Bien, comme chaque début de mois, voilà mon ptit journal du mois venant de s'écouler. Au sommaire, un livre passionnant, un grand classique du jeu de gestion, quelques bons films et surtout deux séries TV à connaître. Même que si je suis en forme, elles auront le droit à leur fiches persos ^^

 

LIVRES

PERDIDO STREET STATION

 (2 tomes)

China Miéville

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Devenu un best-seller de ces derniers années, ayant raflé certains prix prestigieux (Grand Prix de l'Imaginaire, Arthur C Clarke et British Fantasy award), j'ai eut envie de m'intéresser au phénomène de plus près. Eh bien en effet, ça vaut le coup d'oeil.

Comme ils le disent dans la présentation de l'auteur cela mêle "sf, fantasy urbaine,
horreur et roman social" et le mélange est plutot détonnant ^^
Expliquons ça point par point.

SF, parce que même s'il n'y a pas de batailles intergalactiques ou de vaisseaux spaciaux, la technologie, matînée de steampunk et de magie, est bien présente dans l'une de ses forges de prédilections : l'homme et la machine. Ici, la ville est en grande partie industrielle, et les machines sont intégrés au point que certains hommes sont Recrées aussi bien avec des éléments organiques que métalliques...

Tout ça dans une sorte de nouvelle conception cyborg que je trouve très apréciable et originale. Et puis, ne sous-estimez pas les artefacts, parfois simple autonettoyeur, qui parsèment la ville, ils pourraient vous surprendre...

Fantasy urbaine, parce qu'on est dans le cadre d'une mégapole, mélange de guettos et de quartiers plus huppés, de commerces, de transports, et de gouvernements. China Miéville a une vrai passion pour la ville qu'il détaille par tout ses menus morceaux, au point de nous donner une carte en début de partie -heu, livre. Et la Fantasy là dedans, eh bien ce n'est pas des elfes, des nains, des magiciens à la grande barbe blanche... mais des êtres aquatiques, des hommes à têtes de Scarabée ou d'oiseau (on sent d'ailleur ici l'influence de la Mythologie égyptienne, mais il s'en est admirablement démarquée), ou encore des êtres 'végétaux'.

Bon perso je trouve qu'il en fait des tartines au niveau de la ville, et son énumération des quartiers traversés à finit par me lasser. Je regrette aussi qu'il ne décrive que très partiellement les 'races' qu'ils a créé, nous laissant la plupart du temps deviner simplement, avec un ou deux indices, et surtout grâce à leur nom. Comme les "aquahydres" qui charient certains bateaux, qui n'ont droit à aucun élément descriptif : si le lecteur ne s'y connait pas du tout en bestiaire fantastique il doit se sentir laissé de côté. Malgré tout, on doit reconnaître que c'est très inventif et bien menée, car tout paraît naturel et nullement 'construit' artificiellement.

Enfin, "horreur et roman social". Sur ce dernier terme, je mettrais une nuance, car même si il nous donne quelques éléments de la vie de chaque espèce, et leurs rapports entre eux, on est encore loin d'un rapport d'anthropologue. Ce pourquoi j'ai du mal lorsque certains disent que c'est un roman anthropologique... Mais il y a une composante sociale, d'accord.

Bon et l'horreur dans tout ça... Autant dire qu'elle est bien présente, mais je dirais que c'est plus du domaine du glauque. Toute la ville et ses composants sont en putréfactions, lugubres, en délabrements partiels ou total. Le gouvernement est une dictature, où la Milice est un danger permanent dans la cité, où les condamnés se font "Recrée" de manière attroces. Mais pourtant, même si c'est noir, on suit les -piteuses- 'forces du bien', réduitent ici à un ramassis d'êtres qui se sentent impuissants mais décident d'agir malgré tout, se laissant entraîner par les évenements. C'est quand même porteur d'espoir, même si ce n'est q'un fin rayon de lumière dans la nuit.

