose (mais j'ai vu pire).

les - : L'histoire et les persos, outch... aucun interêt, disons le tout net. Les dialogues se veulent si littéraire qu'ils en sont  lassant au point de nous faire mourir d'ennui. Et même si le fil conducteur est simple (aller tuer le gros méchant loup), pour le suivre, faut s'acrocher... c'est chaotique, on ne comprend pas ce que telle scène vient faire là etc. Et quand il y a des sous entendus de secrets gniagniagnia, ça sonne creux derrière. Bref, je sais pas comment dire, mais l'histoire est pleines de remplissages lourdeau, et qui donne un tout vraiment vide.

ça reste mieux que Babylon AD (l'autre film de vin diesel que je connaisse) parce que là y'a quand même plus de souffle, et la technologie est belle et innovante, mais bon, la copie reste à revoir.

*** 

Wall-E

2008

de Andrew Stanton, animé des studios Pixar

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Eith nous l'avais conseillé, je vous laisse donc lire son article pour ceux qui veulent en savoir plus ^^ 

J'ai mis du temps mais je l'ai enfin vu ! Mon avis est simple : ce film est (presque) parfait ! aucun temps mort, du suspens, des images parfaites, une belle histoire joliment racontée, surprenante et inventive... et de quoi pousser à la reflexion sans être moralisateur, tout se fait en douceur et pour notre plus grand plaisir. Après le côté tellement humanisé du robot peut agacer, mais honnetement, on se prend au jeu.

Je trouve réducteur de dire que c'est pour enfant, même si ça peut certainement se voir à tout âges : c'est un conte et, c'est sur, les films de SF sont généralement dans un tout autre registre, plus violent, de la saga de la lutte-des-gentils-contre-les-méchants (de préférence trèèès méchants : si t'as tué que 100 pauvre gugus tu passes pas le casting, il faut au moins chercher à asservir une planète entière, et de manière cruelle -bref je m'égare) Tout ça pour dire que les contes, c'est pas que pour les enfants (a condition bien sûr de mettre de côté notre envie d'hémoglobine), et que ce film est indéniablement un grand film de SF.

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Vous trouvez pas qu'il a un petit air de famille avec ET ?

***

Stargate continuum

Erf je peux pas noter un Stargate, je peux pas être objective lol Je ne m'y risquerais donc pas lol

C'est le deuxième téléfilm qui fait suite à SG1.C'est fait pour les fans, tout comme le premier : l'entrée en matière est abrupte, sans transition, et on doit avoir suivis la série pour comprendre le scenar.

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L'ironie du sort, c'est que si c'est fait pour les fan, ils ont voulu tellement jouer dans l'esbroufe et le rappel au tout premier film qu'ils en viennent à utiliser des raccourcis et autres astuces scenaristiques qui hérissent les poils de tout fans qui se respectent "-_- Le plus flagrant étant que la Tok'ra, qui aux dernières nouvelles était décimée, tout juste quelques réfugiés sans planètes qui cherchaient à s'allier aux jaffas libre... ces Tok'ra donc, on les retrouve dans une forme éblouissante : très nombreux, possédant une belle planète désertique comme on les aime, avec une pyramide -ça rappelle quelque chose non ?, et, encore plus fort, de beaux bâtiments futuristes d'une technologie qu'on a jamais vue... c'est quoi ce délire ??? 

bref, si on excepte ce genre de manœuvres qui massacrent ce qu'on connait de l'histoire d'SG1, c'est un scenar qui est pas mal surprenant, et que ce soit la réalisation ou les personnages, les rodages sont bien huilés depuis longtemps alors tout tourne comme il faut. Tout comme l'autre téléfilm 'l'arche de vérité' c'est donc de plutot beaux cadeaux aux fans et à ce qu'à été cette grande série, mais à condition de ne pas être trop à cheval sur la qualité scenaristique.

***

Les chimpanzés de l'espace

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Si ce film d'animation est indéniablement pour enfant, il y a quand même quelques idées sympa sur ce que peut être la vie extraterrestre. Et si quelques scenettes font grincer des dents par leur naïveté, on passe un plutôt bon moment. A noter aussi que, même si c'est à prendre au dixième degré au sous sol, la vision sarcastique de la SF, et des scientifiques, est plutot sympa. Bref, c'est vraiment si vous avez rien d'autre à regarder, et il ne faut rien en attendre, mais pourquoi pas ?

***

Milk

2009

de Gus Van Sant
avec Sean Penn, Josh Brolin

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Si c'est un film intéressant, il n'est pas prenant. A regarder pour la vision si brillante de la cause homosexuelle (il gagne même une étoile supplémentaire sur mon avis global rien que pour ça).

Le travail d'archive est impressionnant, et très bien mis en valeur par un mélange d'images anciennes et nouvelles, où l'on discerne difficilement qui est qui. Parce que l'atout du film, c'est la réalisation. La plupart des plans n'ont rien de conventionnels, certains jeux d'ombres ou de reflets sont très bien pensés.

Malheureusement, la réalisation a un côté si 'expérimentale' qu'elle donne parfois une sensation de cafouillage. Enfin, si les acteurs sont bons, ils ne sauvent pas le film d'un scenario épouvantable. Alors oui, ils suivent la vrai vie de Milk, mais nous la donne de manière si décousue, avec de telles longueurs et des dialogues si mauvais qu'on ne comprend pas souvent le pourquoi de telle ou telle manœuvre politique. (Heureusement certaines piques de Milk pour défendre sa cause sont si savoureuse qu'on en oublie le reste)

Il y a quand même un côté grandiose, mais l'émotion est comme cristallisée, inaccessible. On reste très exterieur à ce qu'il se passe et c'est dommage. 

En résumé, malgré de gros défauts, ce film parvient à nous faire passer l'essentiel : un beau message de tolérance, et pourquoi il est si important de ne pas avoir peur à se revendiquer gay.

***

L'étrange histoire de Benjamin Button

2009

de David Fincher

avec Brad Pitt, Cate Blanchett

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Bon, d'emblée, LA précision indispensable : je ne suis pas l'une de ces minettes (pas forcément jeunes d'ailleurs) qui bavent devant Brad Pitt. Voilà qui est dit. Donc, maintenant que vous savez que je suis un minimum objective, je peux donner mon avis XD

Benjamin est un être étrange : au lieu de vieillir... il rajeunit. Le temps semble marcher à l'envers pour lui. Mais quelle vie peut on avoir lorsque l'on nait vieillard aux yeux des autres ?

Autant dire que l'histoire, non seulement est originale, mais très bien traité. Le scenario est riche et pose admirablement les soucis qui pourrait causer une telle vie, finalement pas si avantageuse qu'on ne l'imagine. La réalisation est agréable, il n'y a pas de recherche du grandiose, juste assez pour garder une certaine sobriété, qui colle aux personnages pour les mette encore mieux en valeur.

L'atout du film, c'est indéniablement une belle réflexion sur la vie, le temps qui court et ce qu'on en fait.

Le seul bémol, c'est une certaine longueur. 2h35, on les sens passer.

Bref le pari était audacieux et il est réussis, avec un certain charme en prime. C'est un beau film que je vous conseille.

A part ça j'ai revu Prédiction avec Nicolas Cage, et j'ai été surprise d'y trouver un plaisir renouvelée. Je confirme donc ma critique (parue ici) en précisant que, cette fois ci, je ne l'ai pas trouvé trop long.

Côté jeu, sur PC je suis toujours sur age of empire 3 (les campagnes des extensions sont longues fiuu), et j'ai ptet été un peu sévère sur ma dernière critique. C'est quand même bien sympa de faire une partie de temps en temps. Et sur PS2 je suis sur Valkyrie Profile Silmeria, c'est un bon rpg à qui il manque la magie féérique d'okami. Je donnerais mon avis détaillé quand je l'aurais finis ^^

Enfin côté série TV, vous l'aurez compris avec mon intro, je me suis remise sérieusement à Star Trek. Je vous ferais ptet un ptit article global quand j'aurais tout vu (donc vous allez attendre un moment "-_-). Pour tout dire, je regarde dans l'ordre chronologique de l'histoire de ST, et j'en suis la série originale avec kirk et spock (et y'a rien à faire, je vois vraiment pas l'intérêt de ce célébrissime vulcain. Peut être que son succès est dû à sa nouveauté, pour l'époque. Votre avis sur ce grand mystère de la SF ?).

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Longue vie et prospérité XD

Posté par lael à 02:02 - Journal de bord - Commentaires [2] - Permalien [#]

mardi 3 novembre 2009

coefficient espace-temps 10.09

Longue vie et prospérité !

Bon vous l'aurez deviné, je suis toujours entrain de dévorer les saisons de la série originale Star Trek, avec un Kirk fringant et jeune, ce qui change beaucoup des films. J'aimais déjà bcp ce que je connaissais de ST, mais plus ça va, plus je crois que je deviens une Trekkie lol

Bref, comme d'habitude quelques films, deux livres, et mon test de Vakyrie Profile 2 sur ps 2. Enjoy ;)


District 9

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2009
de Neill Blomkamp
avec Sharlto Copley, David James (II)

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Synopsis : Les aliens débarquent sur Terre. Leur vaisseau plane au dessus de Johanesburg.... silencieux. Ce ne sont pas des conquérants, ou une race supérieure venue nous aider. Ce sont des réfugiés... et on les enferme dans leur bidon-ville : le District 9.

Mon avis : A la base, l'idée était super originale. Mais ils en ont fait... un truc pas très comestible. Le début commence bien mais après... Le scenario part complètement en live. Les personnages ont une psychologie d'huitres, la connerie humaine dépasse tout entendement, et on final on retombes dans tout les clichés possibles, en SF et ailleurs.

Le vrai bon point c'est l'image : les aliens sont totalement bleuffant, on a plus l'impression de costumes que d'effets spéciaux crées par ordi ! Les plans mélangent à la fois du classique, du dynamique, et certaines originalités. Enfin, ils ont donnés au film un aspect documentaire qui renouvelle notre vision des films de SF, ça donne un vrai coup de jeune, et une réalisation qui assure à côté.

Enfin, c'est un film tout de même assez violent au niveau hémoglobine, dans le type 'froide réalité' qui donne le frisson, le dégoût, et qui fiche carément la trouille au niveau suspens (on les sens bien capable de tout avec le 'héros'... il n'est pas à l'abri !)

Bref c'est dommage, vraiment dommage, car y'avais un bon potentiel de base, et une chouette image. Quand vont ils comprendre qu'un vrai bon film ne peut pas se passer d'un vrai scenario, avec un vrai héros à la vraie personnalité ?


Hulk

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2002
de Ang Lee
avec Eric Bana, Jennifer Connelly

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L'histoire du monsieur qui devient tout vert de rage... Un bon navet, mais un navet quand même.