Je ne suis pas adepte de l'horreur, d'habitude je n'arrive pas du tout à lire ce genre de livre, mais là je trouve que cela passe très bien, et ce pour plusieurs raisons :

- cela colle parfaitement à l'ambiance du reste de l'oeuvre, et cela aurait été tout autre chose de le rendre plus 'joyeux'

- il n'y a pas que ça, le livre est bourrés de bien d'autres choses, donc on est pas 'noyés' sous l'horreur.

- China Miéville reste 'soft' : si des descriptions peuvent être macabres, il ne va jamais dans le gore, et souvent préfère donner froidement les faits (du genre il va suggérer que quelqu'un se fait torturer, et comment, mais on ne lira pas la scène -en plus c'est subtil, il joue sur la peur du lecteur et des persos.)

Mais peut être, et avant tout, il faut dire que ça se lit tout seul. C'est bien écrit, passionnant, et même si on a un essoufflement au milieu du premier livre, ça s'accélère ensuite dans une course effrénée (bien que ça retombe quelque peut dans le deuxième tome qui s'étale vraiment trop en longueur). Seul bémol qui fait parfois grimacer : certains vocabulaires trop soutenus, et quelques (heureusement rares) explications mêlant science et magie, claires mais vraiment complexes (abstruses pour utiliser un mot savant).

Bref ce que j'apprécie avant tout, c'est le fait qu'il gère parfaitement son intrigue et ses persos (qui, au passage, sont bien mais n'ont rien d'exceptionnel). Rien ne tombe comme un cheveux sur la soupe, tout est prévu, mesuré, et incorporé à la sauce sans éclaboussures. Rajoutez à cela des thèmes originaux et bien intégrés, et vous comprendrez aisément que Perdido Street Station est un OVNI du genre, et qu'il a assez de qualités indéniables pour que je vous le conseille chaudement. C'est une curiosité à ne pas louper !

edit : erf, la fin est mauvaise, a mon goût la copie est à retravailler

 

JEUX

Je suis bloquée à la fin de Splinter Cell Chaos Theory, ce qui m'a fait délaisser ma ps2 ce mois ci pour revenir au bon vieux PC.

Luxor vous connaissez ? Reprise revisitée de Zuma (qui se passe dans un décors aztèque), cette fois on voyage aux pays des pharaons. Toujours le même principe qui a fait la célébrité de la série : on lance des billes sur une séries de billes qui dévalent dans un décor superbe, le but étant de les regrouper pour les exploser avant qu'elles n'atteignent la fin du parcours. Personnellement je préfère Luxor à Zuma car il y a plus d'options de jeu, même si je regrette d'avoir perdu au passage les 'bouches' dentelés de fin du parcours qui donnaient le frisson. (Par contre je sais pas vous, mais ce jeu me donne vite mal aux yeux)

AGE OF EMPIRE III :

Bref, tout ça pour en venir à Age of Empire, la célébrité du jeu de gestion... Eh bien après le premier et le deuxième, je me suis mis au troisième (j'aime faire les choses dans l'ordre XD).

Le principe est toujours le même : construire sa cité, récolter des ressources, faire évoluer sa civilisation, se défendre et attaquer ses voisins. Quelques améliorations apréciables, comme le fait que vos citoyens récoltent sans avoir besoin de faire des aller-retour pour déposer leur marchandises, ou la réévaluation des unités type canons qui font beaucoup de dégâts; d'autres moins évidentes, auxquelles je laisse un point d'interrogation, notament sur le fait d'avoir des évolutions plus disparates, et très différentes suivant les civilisations.
Après il faut encore que je teste pour voir, mais c'est quand même un jeu très agréable, globalement une belle évolution par rapport aux précédents. A noter qu'il y a deux extensions : Asians Dynasties qui nous emmène au soleil levant, et War Chiefs au nouveau monde.
Mais s'il y a bien un point noir sur le tableau, et qui honnêtement m'agace, c'est le côté historique qui est très déconcertant. Voilà que la campagne (et donc une extension) nous fait -encore !- découvrir le nouveau monde, avec la confrontation entre colons et indigènes. Eh, c'était déjà le thème d'age of 2 bande de couillons ! J'vous jure "-_- Paraît que c'est la suite, mais bon j'avoue avoir un peu de mal à m'y retrouver. J'ai un peu la sensation de faire toujours la même chose. Je sais bien que l'Histoire se répète, mais quand même... Ils auraient pas pu intégrer une frise chronologique, qu'on s'y retrouve ?