Comme toute les séries B, les dialogues sont insipides, les situations jouées d'avance, les personnages inintéressant et le tout est looooong, très loooong. Autant vous dire que c'est avant tout du blabla et de long, très long plans sur juliette, bien avant d'être un film d'action.

Mais les effets spéciaux sont bons, notamment lorsque Hulk redevient humain et la scène d'évasion vaut le coup d'oeil.
Et puis il y a un jeu graphique dans la réalisation, rappelant une BD, qui si elle est exaspérante et navrante par moment, donne par ex du punch à la scene d'action sus-nommée. Voir les militaires donner les ordres en même temps qu'Hulk qui défonce tout, eh ben ça permet d'eviter la coupure visuelle lorsqu'on place d'un plan à l'autre.
Toujours par rapport à cette réalisation BD, les quelques secondes que je vais tenter de vous raconter valent presque le film à elles seules : un méchant vise Hulk, mais cela rebondit sur sa peau, et explose donc derrière lui. Et c'est rendu par un joli plan de caméra puis par la silhouette figée du méchant, entourée d'un trait de BD, sur les flammes de l'explosion. Bref là y'avais de l'idée.

Bon tout ça pour dire que si ça se regarde, vaut mieux quand même n'avoir vraiment rien d'autre à ne mettre sous la dent.

Taken

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2008
de Pierre Morel

avec Liam Neeson, Maggie Grace                                                                                                

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Synopsis : La fille d'un agent secret à la retraite se fait kidnapper. Son père va tout faire pour la retrouver.

Mon avis : je viens de finir la saison 1 de 24, et ce film est dans la même veine (qui plus est leurs filles, Kim, ont le même prénom !). Sauf qu'ici le père fait moins dans la finesse que Jack Bauer (c'est dire ! lol) et se transforme en tornade qui tue tout ce qui bouge. La scène du bateau notamment rappelle l'ambiance de ces jeux d'espionnage si vous choisissez de la jouer en mode bourrinage. Ce côté rappelle aussi la trilogie Jason Bourne, avec le même défaut, à savoir des scènes de poursuites très difficile à suivre. Bref, c'est quand même assez violent, quelque peu glauque, mais en même temps d'un réalisme intransigeant qui fait délicieusement froid dans le dos. C'est un film au suspens bien ficelé (même s'il n'y a guère de rebondissements), qui se tient bien sur tout les plans, et aux combats modernes aux 'astuces' bien trouvées (on sent bien que oui, le père a toute une vie d'expérience dans ce domaine). Bref, sans que le tout soit sensas, y'a de quoi passer un bon moment.

En conclusion, n'attendez pas de la finesse dans ce film mais respect, ce 24 à la française (ce n'est pas péjoratif, pour une fois la french toutch donne du cachet plutôt que de dégommer le film) est plutôt bien réussis, on a pas le temps de s'ennuyer.

***

Voyage

 

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stephen Baxter

HARD SF

et demi ^^

2 tomes parus chez J'ai Lu

Voyage, c'est une uchronie. Reprenant l'histoire de la NASA, Baxter par du principe que si JFK avait survécut à son assasinat, et que si quelques choix politiques avaient été différents, le programme qui aurait suivit Apollo 13 aurait emmené les américains... à poser le pieds sur Mars !

Ce livre retrace cette formidable aventure, qui a bien faillit se concrétiser pour de vrai (c'est peut être ce qu'il m'a le plus surpris : en prologue et post-face Baxter nous explique qu'il a été au plus près de la vrai histoire, et que dès 69, des études ont été menés par la NASA et ont estimés possible l'envoi d'hommes sur Mars !).

L'ennui avec ce bouquin, c'est qu'il tient plus du document historique que du roman, l'auteur étant, à mon goût, tombé dans le double-piège du souci de véridicité historique, et de la Hard-sf. Il a tout repris des déboires politiques de l'organisation, et nous en bassine des pages et des pages avec machin qui fait pression sur bidule pour que le projet de truc ne soit pas adopté... Alors certes oui, c'est une part importante de l'histoire de la NASA, et cela explique bien que les choix crutiaux au sujets de quelles missions choisir, et comment les réaliser. Des choix qui tiennent autant, si ce n'est plus, de magouilles politiques et économiques que de choix scientifiques ou humains. Mais j'ai trouvé ça chiant XD

Quand à la Hard SF... il la maîtrise c'est certain. Si vous souhaitez tout savoir des fussées Apollo, Saturn et consoeurs, vous frappez à la bonne porte. C'est interressant mais cela reste très aride d'accès et un peu pénible parfois.

Enfin, côté 'roman' proprement dit... Baxter a fait le choix de mélanger deux périodes, et on passe d'un coup de la mise en place du projet, au décollage vers Mars... ce qui, à mon goût, est un très mauvais choix, très déroutant et anhillant tout suspens. Ensuite il y a bien trop de personnages, entre les astronautes (une dizaine), les directeurs de la NASA, les concepteurs et constructeurs des fusées... et leurs femmes, on s'en sort plus. Il est trop scolaires pour le coup, je sais bien que certains lecteurs retiennent tout ces noms compliqués et se souviennent de qui a fait quoi, mais c'est pas mon cas. A mon goût il aurait dû redonner régulièrement l'élement type de la vie de son perso, à chaque fois qu'il reparle de lui, par ex Gershon qui a fait la guerre du vietnam, ou sur le fait qu'il soit noir. Perso ce genre d'élement me permet mieux de me rapeller de lui et de le situer qu'un simple nom de famille.

Le côté romancé, le côté humain, est bien peu présent. Il est possible que cela soit aussi une volonté de sa part, car il insiste sur le fait que la NASA n'est pas une organisation 'humaine', trop mécanique, trop politique. Si on va dans l'espace, c'est avant tout pour les retombés politiques sur Terre et les avancées technologique que pour la Science et l'Homme. Les beaux idéaux ne sont là qu'en facade, voilà son message. Alors ses persos sont à cette image, mais si l'on voit parfois, chez l'astronaute Joe Muldon par ex, la frustration et le dégoût sous jacent. Son perso principal, Nathalie York, géologue, parait  bien fade, même si elle sert à Baxter de révelateur, parce qu'elle passe de l'autre côté du miroir et découvre la vérité. Et au final, le personnage qui m'a le plus marqué, et pour qui j'ai le plus de sympathie, est le cosmonaute Viktorenko, franc et bon vivant, qui initie Nathalie aux petits rituels des cosmonautes (donc des russes, souvenez vous qu'Eith nous a piégés le mois dernier sur la différence entre cosmonaute/astronaute etc).

Bref, je m'attendais à un roman, à une aventure qui me fasse voyager (c'est quand même le titre !). Au final je l'ai trouvé, mais de manière bien mince (souvent il privilégie la description à ce que ressentent les persos, et ça m'a exaspéré au possible). Ce qui prime ici, c'est rendre ce qu'à pu être cette organisation de dingue qu'est la NASA. De rendre presque tactile tout les efforts, aussi bien humains que matériels, pour qu'un projet aussi hallucinant que mettre le pied sur une autre planète puisse se réaliser. Et il faut dire qu'il a réussit. Je ne m'attendais pas à ça, ce qui explique sans doute ma répulsion première (j'ai eu un peu le sentiment de m'être fait arnaqué) mais force est de constater qu'une fois que je me suis mis dans son trip, ça m'a plût.

Bleue comme une orange

 

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Norman Spinrad

SF New Wave

synopsis :

En cette fin du XXIème siècle, le réchauffement climatique est à son apogée. Non seulement l'effet de serre a durablement changé la face de notre planète, mais il la pousse dans ses derniers retranchements : la Terre va t'elle atteindre la Condition Vénus, c'est à dire devenir si chaude qu'elle en serait inhabitable ?

mon avis :

J'ai pris ce livre pour deux raison : connaître l'auteur du Rêve de Fer et de Jack Barron et l'éternité, et voir ce que la SF a pu prédire pour ce thème d'actualité qu'est le réchauffement climatique.

Bon autant dire tout de suite que la new wave vue par Spinrad donne un genre très spécial, et peut être aurais je dû me renseigner sur ce mouvement avant de lire son livre pour être moins déboussolée. La New Wave se place dans le renouvellement des arts des années 60-70 : des auteurs comme Michael Moorcock -Elric le necromancien-, Brian Aldiss, James Ballard, John Brunner (on peut rajouter Silverberg -l'oreille interne- et Zelazny -les princes d'Ambre- en marge) et Spinrad donc, vont revisiter la SF (et la Fantasy) en cherchant du côté des sciences humaines, dont la psychologie : finit les futurs radieux promit par l'Age d'Or, les futurs décrits sont plus proches, et surtout plus probables.

Leurs thèmes sont l'économie et ses multinationales omnipotentes, la guerre, la surpopulation, le consumérisme, le saccage de l'environnement... Et finit les tabous : la SF parles cul, devient violente, ose. De même au niveau du style : la SF New Wave va chercher plus dans la littérature que la science, et va jusqu'à l'écriture casi expérimentale comme John Brunner dans Tous à Zanzibar.

Alors si Spinrad reste ici très sage au niveau de son écriture, on est tout à fait dans les thèmes de la New Wave. Bleue comme une orange (qui est une citation de Paul Eluard. Spinrad dédicace d'ailleur ce livre "pour le peuple et l'exception français" -la faute n'est pas de moi) parle d'espionnage industriel, de cartels tout puissants, de sexe, et d'environnement bien sûr. Les personnages ont leurs états d'âmes, la psychologie est bien là.

Bon, c'est bien gentil tout ça, mais si la sauce prend, elle se lève bien mollement, et autant dire qu'elle a un goût très... ennuyant. Parce qu'on ne peut pas parler d'action, quand tout le livre se résume à des dialogues entres personnages et aux réflexions de ceux ci... Le pire c'est peut être que les magouilles politico-économiques sont très obscure à mon goût, j'ai dû m'y reprendre à deux fois pour commencer ce livre, et ce sans saisir certains éléments primordiaux (j'ai finit par laisser tomber).

C'est un livre qui demande vraiment un effort de la part du lecteur, on ne peut pas dire que Spinrad soit clair dans ses explications. Pourtant, on finit par entrer dans l'intrigue, et la conclusion de son histoire est pas mal. Je trouve très convaincant ce futur qui pourrait bien être en effet à la fin de ce sciecle, et même surement avant.

***

"Valkyrie Profile 2 : Silmeria" sur PS2

Innotable ! Bon on va dire... J'avais mis un peu plus de 13 à FFX, donc je met à VP2, allez, 12/20

Vous incarnez Alicia, la princesse de Dipan, quelque peu schizo car son corps renferme l'âme d'une valkyrie apellée Silmeria. Cette situation bizarre est dûe au fait que Silmeria n'a pas voulu rejoindre le dieu Odin son big boss. Il envoie donc une nouvelle valkyrie, Hrist, la chercher, et par la même occassion mettre fin aux recherches du roi de Dipan, qui cherche à s'affranchir du pouvoir des dieux. C'est le sort du monde qui se joue... Ragnarok est peut être plus proche qu'on ne le croit.