Conclusion: graphiques et gameplay supers, mais scenario inintéressant.

Au final cela donne un jeu trop répétitif, et donc lassant à la longue.

Les extensions semblent suivre la même route (à confirmer). Dommage.

27883116 (c'est limite un 3,5 / 5)


SERIES TV

J'ai oublié le mois dernier de vous parler du tout premier DOCTEUR WHO, version 1963 en noir et blanc. J'ai vu l'épisode pilote, divisé en quatre parties, ce qui est donc plutôt long. J'ai dû me forcer à voir la fin, et ça veut tout dire car il m'en faut de beaucoup pour ne pas finir un épisode/un film/un livre. Bon c'est pas mauvais mauvais dans le sens où ça va avec son époque, mais ciel qu'est ce que c'est long, avec un suspens qui frôle le zéro, et avec des caricatures franchement pénibles. Au final même si on retrouve bien le perso du docteur, on se demande comment cela a pu avoir un tel succès ! Comparé à celui de 2005, il ne fait pas le poids. Désolé doc, faudra repasser.

 

Sinon ma découverte du mois c'est CHUCK. J'ai regardé toute la saison 1, et je suis ravie.

Allez, j'ai le courage : voilà une fiche rien que pour lui, il le mérite bien -> ici

 

 

A part ça, j'ai regardé plusieurs épisodes de MY NAME IS EARL, qui lui aussi, mérite sa fiche : là

 

 

FILMS

CHASSEURS DE DRAGONS

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Un très bon film pour passer un agréable moment

en bref

2008

de Arthur Qwak, Guillaume Ivernel
avec en voix: Vincent Lindon, Patrick Timsit

Film d'animation

(a noter : Chasseur de dragons existe aussi en série animé.)

Une petite fille recrute des héros quelque peu à la ramasse pour botter les fesse d'un méchant dragon 'bouffe monde'.

les +

A voir ne serait ce que pour l'image, et l'univers délirant et onirique. Non seulement on en prend pleins les mirettes, mais on voyage vraiment dans un autre monde surprenant d'inventivité.

De plus les personnages sont attachants, et l'histoire est bien menée. On ne voit pas le temps passer, et ça c'est un 'plus' indéniable.

les -

Ben j'dirais qu'il lui manque ce ptit plus que fait la différence entre un "très bon" film et "le truc de la mort qui tue". Pour moi la différence se pose à savoir si je vais le revoir ou non. Et à part pour l'image, je n'en n'ai pas spécialement envie. Je pense qu'il n'est pas assez riche, il lui manque les phrases percutantes et les péripéties à rebondissements qui nous poussent à revoir un film sans se lasser.

Mais ça ne m'empêche pas de vous le conseiller ardemment

 

 

BENJAMIN GATES ET LE LIVRE DES SECRETS

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27883004

ça se regarde comme une bonne série B

en bref

2008

de Jon Turteltaub
avec Nicolas Cage, Diane Kruger

Aventure

Nos aventuriers courent cette fois ci après la mystérieuse cité d'or

les +

Ouf, dur là... Bon c'est typique série B alors y'a rien de vraiment bien "-_-

Heu, quelques scènes ou idées légèrement originales ? Du genre la poursuite en voitures dans les petites rues, ou le bureau et sa cache secrète.

Ah si : nous replonger dans l'ambiance Indiana Jones (même si c'est moins drôle... même le méchant a la même tête de nazi !)

les -

Ben 'série B' ça veut tout dire non ? L'image a rien de terrible, la musique est affreusement répétitive et bien sûr monté à donf dans les scènes d'actions, les persos sont stéréotypés, beaucoup de ressorts scenaristiques ne tiennent pas le coup, et je ne parles même pas du crédible, dans ce genre de film ils se prennent pas la tête avec "-_-

Bref, je m'attendais plutôt à pire donc voilà, ça se regarde comme une série B pas trop mal ficelé, ça peut détendre si on est pas trop regardant... Et si on peut voir les 'copiages' d'Indiana sans se crisper.