C'est un RPG* assez classique. On réunit une équipe (avec bien classiquement des guerriers lourds, guerriers légers, archers et mages), on tue des monstres, on récupère de l'équipement, on se balade, on va voir les marchands... le tout pour sauver le monde bien sûr. L'interface rapelle FFX (le sphérier en moins) mais heureusement à mon goût, VP2 n'est pas aussi complexe que le final fantasy culte en question. Vous ne serez pas bloqué si vous loupez quelque chose ! Mais il est plus complexe qu'un RPG type Dragon Quest car il faut un peu de temps pour maitriser le système de compétence, et l'exploration de donjon demande de la tactique et du doigté. (cf ci après)

L'histoire est linéaire mais par le biais d'une carte interactive on peut aisément choisir de faire tel donjon optionnel, de retourner à une ville bien précise faire nos courses, ou de faire du levelling à tel endroit... ou bien sûr de continuer l'histoire !

Scenario : Il nous vient d'une autre planète... ça n'a pas grand sens, même si les éléments sont là. Est ce dû à une mauvaise traduction ? A moins qu'il ne fasse avoir un esprit mangavore pour comprendre ? J'en sais rien, mais autant dire que c'est pénible quand même. Et puis il faut avoir l'esprit ouvert à cette version revisitée de la mythologie nordique.

Graphisme : L'exploration se fait en 2D mais elle est loin d'être moche (et puis cela la rend pratique, le système pour lancer des photons serait mission impossible en 3D), elle me rapelle avec nostalgie les premiers jeux videos, type Sonic et Donkey Kong, sauf que c'est graphiquement revisité. Quand aux combats ils sont en 3D, et à l'aspect très soigné. Ils sont presque au même niveau de haute qualité que les cinématiques. Bref, le graphisme est un joli avantage de VP2, sans mériter d'acheter le titre rien que pour cela.

Gameplay : Plutot facile d'accès, même s'il faut arriver à le prendre en main. Pour les combats, chaque bouton correspond à un personnage, le type d'attaque étant à planifier à l'avance. Les compétences sont encore une fois à planifier à l'avance, et ensuite elles se déclenchent toutes seules. Enfin vous avez accès à un 'menu' pendant la bataille, pour lancer un sort spécial ou utiliser un objet, ce qui varie les combats. Bref, il faut comprendre le système, mais une fois fait c'est très plaisant.

L'originalité du soft au niveau du gameplay, c'est de pouvoir se déplacer sur le champs de bataille, et d'effectuer un 'rush' pour traverser rapidement une zone. Ce qui permet d'aller se placer à l'arrière de l'ennemi pour éviter ses attaques frontales par exemple ! Mais surtout, THE big originalité de ce jeu : chaque groupe d'ennemi à un leader, il suffit de le tuer pour que le combat s'achève ! Bref, vous l'aurez compris, les combats allient tactique et 'bourrinage'.

Quand à l'exploration de donjon vous apprendrez à vous servir d'orbes-sceaux pour vous donner des bonus ou maudire l'ennemi avec des malus (mais il faut les placer sur des autels et c'est là que ça se gâte un peu), et surtout, vous apprendrez à lancer des 'photons' qui gelerons les ennemis, pour les éviter ou vous en servir de déplacement, soir pour monter dessus, soit pour vous téléporter à leur place. Le lancer de photons demande de réfléchir à votre tactique et d'être très précis, ce qui n'est pas toujours évident, surtout pour atteindres certains coffres à trésors, mais on prend vite le coup de main. Personellement j'ai apprécié ce côté original et tactique de se déplacer dans les donjons.

Pour finir sur le gameplay, il faut quand même signaler que malheureusement comme dans bcp de jeu, le niveau des monstres et assez aléatoires, et on peut vite se faire surprendre. Un premier boss peut demander du levelling pour être battu, puis vous vous retrouvez avec des boss faiblard qui n'ont rien à voir avec votre niveau. Or plus la différence entre votre niveau et celui des monstres est élevée, plus vous gagnez de l'xp, ce qui est indispensable pour apprendre les compétences.

Quand aux sauvegardes, les points de sauvegardes sont assez nombreux pour que cela ne pose pas de problème.

Durée de vie : Correcte. Comme tout bon rpg, en faisant du levelling, une bonne centaine d'heures.

Bande son : attroce... enfin surtout tellement répétitive que j'ai très vite joué sans le son. Les cinématiques sont sous titrés, et les voix sont en anglais.

Conclusion :

Valkyrie Profile 2 est un jeu avant tout tactique. Il est à conseiller aux acrocs des RPG mais pas aux néophytes.

*RPG : Role playing Game.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui ^^


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dimanche 29 novembre 2009

Carnet de bord de Eith (n°1!)

Le petit exercice mensuel de Lael me plait bien, j'ai donc décidé de vous concocter un à mon tour. Je doute qu'il sera aussi fourni, mais on va essayer.

Ce mois-ci, j'ai vu :

Clones

clones_surrogates_jonathan_mostow_L_1Ce film de science-fiction est une adaptation du comic-book Surrogates, qui s'interroge sur les influences de la "vie virtuelle"sur les êtres humains. Le pitch est le suivant : le nouveau gadget à la mode, c'est le "substitut", un androïde personnalisé dirigé par son propriétaire comme un avatar. Sauf qu'il nous remplace dans la vie réelle. Résultat : plus de meutres, de morts accidentelles... Tout le monde vit sa vie par procuration, en sécurité depuis leur lit. Jusqu'au jour où deux agents du FBI découvrent que la destruction de ces clones peut tuer l'opérateur qui les utilisait.

Le réalisateur, Jonathan Mostow, est tristement célèbre pour le plus mauvais des épisodes de Terminator (vous savez, T3, celui qui a été renié par les fans). Comme on s'y attendait, Clones s'avère décevant malgré de grandes qualités. Certes, les acteurs sont excellents (notamment dans leur différence de jeu entre l'humain et son clone), la photographie belle et la réalisation correcte. Mais le film n'exploite pas toutes les richesses potentielles de l'histoire, et se contente de singer un blockbuster d'action. Un film assez sympathique, qui plaira aux fanas de SF, tout en les laissant sur leur faim.

3e Pas indispensable, mais de bonnes choses.


L'imaginarium du Dr Parnassus

l_imaginarium_du_docteur_parnassus_2226_1892929888Terry Gilliam, c'est le Sacré Graal des Monthy Python, Brazil, et tout un tas d'autres films totalement cultes. L'imagination la plus débordante et dérangée du siècle nous a offert un nouveau chef d'oeuvre.  Ayant failli ne pas sortir à cause du second rôle Heath Leadger décédé  en plein tournage,  il a nécessité un génial bricolage scénaristique afin de le remplacer alternativement par Jude Law, Johnny Depp, et Colin Farrell. 

L'histoire : le docteur Parnassus est un vieil immortel, propriétaire d'un théâtre ambulant dans lequel il fait un spectacle de magie. De Vraie magie, puisqu'il peut vous faire voyager dans vos rêves. Mais attention, car il faudra obligatoirement faire un choix pour en sortir, et le mauvais pourrait confier votre âme au diable ! Car Parnassus, en secret, a fait des paris avec le diable qui mettent en danger sa propre fille.

Pas grande chose à dire sur ce film : étrange, déjanté et à l'humour dramatique, il n'est pas fait pour tout le monde. Un joli film sur le pouvoir de l'imagination, et à la morale intrigante. A conseiller à ceux qui aiment la folie et les scénarii alambiqués, et qui veulent se régaler d'une réalisation à l'ancienne et de bons acteurs. Les autres apprécieront moyennement.

4e On vous le conseille fortement !


Twilight 2

airtist_twilight_2_tentation_twilight_new_moon_nouvelle_affiche_1La suite du best-seller de Stephenie Meyer, très centrée sur les sentiments des personnages, restait aussi prenante que le premier tome grâce à l'apparition des loups-garous et des Volturi. Episode de transition, il ne promettait pas de donner une adaptation cinématographique de qualité. Malgré le parallèle avec Roméo et Juliette, l'histoire Edward-quitte-Bella-même-s'il-l'aime-toujours-mais-elle-se-rapproche-de-Jacob-le-Loup-garou-et-on-assiste-à-la-naissance-d'un-triangle-amoureux n'est pas bien folichonne.

Etrangement, ce n'est pas au niveau de l'adaptation que se trouvent les défauts. On retrouve exactement les mêmes thèmes, traités de la même manière. Il était quasi impossible de traduire le côté intimiste de ce roman, et pourtant, c'est très réussi. Certains scènes sont plus frappantes encore que dans le livre. Pourtant, toutes les qualités sont sapées par des défauts. La réalisation alterne des plans rapprochés statiques ennuyeux au possible avec de jolies transitions et des combats surprenants. Les acteurs secondaires impressionnent, notamment Michael Sheen et Taylor Lautner, mais ils sont eclipsés à l'écran par des acteurs principaux ayant perdu toute originalité. La photographie lumineuse rend tous les acteurs beaux, à l'exception des vampires, si mal maquillés qu'ils ont l'air malades! Quant aux costumes, je préfère ne pas en parler.

Bref, à voir si vous avez beaucoup aimé la saga ou le premier film, mais rien d'extraordinaire en tout cas. Moins pire que ce à quoi on pouvait s'attendre, seulement.

3e Pas indispensable, mais de bonnes choses.

The Island

TheIsland_2005__cover_large_721994Pour celui-ci, je ne m'étends pas, il commence à dater. Film de Michael Bay avec Obi-wan (pardon) avec Ewan McGregor et Scarlett Johansson, c'est un film de SF bien mené, avec beaucoup d'action et pas mal de références. A regarder, peut-être, en n'ayant pas lu le synopsis. Car si le pitch est assez classique, il est traité avec beaucoup d'intelligence et forme un film plein de suspens (même si, bien sûr, on sait que ça finira en Happy End !). Des petits défauts ici et là, notamment dans le scénario, mais l'ensemble est plutôt convaincant.

4e On vous le conseille fortement !


J'ai lu également, mais sans vous en parler

 

Buffy saison 8, épisode 4 : crossover Buffy/Fray

buffyTime of Your Life, ou Autre Temps, Autre Lieu en VF, est le nom du quatrième tome de la saison 8 de Buffy en comic-book. Il s'agit du premier crossover de la série avec Fray, autre comic créé par Whedon.

Cette fois, pas de Dawnzilla, mais notre héroïne tombe directement 300 ans dans le futur. A la rencontre de Fray, la première tueuse depuis Buffy et sa ribambelle de copines. Deux caractères, deux époques... et une sombre histoire qui pimente le présent !