 

STARGATE SG1 : L'ARCHE DE VÉRITÉ

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A réserver aux fans

en bref

2008

de Robert C. Cooper
avec Ben Browder, Amanda Tapping, Claudia Black, Christopher Judge, Michael Shanks

Téléfilm

C'est la suite et fin de la série, nous racontant la dernière bataille contre les Oris.

les +

Déjà, il faut dire que Stargate SG1, LA série de SF de ces dix dernières années, avec 10 saisons au compteur justement, n'avait pas eut une fin à sa mesure. C'est à peine si on nous donnait quelques éléments suggérant que, peut être les Ori sont morts (sans oublier le fait que les asgards décident subitement qu'ils sont bel et bien finit cette fois ci -alors que la dernière fois qu'on les voyait il y avait un nouvel espoir de reconstruire leur civilisation- et hop ils nous donnent leur technologie). Bref, ce téléfilm à le mérite de donner les réponses à nos questions, et de finir comme il se doit cette série culte, avec quelques rebondissements (enfin surtout un) sympa.

Bon le deuxième bon point est plus personnel. Il se trouve que j'étais il y a quelques années une vrai mordue de la série. J'avais fait un site (toujours en construction d'ailleurs), crée un fanzine avec une correspondante fan d'SG1 elle aussi (Ah Jack, c'était le bon temps... dommage que tu ne passes pas par ici), j'écrivais des fanfics (sur mon site si vous voulez les lire), et comme le savent certains, j'avais incarné un goa'uld dans un jeu de rôle sur internet... J'avais même été à une convention, et j'avais eut mon moment de grâce, dans les bras de Corin Nemec, alias Jonas Quinn dans la saison 6 d'SG1 (plus connus dans son rôle de Parker Lewis) ! D'ailleurss j'ai toujours la photo... et ma fausse porte des etoiles toujours clouée à mon mur ^^

Bref. J'ai décroché à partir de la saison 8. Je trouvais que c'était devenu décadant, que même s'il y avais toujours la saveur d'origine, elle avait perdu du goût. Et franchement, ce soir, lorsque j'ai choisis de voir ce téléfilm, je n'avais qu'un vague souvenir de la fin de la série, et je pensais que ça serait juste passable. Hors j'ai été emballée, transportée comme lors de mes premiers amours avec la série !

Parce que ce téléfilm à l'essentiel : l'âme de Stargate SG1 !

L'histoire est du Stargate tout craché, et diable, ça fait plaisir !

(A noter aussi la reprise du thème musical de la série, qui est celle du film revisitée. Grandiose.)

les - 

Le plus dur, c'est les trentes premières minutes. Parceque ça blablate à tour de bras pour mettre en place l'intrigue, tentant de recoller les morceaux laissés épars à la fin de la saison 10, et ce, sans aucun rappel ! Autant dire, qu'à moins d'avoir regardé les derniers épi juste avant, ou de connaitre tout par coeur, c'est raide. Pourquoi diable n'ont ils pas fait le fameux 'précédement' avec la voix de Teal'c ? ça fait partie de la légende ! Et évidement, pour quelqu'un qui connait peu la série, c'est pas la peine (ma mère a décrochée, attendant de 'l'action').
Justement, après ça s'embale, ça fuse de partout, et l'intrigue se déroule bien "à la sauce SG1", nous donnant des sueurs froides, et autant dire, que c'est que du bon XD Donc si vous êtes fan patientez au début, la suite en vaut la peine !
 

Bref, je ne dis pas que ce téléfilm c'est de la haute qualité, non ce serait mentir. L'image n'a rien d'exceptionnelle (à part l'intro dans la montagne) et il y a certains raccords scenaristiques maladroit, certaine scènes un peu longues.

Mais ça possède vraiment l'essence de la série, et ça, c'est un trésor qui n'a pas de prix !

 

Voilà j'espère que ça vous a plût, on se retrouve le mois prochain !

ENJOY