Bien sûr, je ne peux que vous conseiller de continuer à lire la série si vous l'avez démarrée. Mais cet épisode est aussi un bon moyen de découvrir l'univers de Fray, et semble être un pivot de la saison 8.

Je vous donne des nouvelles du Tome 5 le mois prochain, si la poste ne l'a pas égaré !!

Et finalement, j'ai aussi joué à :

Blood Bowl, le jeu officiel sur PC.

02292964_photo_blood_bowlLe jeu de football américain fantastique issu de l'univers de Warhammer est sorti cette année, mais son concept existe depuis 1987, date de sa création comme jeu de figurine. L'adaptation en 3D a beau décevoir les puristes, j'ai pris un grand plaisir à démonter de l'elfe ou du nain lors de match musclés !

Les animations sont sympathiques, les graphismes très corrects (étant donné que le jeu tourne sur des machines peu gourmandes) et l'ambiance sonore hilarante. Si vous n'aimez pas les jeux de sport, mais que faire preuve de stratégie et poutrer des skavens est un loisir plus qu'envisageable, lancez-vous. On peut très rapidement gagner contre l'IA et prendre du plaisir à jouer, bien qu'il soit indispensable de beaucoup s'entrainer pour maîtriser parfaitement toutes les races. Difficile, et jouissif. Que demande le peuple ?

Enjoy

Eith



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jeudi 3 décembre 2009

coefficient espace-temps 11.09

Coucou !

Voici comme tout les mois la critique de ce que j'ai pu voir/lire etc ce moi ci. Et pour commencer des films, encore des films, toujours des films XD mais qui se plaindra hein ^^ ?

Un jour sur terre

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2007
de Alastair Fothergill, Mark Linfield
avec Anggun, Patrick Stewart                                                                                                

aurore

Tout simplement un documentaire magnifique. Les images sont exceptionnelles, accompagnées d'une BO superbe et de la voix d'Anggun. Nous avons une bien belle planète, veinards que nous sommes...

Seul bémol : le côté larmoyant 'oh le pauvre petit ours sur sa banquise'... mais heureusement ce n'est pas le ton du reste du documentaire qui se contente simplement de nous montrer les beautés de la nature.

Pour en prendre pleins les yeux !

Survivre avec les loups

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2007
de Véra Belmont
avec Mathilde Goffart, Yaël Abecassis                                                                                                

surloupSynopsis : Elle s'appelle Misha. Elle est juive. Son père et sa mère viennent d'être déportés. Elle ne sait qu'une seule chose : ils sont à l'est. A l'aide d'une simple petite boussole, elle quitte sa Belgique natale et rejoint l'Ukraine à pied, traversant l'Allemagne et la Pologne, dans l'espoir de les retrouver.
Pour survivre, elle vole de la nourriture et des vêtements.
Pour survivre, elle évite les hommes et leur violence.
Pour survivre, elle intègre une meute de loups. Et devient l'une des leurs.

Je note peut être un peu sévère mais franchement j'suis pas du tout rentré dans le trip. Je me suis profondément ennuyé... Pourquoi comparer ce film à un nouvel 'ours' alors qu'on voit les loups 15 min sur tout le film ? Je veux bien croire que la petite ait des dons pour communiquer avec les animaux, bien ne restons pas terre à terre... mais c'est si mal fichu que la sauce ne prend pas du tout. C'est bourrées d'incohérences et de bizarreries, et pour finir, c'est d'un mélo...

bref, si vous voulez vous suicider regardez ce film.

La nuit au musée 2

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2009
de Shawn Levy
avec Ben Stiller, Robin Williams (en guest star)                                                                                                

nuitmus_esynopsis : Larry découvre qu'une grande partie des collections du musée sont envoyés "à la casse", dans la réserve du plus grand musée qui soit. Hors la tablette égyptienne qui permet aux objets de prendre vie est censée rester ici. Mais c'est sans compter le malin petit singe, qui en la volant et en l'emmenant avec eux, va réveiller le plus grand musée du monde...

Comme pour le 1, les effets spéciaux sont un régal mais le scénario pêche lamentablement. Et à ce niveau, le 2 est encore pire ! Pourtant il y a de bonnes idées, mais elles sont terriblement mal exploités. Alors même sans rien attendre du film, le temps semble très long... Je craque pour l'idée de départ (les objets du musée qui prennent vie) et pour les reconstitutions historiques... mais je ne vous le conseille pas.

Quel gâchis !

Le diable s'habille en prada

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186683152005
de David Frankel
avec Meryl Streep, Anne Hathaway                                                                                                

Synopsis : En tant qu'assistante de la tyrannique rédactrice en chef d'un prestigieux magazine de mode, Andrea va vite découvrir ce que le mot "enfer" veut dire...

Bon comment dire... mortellement ennuyeux, au scenario décousus et inintéressant. Pourtant la thématique de départ, à savoir le monde impitoyable de la mode et cette héroïne qui se rend compte qu'elle perd petit à petit toutes ses valeurs humaines, ses amis etc pour ce job de taré, avec la différence entre ces deux univers, était une bonne idée, mais très mal exploitée.

Au final ça reste creux et superficiel. Dommage.

Le dragon des mers

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2007
de Jay Russell
avec Emily Watson, Alex Etel                                                                                                

Synopsis : En Ecosse, loin de la Seconde Guerre mondiale qui fait rage, le jeune Angus MacMorrow espère chaque jour voir son père revenir du front. Lors d'une de ses promenades solitaires, il découvre un étrange objet qu'il ramène chez lui en cachette. Il va vite s'apercevoir qu'il s'agit d'un oeuf dont une étrange petite créature ne tarde pas à sortir...vlcsnap_80765

Alors là ça a été une très bonne surprise. Je m'attendais à un film cucu tout juste bon pour les enfants, mais c'est pas du tout ça. C'est ce qu'on appelle 'un film familial', alors c'est sûr, faut pas trop lui en demander le pauvre, mais il se place nettement dans les hauteurs de sa catégorie. Ce film, c'est un peu un E.T des temps modernes. Malgré quelques longueurs, les personnages restent à la limite du stéréotype sans y tomber vraiment, ce qui donne un scenario mi-cousus de fil blanc, mi-surprenant.

dragonmerEt puis surtout, l'image est très chouette, entre les paysages d'Écosse et le dragon des mers, époustouflant de réalisme (surtout qu'il est clairement inspiré de créatures préhistoriques marines ayant vraiment existé). Et puis il est trop mignon avec ses mimiques rappelant un petit chiot !

Bref, c'est un bon film familial que je vous conseille, à voir idéalement en famille ou dans un après midi.

Strange days

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1995
de Kathryn Bigelow
  avec Ralph Fiennes, Angela Bassett

Interdit aux moins de 16 ans

Synopsis : Los Angeles 1999, le dernier jour avant l'an 2000. Lenny Nero, flic déchu, mi-dandy, mi-gangster, s'est reconverti dans le trafic de vidéos très perfectionnées qui permettent de revivre n'importe quelle situation par procuration. Ce jour là, Iris, une fille de joie, est le témoin de quelque chose qu'elle n'aurait jamais du voir. Elle l'a filmé...

035640Comme tout (?) les films d'anticipation des années 80-90, on est dans un contexte de guerre urbaine, de violences aliant drogues, sexe et rock and roll. Je pense à Los Angeles 2013 avec Kurt Russel et autres navets du genre. Strange days s'en démarque par un scenario plus recherché -même si l'on regrette que cela reste finalement dans les limites du thriller- et une violence omniprésente : dialogues se résumants aux trois quarts à la vulgarité et aux insultes bien senties, 'vidéos' des meurtres les plus pervers qu'ils soient, et bastons à tout vas. Rajoutez à cela pas mal de nu.

Curieusement, j'ai apprécié cette ambiance underground et perverse, car ce film nous montre toute cette violence sans aller dans le gore, il joue sur l'adrenaline et les travers humains, non sur l'hémoglobine habituelle.
J'ai aimé le perso principal, qui malgré son côté loubard égoïste, reste humain. Il a peur du tueur, n'arrive pas à oublier son ex, cherche à la protéger à tout prix, ou va avoir soudain une attention touchante envers quelqu'un. Il n'est ni blanc ni noir, et même si là encore on peut regretter que le scenario n'ai pas été fouillé plus loin, on ne tombe pas tant que ça dans le classique et ça fait du bien. Le côté humain de ce perso nous permet de nous identifier à lui, et allège le poids de cette ambiance sordide.
Quand à la deuxième figure de ce film, une black au sacré caractère, c'est dommage qu'elle tend vers l'exagération, notamment en devenant une sorte de rambo feminin, car au moins dans ce film le rôle de la femme, black qui plus est, ne reste pas dans le rôle bidon de poupée virtuelle.

Reste que le film est longé, il est long a demarrer, et la fin fait pitié avec ses scènes de pseudos combats héroique à rallonge.

Je terminerais par un ptit mot sur l'image : l'intégration des 'videos' est bien faite, tout comme les flash-back nous remontrant des moments auxquels le personnages pensent, parce que le tout est très naturel et il n'y a aucun accrocs. Donc même si la réalisation est tout à fait classique, ces passages donnent un vrai petit plus.

Bref, y'a du bon et du moins bon, et ça fait partis de ces inclassables. C'est à la fois un navet, et un film original. 


***

En bouquin ce moi-ci j'ai surtout bavé devant mes futurs cadeaux de noël, et j'ai commencé deux livres dont je vous parlerais le mois prochain : la baleine des sables de Sterling, et L'Univers dans une coquille de noix de Stephen Hawking.

Mais je peux quand même vous parler d'un petit recueil de nouvelles qui a élu domicile dans mon sac à main :

Une histoire de la science-fiction

tome 2
de Jacques Sadoul

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Édité dans le mini-format Librio, c'est un recueil de nouvelles à glisser dans son sac.

Pour l'âge d'Or, sujet ce de tome 2, après une préface très intéressante, Mr Sadoul a sélectionné des nouvelles de grands auteurs, et d'autres moins connus parus dans les pulps de l'époque : A.E Van Vogt, Jack Lewis, Robert Albernathy, Charles L. Harness, Bradbury, Heinlein, Sheckley, Richard Matheson, Arthur C Clarke, Clifford D Simak, et Frederic Brown (courte mais terrible. J'ai du mal à résister à la tentation de vous la donner... Si vous me le demandez je le ferais)

A chaque nouvelle, il présente l'auteur et ses œuvres.

Un petit bouquin pratique, pour des nouvelles de hautes qualités. IN-DIS-PEN-SA-BLE !

***

Voilà ! A part ça j'ai vu les films Star Trek de 1 à 5, et j'ai finit les trois saisons de Star Trek The Original Series, mais je n'en dirais pas plus ici - si ce n'est que je me suis régalée XD - car ils auront leurs articles dédiés.

Allez, au mois prochain !

Posté par lael à 02:12 - Journal de bord - Commentaires [3] - Permalien [#]
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